Popular Loner

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Le voyage continue.... C'est écrit, c'était dit, c'est la vie

29/04/2026

Nos voisins Toubou ne sont pas aller de mains mortes

28/04/2026
28/04/2026

Un homme et sa femme sont allés au zoo. Ils ont vu un singe qui s’amusait passionnément avec sa femelle. Sa femme lui a dit : « Comme cet animal est romantique. »

Ensuite, ils ont vu un lion et sa lionne séparés l’un de l’autre ; le lion silencieux était assis seul dans son coin, comme si la lionne n’existait pas. Sa femme lui a dit : « Quelle triste scène sans amour. »
Son mari lui a alors dit : « Jette cette pierre sur la lionne et regarde. » Quand elle a lancé la pierre sur la lionne, le lion a rugi pour défendre sa lionne. Puis on lui a demandé de faire pareil avec le singe. Le singe a alors sauté et grimpé à un arbre, abandonnant sa femelle pour sauver sa propre peau.

Son mari lui a dit : « Ne te laisse pas tromper par ce que tu vois comme du romantisme en apparence. Souvent, c’est une illusion trompeuse pour cacher un cœur vide. Il y a d’autres êtres, au contraire, qui semblent calmes, mais dont le cœur est rempli d’un amour sincère. »

26/04/2026

Nous avons fait du soleil une habitude, et de son retour une certitude.
Chaque soir il s’en va, chaque soir nous lui confions nos sommeils, persuadés qu’il reviendra signer demain de sa lumière.
Jamais nous n’avons préparé nos cœurs à l’hypothèse d’un jour absent.

Et si un matin le ciel restait fermé ?
Si l’aube n’avait plus de mains pour entrouvrir les rideaux du monde ?
Le jour est un conquérant : il terrasse la nuit à chaque lever, lui arrache son silence, disperse son empire.

La nuit, elle, ne combat pas ; elle recueille simplement ce que la lumière finit toujours par abandonner.
Pourtant il suffit d’une éclipse pour comprendre que le jour n’est qu’un roi vulnérable.
En plein midi, il peut tomber.
En pleine gloire, il peut s’assombrir.
Mais je n’ai jamais vu la nuit tomber plus bas qu’elle-même.

Car une journée sans nuit n’est qu’un re**rd du sommeil.
Tandis qu’une nuit sans nuit…
c’est peut-être le nom que l’on donne à la fin.

20/04/2026

20/04/2026

L'une des mosquée les plus prestigieuses au Niger

17/04/2026

Je retourne chaque hiver là où le monde s’est tu, espérant qu’hier se rappelle encore à moi, C’est mon cœur qui y retourne, fidèle à une illusion qu’il refuse d’enterrer.

16/04/2026

Il y'a des morts que l'esprit refuse encore.
Dans Le Livre de ma mère, Albert cohen écrit l'instant ou l'absence devient irreparable: le silence d'un corps, le pouvoir d'un amour maternel immense, et le remord de comprendre trop t**d ce qu'une mère était.
Un texte bouleversant sur le deuil, la tendresse et ce lien qu'aucune mort n'efface.

Photos from Popular Loner's post 16/02/2026

Une seule bougie suffit pour compter ce qui reste.
Ce soir, j’ai atteint mes 25 piges. Il n’y a plus rien qui me soit interdit désormais. Le temps m’a appris, calmement, presque poliment, comme si le deuil était un invité qu’il fallait accepter sans drame.
Alors la table est simple, presque vide : un morceau de pain et cette bougie plantée dedans, droite comme une petite vérité. Je la regarde et je souris.
Hum… 25 ans réduits à une flamme. C’est presque élégant.
Le téléphone a vibré hier. Mon père m’a souhaité bon anniversaire le 15 février. Je suis né le 16. C’est lui pourtant qui m’a porté, lui qui a compté les heures, les contradictions, la douleur… Et pourtant, chaque année, il avance la date presque d’un jour.
Je ne le corrige jamais. Peut-être parce qu’il veut être le premier à me célébrer. Peut-être qu’il refuse que le temps m’atteigne officiellement. Peut-être qu’il me donne une journée d’avance sur ma vieillesse.
Ou peut-être que la mémoire, à son âge, est devenue une lumière vacillante.
Je protège son erreur comme on protège une fragilité sacrée.
La flamme danse légèrement. Je lui parle comme on parle à un témoin discret.
À 10 ans, je soufflais des bougies avec arrogance.
À 15, avec ambition.
À 18, avec inquiétude.
À 20, avec prudence.
À 25, je souffle avec gratitude.
Loin du pays, les anniversaires ont un goût différent. Ils n’ont pas l’odeur du café partagé. Ils n’ont pas les voix qui s’interrompent les unes les autres. Ils n’ont pas les rires trop forts de mes sœurs.
Mon aînée, solide, rassurante.
Mes cadettes, attentives, parfois plus protectrices que moi.
J’aurais dû être leur rempart. Pourtant, j’ai été l’enfant dont elles prenaient soin. La vie inverse les rôles sans prévenir.
Ici, le silence est propre. Personne ne frappe sans prévenir. Personne ne chante faux. Personne ne met trop de sucre dans le thé.
Je suis seul, mais pas abandonné.
Le monde, lui, continue de courir. On célèbre l’apparence et on applaudit le superficiel. On confond visibilité et valeur. On expose des vies parfaites, on cache des solitudes réelles. On parle de performance et on oublie la tendresse.
Et moi, dans cette cuisine étrangère, je regarde ma bougie comme on regarde une boussole.
Une seule bougie suffit pour compter ce qui reste.
Ce qui reste, ce ne sont pas les années perdues.
Ce qui reste, ce sont les liens qui tiennent encore.
La voix de mon père, même en avance d’un jour.
La présence de mes sœurs, même à distance.
Les rires de mes nièces et de mes neveux dans ma mémoire.
Ce qui reste, c’est la capacité d’aimer sans bruit.
Le temps m’a pris le gâteau, mais il ne m’a pas pris le goût.
Le temps m’a pris de la légèreté, mais il m’a donné de la profondeur.
Je doute parfois.
Ai-je été à la hauteur ?
Ai-je trop attendu ?
Ai-je trop espéré ?
La flamme tremble comme si elle connaissait mes questions.
Je comprends soudain que grandir n’est pas une diminution. C’est un tri : on perd l’inutile, on garde l’essentiel.
La bougie raccourcit. Je m’approche. Je ne fais pas de vœux spectaculaires. Je demande seulement de rester digne, de rester tendre, de ne pas devenir amer face à l’insouciance du monde.
La flamme vacille encore.
Une seule bougie suffit pour compter ce qui reste.
Je souffle ma bougie.
Pas parce que l’obscurité ne me fait plus peur,
mais parce que je sais désormais que ce qui éclaire une vie n’a jamais été le nombre de bougies,
mais la chaleur qu’elles laissent après.

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