HAM/CSAC

HAM/CSAC

Partager

Base pour un panafricanisme porteur de développement par la croissance et l'amélioration de la qualité de vie

26/05/2026

🚨LA ROUTE KINSHASA– TSHOPO – HAUT KATANGA– NORD KIVU : LE PROJET QUI POURRAIT TRANSFORMER LA RDC

En rouge, la route principale qui relierait les grandes villes du pays.
En jaune et en bleu, les routes secondaires qui pourraient se raccorder à l’axe principal afin de désenclaver les provinces qui ne sont pas directement desservies par la route rouge.

NB : Il existe déjà des routes nationales ainsi que d’anciennes pistes laissées par l’époque coloniale, qui pourraient être réhabilitées et intégrées dans ce projet pour réaliser ce rêve d’infrastructure nationale.

La construction d’une grande route reliant Kinshasa, Kisangani, Goma et Lubumbashi permettrait non seulement de désenclaver les provinces, mais aussi de stimuler fortement le commerce intérieur et la création d’emplois.

Elle favoriserait l’investissement dans la production locale (agriculture, élevage, pêche) et réduirait la dépendance aux importations étrangères. Le pays pourrait mieux consommer ses propres produits et développer des supermarchés 100 % congolais.

Cela renforcerait l’indépendance économique, améliorerait l’accès à des aliments plus frais et locaux, et contribuerait au développement d’un réseau routier structuré reliant toutes les villes du pays.

Chapitre 1 : Une route pour reconnecter la RDC

La République démocratique du Congo possède un territoire immense, riche en ressources naturelles et en potentiel humain. Pourtant, malgré cette richesse, le pays reste confronté à un problème majeur : le manque d’infrastructures modernes capables de relier efficacement les provinces entre elles.

Il existait autrefois plusieurs routes nationales dont certaines traces laissées depuis l’époque coloniale sont encore visibles aujourd’hui. En réhabilitant et en reliant certaines de ces routes, il serait possible de créer un grand axe national moderne reliant Goma, Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani. Une telle infrastructure deviendrait une véritable colonne vertébrale pour le pays.

Aujourd’hui encore, voyager ou transporter des marchandises entre certaines provinces peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à cause du mauvais état des routes. Cette situation ralentit fortement le développement économique du Congo.

Une telle autoroute nationale ne représenterait pas seulement un chantier de béton et d’asphalte. Elle deviendrait un outil stratégique de développement économique, d’unité nationale et de souveraineté territoriale.

Cette route permettrait également de désenclaver plusieurs régions longtemps abandonnées, tout en renforçant la présence de l’État dans certaines zones éloignées. Elle donnerait naissance à une nouvelle dynamique économique intérieure, où les provinces pourraient enfin commercer entre elles de manière rapide et efficace.

Chapitre 2 : Une révolution économique pour le commerce congolais

Le premier impact d’une telle route serait économique. Aujourd’hui, les coûts de transport en RDC figurent parmi les plus élevés d’Afrique. Les commerçants perdent énormément d’argent à cause des routes dégradées, des longs trajets et des difficultés logistiques.

Le Congo perd aussi en vitesse économique parce que de nombreux produits agricoles n’arrivent pas correctement dans les grandes villes. Les producteurs sont parfois obligés d’exporter leurs marchandises alors que la population locale manque de produits frais et accessibles.

Avec une route moderne traversant les grands centres économiques du pays, le transport des marchandises deviendrait plus rapide, plus sécurisé et moins coûteux. Les produits agricoles venant de l’intérieur du pays pourraient atteindre les grands marchés urbains sans subir d’énormes pertes.

Aujourd’hui, beaucoup de produits deviennent chers alors que le pays possède pourtant d’immenses ressources. Le prix du poisson augmente alors que la RDC possède de nombreux lacs et rivières. Le prix du poulet devient élevé alors qu’il serait possible de développer davantage de fermes locales. Dans l’Est du pays, l’élevage bovin est également très présent, mais les difficultés de transport empêchent souvent une bonne distribution vers les autres provinces.

Grâce à cette route, les produits agricoles, les produits d’élevage et même les ressources minières pourraient circuler plus facilement à travers le pays. Les échanges commerciaux entre provinces augmenteraient fortement. Les entreprises locales pourraient élargir leurs activités, ouvrir de nouveaux marchés et investir davantage dans la production nationale.

