Projet Aragon
Le Projet Aragon est une plateforme regroupant tous mes travaux d’écriture en lien avec l'univers d'Aragon.
06/10/2026
Aragon : La guerre du Destin
Disponible bientôt sur notre site web.
Si vous désirez une copie, veuillez m'écrire en privé.
Vous pouvez consulter le prologue sur notre site web: www.projetaragon.com dans la section romans.
L'aventure ne fait que commencer à Aragon.
06/09/2026
𝗣𝗿𝗼𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲
La guerre du Destin
Québec, 23 avril 2023
Depuis maintenant quelques temps, le tourisme a complètement disparu des rues avoisinantes. Les commerces ont fermé leurs portes, les uns après les autres. La situation économique est devenue invivable. Des guerres ont éclaté un peu partout à travers le monde.
Le chaos règne désormais. Ce n’est qu’une question de temps avant que la guerre civile n’éclate ici. Bientôt, les médias vont diffuser un point de presse du premier ministre concernant l’apparition de créatures surnaturelles. Le fleuve déborde de toutes parts, forçant les citoyens à déménager. Le monde est sens dessus dessous. Je dois découvrir ce qui se passe…
Malgré les temps sombres, le vent glacial et la pluie battante, le crépuscule illumine le célèbre château Frontenac d’une lueur orangée, laissant une fine poudre écarlate tomber au sol, juste à ma sortie de l’établissement. Étrange, je n’ai pas vu cela depuis des siècles.
Apparaît devant moi un parchemin céleste. Un message des dieux ? Comment est-ce possible ? Je me penche pour saisir le parchemin et en lire le contenu. Lorsque j’ai fini ma lecture, le message s’enflamme pour s’autodétruire…
Le monde est sur le point de changer à tout jamais. La lumière qui ornait jadis notre tête a été envahie par les ténèbres depuis maintenant dix lunes. Le ciel gronde de tonnerres d’une couleur rouge écarlate. La pluie torrentielle ne cesse de s’abattre sur le monde depuis la lune de sang. La terre entière a sombré dans la noirceur. Depuis, cette terre s’est mise à trembler. Les médias ont commencé à rapporter la présence de créatures surnaturelles. Que se passe-t-il ? Qu’avons-nous oublié ? Pourquoi les dieux m’ont-ils choisi ? Comment ont-ils pu surpasser le champ anti-magie ? Je n’ai plus le choix. Je dois retourner à Aragon.
Les douze coups de l’apocalypse sonneront bientôt. Aucune magie n’existe à l’extérieur du grand continent. L’humanité a besoin de nous. Cela nous laisse peu de temps avant que celui que les dieux redoutent le plus réapparaisse. L’humanité ne sera jamais prête à faire face à l’avènement qui approche. Pourtant, il faut se rendre à l’évidence : la guerre sera notre seule porte de sortie. Mais comment pourrons-nous arriver à notre fin sans périr dans d’atroces souffrances ? Je n’ai pas le choix, je dois retourner là-bas… Je dois rétablir l’équilibre cosmique. Telle est ma mission désormais.
Cela ne m’est pas inconnu. J’ai vécu à Aragon, un continent invisible aux yeux de l’humanité. Un continent où toute forme de magie coexiste. Autrefois, j’ai combattu cette créature monstrueuse aux côtés de l’infanterie du Phénix. Mais à travers les siècles passés, les légendes et les mythes de nos ancêtres se sont perdus dans le temps. Je suis le seul encore vivant à contenir tout le savoir d’antan... Enfin, presque... Je ne pourrai jamais combattre seul.
Je n’ai pas le choix. Je dois renverser le sablier du temps pour revenir à l’époque de la Grande purge. Je dois empêcher cet événement de se produire à nouveau. Je suis conscient que cela ne sera pas sans conséquence. Mais quelle option ai-je ? Je n’ai que deux lunes pour former l’humanité avant les douze coups de l’apocalypse. Cela ne me laisse pas assez de temps…
Mon nom est Maedar. Je ne suis pas un être humain. Je suis en fait le dernier de ma race. Je suis un vampire, issu des temps perdus… Le seigneur vampire. J’ai combattu cette chose et j’ai survécu. Autrefois, avant d’être un immortel, j’ai aussi été un mortel... Le monde n’a plus de secrets pour moi. Mais avant de renverser le sablier, je vais vous raconter comment nous en sommes arrivés là, mille deux cent quatre-vingts ans plus tard…
Maedar allait tout juste commencer à raconter le début de cette histoire, quand soudainement, il décide d’un geste brusque de renverser le sablier du temps. Le présent se morcelle en plusieurs grains de sable avant d’être absorbé par le sablier, et puis… Pourquoi une telle décision de sa part ? Que se passe-t-il ?
