Radio Maria Rdc Bukavu
Radio Maria Rdc station de Bukavu
18/09/2026
05/09/2026
La dette de l'amour : correction fraternelle. Vingt-troisième dimanche du temps ordinaire (A)
La deuxième lecture nous offre la clé de compréhension de la première lecture et de l'Évangile. Elle est comme la reliure d'un livre, reliant les différentes pages de la liturgie d'aujourd'hui en un seul message. Saint Paul écrit : « N'ayez de dette envers personne, si ce n'est celle de l'amour mutuel ; car celui qui aime a accompli le reste de la loi . »
Nous avons tous l’obligation de nous aimer les uns les autres. L’amour revêt de multiples formes, et les lectures d’aujourd’hui nous invitent à embrasser l’une de ses expressions les plus exigeantes et les plus belles : la correction fraternelle. Aimer son prochain, c’est non seulement l’encourager et le servir, mais aussi l’aider à grandir en sainteté, à surmonter ses défauts et à se détacher de tout ce qui le sépare de Dieu.
La vie chrétienne n'est pas faite pour être vécue dans l'isolement. Dieu nous a rendus responsables les uns des autres. Chacun de nous a des faiblesses et des angles morts qu'il nous est souvent difficile de reconnaître par nous-mêmes. Par pure charité, Dieu place d'autres personnes sur notre chemin pour nous aider à persévérer sur la voie de la vertu.
Voici le message du prophète Ézéchiel dans la première lecture : « Fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle pour la maison d’Israël ; écoute donc la parole que je prononce et avertis-les de ma part . » Une sentinelle qui voit le danger approcher et se tait manque à sa mission. De même, l’amour chrétien nous demande parfois de dire une vérité difficile.
L’Évangile révèle le but de cette correction. Jésus dit : « Si ton frère a péché contre toi, va le trouver et reprends-le en tête à tête. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère . » Il ne s’agit pas de prouver que nous avons raison, d’afficher une prétendue supériorité morale, ni d’humilier autrui. Il s’agit de sauver son frère ou sa sœur. La véritable correction fraternelle vise toujours le bien véritable de l’autre.
Mais le devoir de corriger autrui implique aussi celui d'accepter d'être corrigé. Ceux qui sont disposés à offrir une correction fraternelle doivent être tout aussi disposés à la recevoir. En réalité, notre réticence à corriger autrui peut parfois provenir de notre propre refus d'accepter la correction. Nous hésitons à souligner les défauts des autres parce que nous-mêmes résistons à ce que l'on nous signale les nôtres.
05/09/2026
Page d’Évangile au Quotidien
Lectures du JourLes saintsPrières
05 septembre 2026
Le samedi de la 22e semaine du temps ordinaire
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,1-5.
Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.
Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. »
Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
Saint Augustin (354-430)
évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
La Genèse au sens littéral, IV, 13-14 (trad. Bibliothèque augustinienne, t. 48, DDB 1972, p. 313)
Entrer dans le repos de Dieu
« Dieu vit tout ce qu'il avait fait : c'était très bon. (...) Et il se reposa, le septième jour, de toute l'œuvre qu'il avait faite » (Gn 1,31-2,2). Nous voyons que les œuvres de Dieu sont bonnes, et nous verrons son repos après nos œuvres si elles sont bonnes. C'est en signe de ce repos qu'il a prescrit au peuple des Hébreux l'observance du sabbat. Mais ils le pratiquaient d'une manière si matérielle qu'ils incriminaient notre Seigneur quand ils le voyaient opérer notre salut ce jour-là. Cela leur a valu cette réponse parfaitement juste : « Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre » (Jn 5,17), non seulement en gouvernant toute la création avec lui, mais encore en opérant notre salut. Mais quand la grâce a été révélée, les fidèles ont été relevés de l'observance du sabbat qui consistait dans le repos d'un jour. Maintenant, par la grâce, le chrétien observe un sabbat perpétuel, si tout ce qu'il fait de bon il le fait dans l'espoir du repos à venir et s'il ne se glorifie pas de ses bonnes œuvres comme si elles étaient son propre bien et pas quelque chose qu'il a reçu. En agissant ainsi et en recevant et regardant le sacrement du baptême comme un sabbat, c'est-à-dire comme le repos du Seigneur dans son tombeau (Rm 6,4), il se repose de ses œuvres anciennes, marche dans les sentiers d'une vie nouvelle, et reconnaît que Dieu agit en lui, Dieu qui tout à la fois agit en lui en tant qu'il gouverne ses créatures comme il faut, et se repose, en tant qu'il a en lui la tranquillité éternelle. Dieu ne s'est pas fatigué en créant, ni reposé en cessant de créer ; mais par le langage de la Sainte Écriture, il a voulu nous inspirer le désir de son repos. (...) Il a voulu sanctifier ce jour (...) comme si, même pour lui qui ne se fatigue pas au travail, le repos avait plus de prix que l'action. C'est bien ce que nous enseigne l'Évangile quand le Sauveur nous dit que Marie, quand elle s'est assise et tenue en repos à ses pieds pour écouter sa parole, a choisi une part meilleure que celle de Marthe, même si celle-ci s'affairait de bonnes œuvres en vue du service (Lc 10,39s).
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