Cette infrastructure stimulerait aussi la création de zones économiques autour des axes routiers. De nouvelles villes commerciales pourraient émerger, accompagnées d’entrepôts, de marchés modernes, de centres logistiques et d’industries de transformation.

La route deviendrait ainsi un moteur de croissance capable de renforcer l’économie nationale et de réduire la dépendance excessive aux importations étrangères.

Chapitre 3 : L’emploi et la naissance de nouvelles opportunités

Un projet d’une telle ampleur créerait des milliers d’emplois directs et indirects à travers tout le pays.

Pendant la phase de construction, des ingénieurs, techniciens, ouvriers, chauffeurs, mécaniciens et entreprises locales seraient mobilisés. Les jeunes Congolais pourraient bénéficier de formations dans les domaines des travaux publics, de la logistique et des infrastructures.

Mais l’impact le plus important apparaîtrait après la construction. Autour de cette grande route naîtraient des stations-service, hôtels, restaurants, garages, centres commerciaux, marchés et petites entreprises.

Les transporteurs gagneraient du temps et de l’argent. Les agriculteurs auraient plus facilement accès aux consommateurs. Les commerçants pourraient circuler plus librement dans le pays et vendre leurs produits dans plusieurs villes traversées par la route.

Aujourd’hui, certains trajets deviennent extrêmement longs et coûteux. Par exemple, pour aller de Kinshasa à Goma, il faut parfois passer par Kisangani ou utiliser plusieurs moyens de transport différents. Une route moderne réduirait considérablement les coûts et faciliterait les déplacements des personnes comme des marchandises.

Cette route pourrait aussi ralentir l’exode rural en créant des activités économiques dans plusieurs régions aujourd’hui marginalisées. Les populations locales profiteraient directement du développement des échanges et de l’augmentation des investissements.

Pour un pays où le chômage des jeunes reste un immense défi, une telle infrastructure pourrait devenir un véritable levier de création d’emplois et de réduction de la pauvreté.

Chapitre 4 : Les ressources minières et agricoles au cœur du développement

La RDC possède certaines des plus grandes richesses minières du monde : cuivre, cobalt, coltan, or, lithium, manganèse et diamant. Pourtant, le manque d’infrastructures limite encore fortement l’exploitation et la transformation de ces ressources.

Une route moderne reliant les grands centres miniers permettrait de réduire les coûts logistiques pour les entreprises et de faciliter l’acheminement des équipements industriels.

Le transport des minerais deviendrait plus rapide et plus sécurisé. Cela pourrait également aider l’État à mieux contrôler les circuits économiques et à lutter contre la fraude minière et la contrebande.

Mais l’agriculture serait probablement le secteur le plus transformé.

Des millions d’hectares fertiles restent aujourd’hui sous-exploités simplement parce que les agriculteurs ne peuvent pas transporter facilement leurs récoltes. Une grande route nationale ouvrirait enfin les marchés aux producteurs locaux.

Le manioc, le maïs, le cacao, le café, les fruits et les légumes pourraient être distribués dans plusieurs provinces sans pertes importantes.

Cette transformation agricole renforcerait la sécurité alimentaire du pays et encouragerait l’investissement dans l’agro-industrie congolaise.

Chapitre 5 : Une route stratégique pour l’avenir et la souveraineté du Congo

Au-delà de l’économie, cette route représenterait un projet stratégique pour l’avenir du Congo.

Elle renforcerait l’unité nationale en rapprochant des provinces souvent isolées les unes des autres. Les échanges humains, culturels et commerciaux deviendraient plus fluides, renforçant le sentiment d’appartenance à une même nation.

Sur le plan sécuritaire, une meilleure mobilité permettrait aussi à l’État de déployer plus rapidement les services publics, les secours et les forces de sécurité dans certaines régions sensibles.

La RDC pourrait également devenir un grand corridor commercial régional reliant l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe.

Ce projet enverrait enfin un message fort : celui d’un Congo qui investit dans lui-même, dans ses infrastructures et dans son avenir.

Un jour, lors d’un voyage vers Muanda, en arrivant vers Luila, certaines personnes demandaient simplement quelques bidons d’eau pour pouvoir s’approvisionner. Cette réalité montre à quel point certaines régions restent encore isolées et manquent d’infrastructures de base. Une grande route nationale pourrait aussi améliorer l’accès à l’eau, aux soins, aux marchés et aux services essentiels.