𝗨𝗻 𝗯𝘂𝗿𝗲𝗮𝘂, 𝘂𝗻 𝘂𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀...𝗟𝗲 𝗿𝗲𝗳𝗹𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗺𝗮 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́
Malgré un orgelet, je suis encore présente pour vous ce matin avec un autre segment des coulisses d’Aragon. Mais cette fois-ci, vous allez en découvrir un petit peu plus sur mon lieu de travail et moi-même.
Lorsqu'on imagine le bureau de travail d'une autrice, on pense souvent qu’elle doit travailler dans une pièce silencieuse, remplie de livres, de feuilles griffonnées, accompagnée d'une tasse de café sur le coin de la table.
Ma réalité est un peu différente. Mon espace de travail a beaucoup évolué au fil des années. À l'époque où j'écrivais mes scénarios de Grandeur Nature, je travaillais sur un petit bureau en coin. Aujourd'hui, Aragon occupe un espace beaucoup plus vaste. Mon bureau principal accueille mon ordinateur, qui sert à l’écriture des romans et de tout travail connexe. Il est orné de mes romans favoris (Les Chevaliers d’Émeraude, Zetnar, Celtina, etc.), de quelques figurines de Sakura Chasseuse de Cartes et de souvenirs que j’ai acquis lors de mes divers voyages. Une grande imprimante ainsi que mes outils de travail s’imposent à portée de main.
La pièce elle-même a également évolué au fil du temps. On y retrouve maintenant deux espaces de travail distincts. Le premier est consacré à l'écriture. Le second est utilisé pour la programmation du site web et l'édition technique des ouvrages destinés à l'impression.
Mais quand je reçois de la visite, les visiteurs remarquent généralement en premier l'épée du Destin. Elle est accrochée au mur au-dessus de mon bureau. Pour moi, c’est un artéfact de collection qui a traversé le temps. Non loin, sur le même mur, se trouve la couverture d’Aragon : La guerre du Destin, encadrée pour me rappeler le chemin parcouru.
Autour de moi se trouvent également les illustrations réalisées par Catherine Dumais. Je suis une personne très visuelle et il m'arrive souvent de m'y référer lorsque je travaille sur certaines descriptions ou certains personnages.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, mon bureau est généralement assez ordonné. J'aime savoir où se trouvent les choses. Les notes s'accumulent rarement sur la surface de travail. En revanche, lorsqu'un projet important est en cours, le chaos finit parfois par me rattraper en quelques jours.
J'écris aujourd'hui toujours au même endroit. À une époque, il m'arrivait de travailler dans un café ou de me déplacer dans la maison avec mon ordinateur portable. Depuis quelques années, j'ai trouvé mon rythme. Mon bureau est devenu le point central du projet.
J'écris sous Linux à l'aide de LibreOffice. J'écoute parfois de la musique lorsque l'ambiance d'une scène m’emporte et il m'arrive souvent de relire mes chapitres à voix haute afin d'entendre le rythme des dialogues et des descriptions.
Avant de commencer une séance d'écriture, je relis régulièrement le chapitre précédent et je garde souvent la carte du continent à portée de main. Quant à ce que l'on retrouve sur mon bureau lorsque j'écris pendant plusieurs heures, cela varie énormément. Beaucoup d'eau, parfois un lait au chocolat, un chocolat chaud durant l'hiver ou, à l'occasion, une boisson énergisante lorsque les heures d’écriture s'étirent des petites heures du matin jusqu’au soir.
Si un jour vous avez la chance de rentrer dans mon bureau, vous ne verrez pas que des éléments d’Aragon. Vous découvrirez une pièce avec plusieurs consoles de jeux vidéo rétro. D’ailleurs, l’un des jeux vidéo qui occupe une place importante dans ma vie est Final Fantasy VII, avec lequel j’ai grandi depuis mes 7 ans. J'ai également grandi avec des univers comme Sakura, Sonic, Pokémon ou Diablo. Les personnes observatrices peuvent remarquer qu’un artéfact quelconque de ces classiques orne mon bureau de travail.
En vrai, mon bureau n’est pas seulement un endroit où j’écris. C'est un endroit qui reflète ma personnalité et mes passions. Vous y verrez à la fois la jeune organisatrice de Grandeur Nature, la lectrice passionnée que je suis, la joueuse de jeux vidéo et l'autrice qui travaille aujourd'hui à faire grandir l'univers d'Aragon.
Lorsque je m'assois devant mon écran, je ne vois pas simplement un bureau de travail. Je vois près de vingt ans de souvenirs, d'inspiration et de création réunis au même endroit. Et c'est là, chaque jour, qu'Aragon continue de prendre vie.
06/07/2026
Projet Aragon
Site web mise à jour
Projet Aragon Projet Aragon est une structure éditoriale dédiée à un univers fantastique original. Ici prennent forme les récits de l’univers d’Aragon : la saga principale, ses personnages et ses histoires dérivées. Chaque œuvre s’inscrit dans un même monde, construit avec cohérence et continuité...
𝗟𝗮 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗿𝘁𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀
Lorsqu'on regarde un roman posé sur une étagère, il est facile de croire qu'il s'agit du travail d'une seule personne.
Après tout, un seul nom apparaît généralement sur la couverture. Pourtant, derrière Aragon : La guerre du Destin se cache le travail de plusieurs artistes qui ont contribué, chacun à leur façon, à donner vie à l'univers.
Pendant longtemps, Aragon n'a existé que dans mon imagination. Les personnages avaient un visage que moi seule pouvais voir. Les lieux n'existaient que dans mes descriptions. Les objets, les symboles et les artefacts n'étaient que des idées griffonnés sur papier.
Puis un jour, j'ai dû faire un pas qui allait changer Aragon à jamais: Partager cet univers avec d'autres artistes. Non pas pour qu'ils exécutent simplement mes idées, mais pour qu'ils y apportent leur propre expertise, leur propre regard et leur propre sensibilité.
C'est ainsi que Catherine Dumais Artiste Peintre est devenue la première personne à donner un visage aux personnages d'Aragon. Chaque chapitre que je termine lui est transmis afin qu'elle puisse découvrir l'histoire à travers les yeux d'une lectrice avant même sa publication. Son rôle n'est pas seulement d'illustrer. Elle participe à rendre l'univers visible.
Madeleine Grenier joue un rôle tout aussi important. En tant qu'auteure de la série Zetnar et réviseure de mes romans, elle apporte son expérience et son regard critique afin d'aider les romans à devenir la meilleure version d'eux-mêmes.
De son côté, L’Atelier du Dragon Vert travaille actuellement à la création du Journal des Héritiers. À partir des indications que je lui transmets, elle transforme une idée en un véritable objet qui semble avoir traversé les siècles. Elle sera également responsable de la conception de l'armure de Lyanna qui accompagnera le projet lors de futurs événements.
Ma conjointe, quant à elle, est responsable de tout l'aspect numérique et technique du projet. Le site web, l'édition destinée à l'impression et plusieurs éléments visuels sont le fruit de son travail. Elle est souvent la première personne à voir les nouvelles idées prendre forme avant même qu'elles ne soient présentées au public.
Ce qui me fascine le plus dans cette aventure, c'est qu'aucun de ces artistes ne travaille exactement de la même façon. Chacun possède sa propre vision, ses propres méthodes et sa propre expertise. Pourtant, tous contribuent à construire le même univers.
Lorsque je reçois une nouvelle illustration, lorsque je découvre un nouvel élément visuel ou lorsqu'un projet prend forme entre les mains d'un collaborateur, j'éprouve toujours le même sentiment : celui de voir quelque chose qui n'existait jusque-là que dans mon imagination devenir réel.
Au final, travailler avec des artistes m'a appris une chose importante. Un univers peut naître dans l'esprit d'une seule personne. Mais il grandit souvent grâce au talent de plusieurs autres. Et si Aragon continue aujourd'hui de prendre vie sous autant de formes différentes, c'est grâce à chacun de ces collaborateurs qui ont accepté de participer à cette aventure.
Pardonnez mon re**rd. Quelques obligations m'ont retenus depuis mon réveil. Mais voilà ce que j'avais envie de vous partager aujourd'hui.
𝗘𝗻 𝗰𝗼𝘂𝗹𝗶𝘀𝘀𝗲 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 : 𝗖𝗿𝗲́𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝗿𝗼𝗺𝗮𝗻 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗴𝗲𝗻𝘀 𝗮𝘂𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗶𝗿𝗲.
Créer un roman, ce n’est pas seulement écrire une histoire. C’est aussi réfléchir à la façon dont cette histoire sera lue.
Lorsque j’ai choisi le format d’Aragon : La guerre du Destin, je ne voulais pas seulement penser à l’apparence du livre. Je voulais penser au lecteur. À son quotidien. À son temps. À sa façon de lire.
Idéalement, j’aurais aimé créer un roman plus imposant, quelque chose de plus gros, de plus massif. Mais pour un premier roman, je voulais offrir une expérience plus accessible, sans perdre l’immersion qui est au cœur de l’univers d’Aragon.