Une route Goma – Kinshasa – Lubumbashi – Kisangani ne serait donc pas seulement une infrastructure routière. Elle pourrait devenir le symbole d’une nouvelle RDC : plus connectée, plus forte, plus souveraine et tournée vers le développement.

Entre Lubumbashi et Kinshasa, la distance est d’environ :
* 2 000 à 2 400 km par route (selon les itinéraires et les tronçons utilisés)
Entre Kinshasa et Kisangani, la distance est d’environ :
* 1 200 à 1 400 km par route (selon l’itinéraire exact et l’état des axes)
Entre Goma et Lubumbashi, la distance est d’environ :
* 1 700 à 2 000 km par route, selon l’itinéraire utilisé ;
Entre Kinshasa et Goma, un trajet combinant route et chemin de fer pourrait dépasser environ 2 700 à 3 200 km, selon le tracé choisi et les connexions disponibles.

25/04/2026

METTRE FIN À L'ACCOMMODATION

LE PEUPLE AFRICAIN EST LE SEUL PEUPLE QUI PARDONNE À CEUX QUI L’ONT VIOLÉ, PILLÉ ET DÉTRUIT.
Par Newton Ekongo

L’histoire est cruelle, mais elle est révélatrice. Prenons deux peuples qui ont subi l’humiliation. Les Chinois et les Coréens, il y a un siècle, ont été écrasés par l’empire japonais. Des atrocités ont été commises. Le sol a été souillé. Des vies ont été brisées.

Aujourd’hui, des décennies plus t**d, la Chine et la Corée du Sud sont des géants économiques. Leurs technologies rivalisent avec le Japon. Leur culture rayonne. Pourtant, jamais la Chine n’a laissé passer symboliquement. Jamais Séoul n’a oublié. Ils ont transformé la colère en industrie, la mémoire en concurrence. Ils n’ont pas attendu un "signe du ciel" pour rattraper leur ret**d. Ils ont utilisé leur intelligence et leur détermination.

Regardons l’Afrique.

Nous prions. Nous jeûnons. Nous disons : ''Je laisse ça dans la main de Dieu.''

Quand un parent est victime d’une injustice administrative, on prie. Quand l’État nous vole nos terres, on jeûne. Quand un collègue nous trahit en affaires, on dit que Dieu jugera. Quand les puissances étrangères dictent notre politique monétaire, on négocie en partenaires, pas en victimes.

Ce n’est pas de la foi. C’est de la résignation. Nous avons internalisé la domination. Après des siècles d’esclavage et de colonisation, notre réflexe automatique face à l’oppresseur n’est plus la révolte systématique, mais l’accommodement. On trouve des excuses. On relativise. On pardonne. On donne au Seigneur.

Les Chinois ont été colonisés ? Ils ont transformé leurs ports en zones franches et leur main-d’œuvre en puissance industrielle. Les Africains ont été colonisés ? Nous avons accepté de stocker leurs déchets nucléaires dans le Sahara, d’acheter leurs fripes et de laisser nos matières premières s’envoler sans transformation locale.

Pire encore, notre élite est devenue le relais de cet ordre mondial. Aujourd’hui, si un Africain ose dire Non, nous ne devons plus être le terrain de jeu des puissances étrangères, on le traite d’anti-occidental. Si un autre ose défendre la souveraineté monétaire totale, on le traite de populiste. Nous avons érigé la soumission au rang de diplomatie.

Nous avons confondu miséricorde divine et mollesse politique.

La foi ne doit pas être un o***m qui endort la conscience patriotique. Dans la Bible et le Coran, Dieu aide ceux qui s’aident eux-mêmes. Il ne dépose pas l’indépendance économique dans un panier, il inspire l’homme à la construire.

Regardez Taïwan.
Taïwan est un petit territoire. Il n’a pas de lobbying géant ? Pourtant, il refuse l’humiliation politique. Il se bat bec et ongles pour sa reconnaissance. Pendant ce temps, au sein de nos propres unions, nous vendons parfois nos souverainetés pour des clics de visibilité.

Il est temps de changer d’ère.
Cessons de laisser faire. Dieu nous a donné un cerveau pour gérer le présent et un moteur pour inventer le futur.

Il est temps d’enterrer cette mentalité de laisser tomber.
Nous devons honorer Dieu par nos actes, pas par notre passivité. Prier pour la prospérité, c’est bien. Travailler pour l’avoir, c’est mieux. Et si le monde ne respecte pas l’Afrique, ce n’est pas parce que Dieu nous a abandonnés. C’est parce que nous avons abandonné l’idée de nous battre.

Ne soyons plus cette génération qui pardonne tout. Soyons cette génération qui change tout et non qui détruit.

15/04/2026

RDC 🇨🇩 ET SES 26 PROVINCES Y COMPRIS LEURS TERRITOIRES.

*Province de Bas-Uele:*
************************
Chef-Lieu : *Buta*
1. Territoire de Aketi
2. ⁠Territoire de Ango
3. ⁠Territoire de Bambesa
4. ⁠Territoire de Bondo
5. ⁠Territoire de Buta
6. ⁠Territoire de Poko

*Province de l’Équateur*:
**************************
Chef-Lieu : *Mbandaka*
1. Territoire de Basankusu
2. ⁠Territoire de Bikoro
3. ⁠Territoire de Bolomba
4. ⁠Territoire de Bomongo
5. ⁠Territoire de Ingende
6. ⁠Territoire de Lukolela
7. ⁠Territoire de Makanza

*Province du Haut-Katanga:*
**************************
Chef-Lieu : *Lubumbashi*
1. Territoire de Kambove
2. ⁠Territoire de Kasenga
3. ⁠Territoire de Mitwaba
4. ⁠Territoire de Pweto
5. ⁠Territoire de Sakania

*Province du Haut-Lomami :*
*************************
Chef-Lieu : *Kamina*
1. Territoire de Bukama
2. ⁠Territoire de Kabongo
3. ⁠Territoire de Kamina
4. ⁠Territoire de Kanyama
5. ⁠Territoire de Malemba-Nkulu

*Province de Haut-Uele:*
*************************
Chef-Lieu : *Isiro*
1. Territoire de Dungu
2. ⁠Territoire de Faradje
3. ⁠Territoire de Niangara
4. ⁠Territoire de Rungu
5. ⁠Territoire de Wamba
6. Territoire de Watsa

*Province de l’Ituri :*
**********************
Chef-Lieu : *Bunia*
1. Territoire de Aru
2. ⁠Territoire de Djugu
3. ⁠Territoire de Irumu
4. ⁠Territoire de Mahagi
5. ⁠Territoire de Mambasa

*Province du Kasaï:*
*********************
Chef-Lieu: *Tshikapa*
1. Territoire de Dekese
2. ⁠Territoire de Ilebo
3. ⁠Territoire de Luebo
4. ⁠Territoire de Mweka

*Province du Kasaï Central:*
**************************
Chef-Lieu : *Kananga.*
1. Territoire de Demba
2. ⁠Territoire de Dibaya
3. ⁠Territoire de Dimbelenge
4. ⁠Territoire de Kazumba
5. ⁠Territoire de Luiza

*Province du Kasaï Oriental :*
*************************
Chef-Lieu : *Mbuji - Mayi.*
1. Territoire de Kabeya Kamwanga
2. ⁠Territoire de Katanda
3. ⁠Territoire de Lupatapata
4. ⁠Territoire de Miabi
5. ⁠Territoire de Tshilenge

*Province du Kongo Central:*
**************************
Chef-Lieu: *Matadi.*
1. Territoire de Kasangulu
2. ⁠Territoire de Kimvula
3. ⁠Territoire de Lukula
4. ⁠Territoire de Luozi
5. ⁠Territoire de Madimba
6. ⁠Territoire de Mbanza Ngungu
7. ⁠Territoire de Muanda
8. ⁠Territoire de Seke Banza
9. ⁠Territoire de Songololo
10. ⁠Territoire de Tshela

*Province de Kwango:*
************************
Chef-Lieu : *Kenge.*
1. Territoire de Feshi
2. ⁠Territoire de Kahemba
3. ⁠Territoire de Kasongo Lunda
4. ⁠Territoire de Kenge
5. ⁠Territoire de Popokabaka

*Province du Kwilu :*
*********************
Chef-Lieu : *Bandundu*
1. Territoire de Bagata
2. ⁠Territoire de Bulungu
3. ⁠Territoire de Gungu
4. ⁠Territoire de Idiofa
5. ⁠Territoire de Masimanimba