Le format 8,5 par 5,5 pouces s’est donc imposé naturellement. Sans être un format de poche, il demeure facile à transporter dans un sac à dos ou une sacoche. Il peut accompagner le lecteur dans l’autobus, dans une salle d’attente, durant une pause au travail ou dans ces rares moments de calme entre deux obligations.
C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi d’écrire des chapitres plus courts.
Nous vivons dans un monde où tout va vite. Le temps coule entre les responsabilités, le travail, les déplacements, les enfants, les imprévus et la fatigue du quotidien. Plusieurs personnes aiment lire, mais n’ont plus toujours de longues heures devant elles pour s’arrêter complètement.
Je voulais donc créer un roman que les gens auraient réellement le temps de lire.
Des chapitres d’environ dix pages permettent au lecteur d’entrer dans l’univers, d’avancer dans l’histoire et de refermer le livre à un endroit naturel, sans avoir l’impression de couper sa lecture en plein milieu d’un long passage.
Pour moi, la fantaisie ne devrait pas être inaccessible. Elle peut être riche, immersive et profonde sans devenir lourde à lire. J’ai toujours cru qu’un roman devait transporter le lecteur et non lui donner l’impression qu’il doit constamment s’arrêter pour comprendre un mot, une référence ou une structure trop complexe.
Lire un livre ne devrait pas nécessiter un dictionnaire.
Ce choix rejoint aussi mon propre rapport à la lecture. Des séries comme Les Chevaliers d’Émeraude et Zetnar m’ont marquée parce qu’elles m’ont donné envie de continuer, de tourner les pages et de rester dans l’univers. C’est ce genre de sentiment que je voulais offrir à mon tour.
Pour le papier, comme il s’agissait de ma première expérience en autoédition, j’ai choisi quelque chose de plus standard et efficace. Je voulais avant tout un livre agréable à tenir, simple à lire et fidèle à l’expérience que j’avais en tête.
Avec le recul, je réalise que ces choix racontent beaucoup sur ma vision d’Aragon.
Je ne voulais pas seulement publier un roman.
Je voulais créer une porte d’entrée vers un univers, mais une porte que le lecteur peut ouvrir à son rythme, selon son temps, son énergie et son quotidien.
Au fond, une aventure n’a pas toujours besoin de commencer dans un grand moment parfait. Elle commence dans l’autobus, entre deux arrêts. Pendant une pause ou encore quelques pages avant de dormir.
Et si, pendant ces quelques minutes, Aragon permet à quelqu’un de décrocher du stress, des responsabilités et du bruit du monde, alors le format du livre aura rempli exactement son rôle.
Aragon : La guerre du Destin
Même si le beau temps est enfin arrivé, le travail autour d’Aragon: La guerre du Destin continue.
Les nouvelles illustrations avancent tranquillement pour le site web, et un autre personnage de l’univers d’Aragon sera bientôt dévoilé. 👀
Alors dites-moi… selon vous, quel personnage sera le prochain à être présenté ?
Avez-vous une théorie… ou un personnage que vous avez particulièrement hâte de découvrir ? 😱
Pendant que le beau temps s’installe doucement et que les journées rallongent, l’univers d’Aragon continue d’avancer dans l’ombre des coulisses.
Le travail se poursuit sur les différents projets entourant la saga.
Catherine Dumais travaille actuellement sur les illustrations manquantes du site web en lien avec le premier roman, tout en donnant également vie aux illustrations du deuxième tome.
De mon côté, les pages continuent de défiler entre mes mains : je suis présentement plongée dans une nouvelle relecture du deuxième roman avant son départ en révision. En parallèle, je travaille aussi sur la seconde édition du premier roman afin d’y apporter plusieurs améliorations et ajustements.
Et ce n’est pas tout. L’écriture du troisième roman est déjà commencée.
Oui… troisième roman. 👀
Même si le beau temps appelle au repos et aux escapades, Aragon continue de grandir jour après jour, mot après mot. Et j’ai très hâte de vous montrer tout ce qui s’en vient
𝗘𝗻 𝗰𝗼𝘂𝗹𝗶𝘀𝘀𝗲 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 : 𝗟𝗮 𝗺𝗶𝘀𝗲 𝗲𝗻 𝗽𝗮𝗴𝗲 𝗱𝘂 𝗿𝗼𝗺𝗮𝗻
Pendant plusieurs années, Aragon a existé dans ma tête et dans des cahiers de notes avant de devenir des scénarios de Grandeur Nature. Au fil du temps, le tout a été retranscrit dans des documents Word remplis de notes, de personnages, d'idées et de chapitres, prenant peu à peu une forme plus concrète.