*Province de Lomami :*
************************
Chef-Lieu : *Kabinda*
1. Territoire de Kabinda
2. ⁠Territoire de Kamiji
3. ⁠Territoire de Lubao
4. ⁠Territoire de Luilu
5. ⁠Territoire de Ngandajika

*Province de Lualaba :*
************************
Chef-Lieu : *Kolwezi.*
1. Territoire de Dilolo
2. ⁠Territoire de Kapanga
3. ⁠Territoire de Lubudi
4. ⁠Territoire de Mutshatsha
5. ⁠Territoire de Sandoa

*Province de Maï Ndombe:*
*************************
Chef-Lieu : *Inongo*
1. Territoire de Bolobo
2. ⁠Territoire de Inongo
3. ⁠Territoire de Kiri
4. ⁠Territoire de Kutu
5. ⁠Territoire de Kwamouth
6. ⁠Territoire de Mushie
7. ⁠Territoire de Oshwe
8. ⁠Territoire de Yumbi

*Province du Maniema :*
*************************
Chef-Lieu : *Kindu.*
1. Territoire de Kabambare
2. ⁠Territoire de Kailo
3. ⁠Territoire de Kasongo
4. ⁠Territoire de Kibombo
5. ⁠Territoire de Pangi
6. ⁠Territoire de Punia
7. Territoire de Lubutu

*Province de Mongala:*
**********************
Chef-Lieu: *Lisala*
1. Territoire de Bongandanga
2. ⁠Territoire de Bumba
3. ⁠Territoire de Lisala

*Province du Nord-Kivu :*
**********************
Chef-Lieu : *Goma.*
1. Territoire de Béni
2. ⁠Territoire de Lubero
3. ⁠Territoire de Masisi
4. ⁠Territoire de Nyiragongo
5. ⁠Territoire de Rutshuru
6. ⁠ Territoire de Walikale

*Province de Nord Ubangi :*
**********************
Chef-lieu : *Gbadolite*
1. Territoire de Bosobolo
2. ⁠Territoire de Businga
3. ⁠Territoire de Mobayi Mbongo
4. ⁠Territoire de Yakoma

*Province de Sud Ubangi*:
**********************
Chef-Lieu : *Gemena.*
1. Territoire de Budjala
2. ⁠Territoire de Gemena
3. ⁠Territoire de Kungu
4. ⁠Territoire de Libenge

*Province du Sud-Kivu :*
**********************
Chef-Lieu : *Bukavu*
1. Territoire de Fizi
2. ⁠Territoire de Idjwi
3. ⁠Territoire de Kabare
4. ⁠Territoire de Kalehe
5. ⁠Territoire de Mwenga
6. ⁠Territoire de Shabunda
7. ⁠Territoire de Uvira
8. ⁠ Territoire de Walungu

*Province du Sankuru:*
**********************
Chef-Lieu : *Lusambo.*
1. Territoire de Katako Kombe
2. ⁠Territoire de Kole
3. ⁠Territoire de Lodja
4. ⁠Territoire de Lomela
5. ⁠Territoire de Lubefu
6. ⁠Territoire de Lusambo

*Province du Tanganyika:*
***************************
Chef-Lieu : *Kalemie.*
1. Territoire de Kabalo
2. ⁠Territoire de Kalemie
3. ⁠Territoire de Kongolo
4. ⁠Territoire de Manono
5. ⁠Territoire de Moba
6. ⁠Territoire de Nyunzu

*Province de Tshopo :*
**********************
Chef-lieu : *Kisangani*
1. Territoire de Bafwasende
2. ⁠Territoire de Banalia
3. ⁠Territoire de Basoko
4. ⁠Territoire de Isangi
5. ⁠Territoire de Opala
6. ⁠Territoire de Ubundu
7. ⁠Territoire de Yahuma

*Province de Tshuapa:*
**********************
Chef-lieu : *Boende.*
1. Territoire de Befale
2. ⁠Territoire de Boende
3. ⁠Territoire de Bokungu
4. ⁠Territoire de Djolu
5. ⁠Territoire de Ikela
6. Territoire de monkoto
*Ville Province de Kinshasa :*
_________________________
Chef-lieu : *Kinshasa.*
Les 24 communes:
1.MASINA
2.LEMBA
3.BANDALUNGWA
4.BARUMBU
5.BUMBU
6.GOMBE
7.KALAMU
8.KASAVUBU
9.KIMBANSEKE
10.KINSHASA
11.KINTAMBO
12.KINSESO
13.LIMETE
14.LINGWALA
15.MALUKU
16.MATETE
17.MAKALA
18.MONT-NGAFULA
19.NDJILI
20.NGABA
21.NGALIEMA
22.NGIRINGIRI
23.NSELE
24.SELEMBAO

13/04/2026

BREVE HISTOIRE DE PANGI. UN PAN SUR L'ESPACE LEGA AU KIVU MANIEMA

LE CHEF KIBONGE EST MORT
Par Germain M’beku

Le vendredi 10 avril 2026, le chef de Groupement Nangi dans la Collectivité des Beia, Kibonge Butelezi Kitembo, vient de tirer sa révérence à Kinkungwa en Territoire de Pangi.

Dans la dynastie des Kibonge, on peut dire que Butelezi qui vient de nous quitter est Kibonge IV ; Kibonge I étant Kibonge Kya Lukusa, Kibonge II étant André Kibonge assassiné par la Rébellion muleliste, et Kibonge III étant Léandre Kimpili, fils d’André auquel Butelezi a succédé. Ce dernier a donc succédé à son frère aîné Léandre dont le fils avait abandonné le pouvoir pour s’installer à Kinshasa.

Comment commence la dynastie ?

Au départ, les groupements n’existaient pas. Pour prendre les subdivisions coloniales belges, il existait des clans immenses comme les Beia-Nangi, Ba-Muningi qui ont fini par éclater en deux (K**atimba et Lubuli) I et II, les Bey’Ikozi, les Ba-Kimane, les Beia-Munsange, Beia-Misisi, les Beia-Nkuku, Ba-Lyuba, les Ba-Kigo, les Ba-Salo et Ba-Meya.

Après le passage des enquêteurs pour identifier les collectivités locales, l’actuel secteur des Beia étaient coupé en deux, les Beia-Nangi, Ba-Muningi I et II, les Bey’Ikozi et les Ba-Kimane étaient annexés au Territoire de K***a au Sud ; tandis que les Beia-Munsange, Beia-Misisi, les Beia-Nkuku, Ba-Lyuba, les Ba-Kigo, les Ba-Salo et Ba-Meya en Territoire d’Elila au Nord.

L’enquête pour fixer les secteurs et groupement eut lieu en 1929. Les clans classés pour le Territoire de K***a désignèrent comme porte-parole Kibonge kya Lukusa qui venait de terminer ses études à K**a chez le Missionnaire protestant Samuel Vinton. Kibonge n’est pas seulement éloquent, mais aussi, il sait lire et écrire. En fixant les Groupements, c’est ainsi que les clans désignés pour le marché de K***a eurent pour chef de Groupement Kibonge kya Lukusa.

A l’actif de la dynastie, on peut citer aussi l’obtention du Territoire de Pangi en synergie avec son collègue Kimambi kya Beia-Munsange. En effet, le projet de créer le Territoire des LEGA commence depuis 1931.
Il existait pourtant déjà un Territoire du Bulega bien avant cette date, territoire dirigé par le Commandant Delhaise depuis 1909. Les retouches apportées par les agents-enquêteurs à partir de 1929 ont mis fin à cette structure mise en place par le Commandant Delhaise, structure qui avait l’avantage de constituer un territoire homogène des Lega, bien que très vaste. Cette initiative a été prise dans le souci de former une seule entité administrative lega dont le chef-lieu serait Shabunda considéré comme milieu. Une enquête générale devait permettre à désigner un chef qui représenterait la tribu lega auprès de l’autorité coloniale.

Au cours de la rencontre de 1931 à Shabunda, Mopipi, chef de clan des Bakisi se présenta comme chef des LEGA en ces termes : « Inne u muguba wagubile Balega », expression qui voulait dire que c’était lui Mopipi la forge qui a forgé les Ba lega. En d’autres termes, c’était lui le chef des LEGA. Ce propos jugé irritant et prétentieux de la part de Mopipi n’a pas rencontré l’assentiment des représentants des Beia-Munsange dirigé par Kimambe et de Kibonge de Beia-Nangi.

Ces derniers introduisirent une requête dans laquelle ils refusaient de cohabiter avec Mopipi et préféraient se rallier au Territoire des Bangubangu au sud et celui des Bangengele au nord. Dans leur démarche, ils avaient été soutenus par Monsieur Gaston Uttybroeck, administrateur de territoire-assistant à Shabunda qui souhaitait se faire affecter dans ce nouveau territoire à créer comme administrateur de territoire titulaire.