Pendant longtemps, j'ai cru que le plus difficile serait d'écrire le roman. Pourtant, j'avais tort. Lorsque j'ai terminé le manuscrit d’Aragon : La guerre du Destin, je croyais être arrivée à la ligne d'arrivée. Après tout, j'avais enfin réussi à transformer des années de scénarios, de notes et de réflexions en une histoire complète.
Mais j'ai rapidement découvert qu'un manuscrit n'est pas un livre. Un manuscrit, c'est simplement un texte dont l'encre s'étale sur plusieurs pages. Un livre est un objet que l'on tient entre ses mains. Entre les deux se cache une étape immense : la mise en page.
La mise en page, c'est quoi exactement ? C'est tout ce que le lecteur ne voit jamais. C'est la rencontre entre la couverture, la quatrième de couverture, l'épine, les illustrations, le manuscrit, la révision, les ajustements techniques et l'impression. C'est l'ensemble de ces éléments qui permettent à une histoire de quitter l'écran pour devenir un véritable livre.
C'est également à ce moment-là que j'ai réalisé à quel point il était important d'être bien entourée. Mon équipe était composée de Catherine Dumais, artiste peintre québécoise responsable des illustrations du roman, de Madeleine Grenier, responsable de la révision, de ma conjointe, responsable de l'édition technique et de la conception du site web, ainsi que de l'équipe de Stampa, responsable de l'impression finale du roman.
Ma conjointe a joué un rôle essentiel dans toute l'étape de l'édition technique. Alors que je me concentrais sur l'univers, les personnages et l'histoire, elle travaillait à transformer le manuscrit en un véritable livre. Elle a préparé les fichiers destinés à l'impression, adapté les illustrations aux formats requis et réalisé le montage de la couverture, de la quatrième de couverture et de l'épine. Elle m'a également fait découvrir des concepts dont j'ignorais complètement l'existence quelques semaines auparavant. Sans son travail, certaines parties des illustrations originales auraient dû être coupées afin de respecter les contraintes techniques de l'impression.
D'ailleurs, Catherine et moi avons énormément appris durant cette étape. Créer une illustration et préparer une couverture destinée à l'impression sont deux réalités bien différentes. Les œuvres originales ne correspondaient pas nécessairement aux formats exigés pour l'impression et plusieurs ajustements ont été nécessaires afin de préserver l'intégrité des illustrations tout en respectant les contraintes techniques. Avec le recul, cette expérience nous a permis de mieux comprendre les réalités de l'édition et nous sera précieuse pour les prochaines éditions.
Créer un roman, ce n'est pas seulement écrire une histoire. C'est aussi apprendre à donner une forme physique à son imaginaire. L'illustration de couverture réalisée par Catherine Dumais en est un excellent exemple. La rose bleue représente à la fois le symbole du Projet Aragon et celui de la capitale d'Aragon. Quant à l'épée d'Améthyste, elle occupe une place toute particulière dans mon cœur. Bien avant l'existence du roman, elle faisait déjà partie de l'univers. Une version en mousse injectée de cette épée a même accompagné nos événements de Grandeur Nature pendant plusieurs années. Aujourd'hui, elle est toujours accrochée à mon mur et se retrouve maintenant sur la couverture d'un roman. Il y a quelque chose de profondément surréaliste dans cette idée, comme si toutes les versions d'Aragon que j'ai connues au fil des années s'étaient finalement rejointes au même endroit.
Mais malgré tout ce travail, malgré les fichiers, les corrections, les ajustements et les nombreuses heures passées devant un écran, le moment dont je me souviens le plus n'est pas lié à la mise en page. C'est le moment où j'ai tenu le premier exemplaire entre mes mains. Je me souviens de l'avoir observé sous tous les angles, d'avoir regardé la couverture, feuilleté les pages, admiré les illustrations et relu la quatrième de couverture à plusieurs reprises, comme si j'avais besoin de confirmer que tout cela existait réellement. Pendant quelques instants, j'avais l'impression de rêver.
Pourtant, après toutes ces années, Aragon n'était plus seulement un projet. Ce n'était plus une idée. Ce n'était plus un manuscrit. Le rêve était devenu réalité.
Aujourd'hui, avec le recul, je réalise que ce premier roman n'était finalement qu'une nouvelle étape. Car Aragon n'est plus seulement un livre. C'est un univers qui continue de grandir, une histoire à laquelle de nouvelles pages s'ajoutent encore chaque jour.
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