En réponse à la requête envoyée à Léopoldville, la capitale donna accord de créer un territoire de lega en 1932. Ainsi, les LEGA créèrent le territoire de Malinga placé d’abord à Lumuna au sud du Territoire de Pangi actuel.
Lumuna ayant été jugé excentrique, il s’avança vers le nord pour s’installer à Kihembwe puis à Pangi en 1935.

Pangi est le véritable centre du territoire. Il est situé à 80 kilomètres de Lubile au nord, à 80 kilomètres de K**a à l’est, à 88 kilomètres de la route Kindu-Kalima à l’ouest et à 80 kilomètres de Kingombe-Ibari au sud..

La réussite de la création du Territoire de Pangi dont Monsieur Gaston Uttybroeck, surnommé « Bwana Pua » par les autochtones, deviendra le premier administrateur est à mettre à l’actif de l’éloquence de Kibonge des Beia-Nangi, de l’intransigeance de Kimambi de Beia Munsange et de la sagesse de Misenga za Mutumbi de Ba-Zili. Ces trois éléments ont attiré l’attention du nouvel administrateur du territoire.
L’on doit aussi à la dynastie Kibonge l’aménagement du poste de Pangi pour abriter le chef-lieu du territoire. Il exécuta ces travaux par l’intermédiaire de ses lieutenants Abeli Bika lantende et Shabani, tous originaires de son groupement. Parmi les lieutenants de Kibonge, il y en a un qui fut un grand rhéteur ; ce fut Abeli Bikalantende. C’est la raison pour laquelle l’administration coloniale l’avait nommé Juge Président du Territoire de Pangi de 1955 à 1960.

Nous gardons une pensée pieuse à l’endroit de la dynastie des Kibonge, singulièrement à l’endroit de Kibonge Butelezi Kitembo, qui va donner un Kibonge V après la disparition de Butelezi.

29/01/2026

INAUGURATION DE L’UNIVERSITE DE KANANGA : QUELQUES CONSEILS POUR LA FAIRE VIVRE

Par Professeur Dédé Watchiba

Le monde contemporain est dans une ère nouvelle. Une ère où la hiérarchie des nations ne se mesure plus uniquement à la taille de leurs armées ou à l’abondance de leurs ressources naturelles, mais à leur capacité d’innovation, à leur maîtrise technologique et à la qualité de leur capital intellectuel. La suprématie se joue désormais dans les laboratoires, les centres de recherche, les universités et les instituts d’innovation. Investir dans la recherche et développement n’est plus un luxe. C’est une condition de survie stratégique.

C’est dans ce contexte qu’il faut situer l’inauguration, le mardi 27 janvier 2026, de l’Université de Kananga par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Ce geste mérite d’être salué avec force. Il marque une rupture symbolique dans une région longtemps marginalisée et traduit une volonté politique d’offrir à la jeunesse du Kasaï-Central un cadre d’apprentissage moderne, digne et porteur d’espoir.

Le nouveau campus de Katambayi, avec ses auditoires, ses laboratoires, sa bibliothèque, ses homes et ses neuf facultés, constitue une avancée majeure. L’enthousiasme des étudiants, découvrant des conditions d’études comparables à celles de nombreuses universités étrangères, est légitime. Il témoigne d’une soif de savoir trop longtemps frustrée.

Mais l’expérience congolaise impose une vérité incontournable.

L’UNIVERSITE N’EST PAS UN BATIMENT. C’EST UN SYSTEME VIVANT.

Construire des auditoires, des laboratoires, des homes et des bibliothèques est une condition nécessaire. Elle n’est jamais suffisante. L’université est avant tout un écosystème vivant, fondé sur la qualité du capital humain, la stabilité du financement, la gouvernance, la recherche et l’innovation. Autrement dit, une université ne vit pas de béton, de peinture fraîche et de rubans inauguraux. Elle vit de recherche, de financement régulier, de bonne gouvernance, de ressources humaines qualifiées et d’une vision stratégique de long terme.

L’enseignement supérieur en RDC a été, pendant des décennies, relégué au second plan. Les universités ont survécu par résilience plutôt que par politique publique. L’Université de Kinshasa, pourtant vitrine historique du savoir national, en est une illustration douloureuse. À une période récente, les infrastructures y étaient dans un tel état de délabrement qu’il n’y avait même plus de toilettes fonctionnelles sur certains sites. Ce n’est pas un détail logistique. C’est le symptôme d’un abandon structurel.

Le risque est réel. Sans un accompagnement sérieux, l’Université de Kananga (UNIKAN) pourrait connaître le même destin ; un campus moderne à l’inauguration, mais fragilisé à moyen terme par l’absence de financement du fonctionnement, de maintenance, de recherche et de gestion professionnelle.

FAIRE VIVRE L’UNIVERSITE : DES CONDITIONS NON NEGOCIABLES

Faire vivre une université suppose d’abord un financement durable du fonctionnement, incluant la recherche scientifique, les bibliothèques, les laboratoires, la maintenance des équipements et les conditions de travail des enseignants.

Ensuite, cela exige une gouvernance universitaire moderne, fondée sur la compétence, la planification, l’évaluation et la redevabilité. L’université ne peut plus être administrée comme une simple structure bureaucratique. Elle doit être pilotée comme une institution stratégique.

Enfin, cela requiert un investissement massif dans le capital humain. Sans enseignants motivés, formés, décemment rémunérés et intégrés dans des réseaux scientifiques internationaux, aucune université ne peut produire de la connaissance utile à la société.

L’UNIVERSITE COMME LEVIER DE REFONDATION DE L’HOMME CONGOLAIS

Au-delà de l’économie, l’université joue un rôle civilisationnel. Elle est un outil de refondation de l’homme, un rempart contre l’obscurantisme, la superstition et la pensée magique. Une société qui n’investit pas dans le savoir laisse le champ libre aux raccourcis irrationnels, aux discours mystificateurs et aux illusions collectives.

L’essor des universités et des instituts de recherche est donc aussi une bataille culturelle. Il s’agit de promouvoir l’esprit critique, la méthode scientifique, la rigueur intellectuelle et la responsabilité citoyenne.

LA LEÇON CHINOISE : INVESTIR DANS LE SAVOIR POUR CHANGER LE DESTIN

L’histoire récente de la Chine est éclairante. À la fin des années 1970, le leader chinois Deng Xiaoping a fait un choix stratégique clair, celui de placer l’éducation, la recherche et l’innovation au cœur du projet national. Les universités ont été modernisées, la recherche financée, les talents valorisés.

Les résultats sont aujourd’hui visibles. Des entreprises comme Huawei, leader mondial de la technologie 5G, sont le produit direct de cet investissement patient et structuré dans la recherche et développement. Aucune nation ne devient une puissance technologique par hasard. Cela se construit, université par université, laboratoire par laboratoire.

PENSER L’UNIVERSITE DE KANANGA COMME MOTEUR REGIONAL

L’Université de Kananga doit être pensée comme un pôle de développement régional, connecté aux réalités du Kasaï-Central : agriculture, santé, ingénierie, métiers techniques, innovation locale. La question du transport, soulevée par les étudiants, est à cet égard centrale. Une université enclavée, située à plus ou moins 12 Km du centre-ville, est une université affaiblie. Le déploiement de bus académiques, à l’image de Trans Academia à Kinshasa, n’est pas un luxe mais une nécessité fonctionnelle.

CONCLUSION

Il est temps, collectivement, de tirer les leçons de certaines scènes devenues tristement célèbres. Lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations de football au Maroc, on a vu des images des chefs coutumiers à Kinshasa passer la nuit dans un cimetière pour faire des incantations censées garantir la victoire de l’équipe nationale de la RDC contre l’Algérie. Le résultat est connu. L’équipe a été éliminée.

L’anecdote prête à sourire, mais elle dit une chose essentielle. Le football, l’armée comme le développement, n’obéissent ni aux incantations ni aux raccourcis mystiques. Ils reposent sur l’intelligence, l’organisation, la discipline, l’entraînement, la stratégie et le travail de fond. Aucun cimetière ne remplace un centre de formation. Aucun rituel ne remplace la préparation.

Il en va de même pour une nation. L’avenir de la RDC ne se construira ni dans l’illusion ni dans la magie, mais dans les universités, les centres de recherche et l’intelligence collective. Inaugurer une université est un acte politique fort. La faire vivre est un choix de civilisation.

Vous voulez que votre entreprise soit Entreprise De Médias la plus cotée à Kinshasa ?
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Type

Téléphone

Site Web

Adresse

Kinshasa