Capauxdiamants

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Adresse postale : C.P. 26 Haute-ville, Québec QC G1R 4M8

08/07/2026
08/07/2026

Comment le fascisme s'est-il implanté dans le discours public au Québec des années 1930?

L’histoire rappelle que les idéologies extrémistes ne naissent pas du jour au lendemain : elles se construisent par des discours, des boucs émissaires et une propagande soigneusement diffusée.

Dans cet article d'𝐻𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑄𝑢𝑒́𝑏𝑒𝑐, Étienne Bélanger (Université Laval, Département d’histoire) analyse le mouvement mené par Adrien Arcand au début des années 1930. À travers ses écrits et les discours du Parti national social chrétien, l'auteur montre comment le fascisme québécois a repris des thèmes antisémites, nationalistes et anticommunistes inspirés de l'Europe, en cherchant à convaincre la population que les Juifs étaient responsables des difficultés économiques, sociales et politiques de l'époque. L'article replace également ces idées dans leur contexte historique et montre comment elles se sont diffusées au Québec.

Mouvement fasciste : des discours politiques aux idéologies antisémites
🔗 https://www.erudit.org/fr/r***es/hq/2015-v20-n3-hq01826/77871ac/

[Caricature de Louis-Alexandre Taschereau parue dans Le Goglu, journal de propagande fasciste fondé par Adrien Arcand | 8 juillet 1932]

08/07/2026

Le Musée de l'Holocauste Montréal vous invite à marcher ces 13 ou 20 août sur les traces des survivants de l’Holocauste qui ont reconstruit leur vie à Montréal lors d’une visite guidée à pied intitulée Boulevard des réfugiés : faire de Montréal son chez-soi après l’Holocauste. Elle vous invite à découvrir les quartiers du Mile End et du Plateau à travers les récits de survivants. Explorez des lieux emblématiques de leurs premières années dans la métropole, notamment le parc Fletcher’s Field, le Dispensaire Herzl et l’ancien YMHA.
Réservez votre place en ligne sur le site Internet du musée.

08/07/2026

⛏️Un sentier millénaire sous nos pas

Bien avant les boulevards et les trottoirs, une route des Premières Nations traversait l’île de Montréal, reliant les rapides de Lachine au Sault-au-Récollet. Dans le nouveau numéro d’𝐻𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑄𝑢𝑒́𝑏𝑒𝑐, l’architecte Jocelyn Duff retrace l’histoire de cette voie disparue, grâce aux cartes anciennes, aux savoirs autochtones et aux découvertes archéologiques. Une exploration essentielle pour repenser notre territoire.

Procurez-vous votre magazine en ligne ou chez votre libraire !
https://histoirequebec.qc.ca/livre/histoire-quebec-30-4/

📷La voie piétonne reliant le boulevard Henri-Bourassa à la rue Garnier a été renommée en 2020 Tetewaianón:ni Iakoiánaka’weh, soit Sentier des Messagers en langue Kanien’kéha (photographie de Jocelyn Duff)

08/06/2026

📚Une belle parution dans la r***e Mens !

Dans le dernier numéro de Mens, le doctorant en histoire Maxime Fleury propose un article sur l'œuvre de Mgr Victor Tremblay, le fondateur de la Société historique du Saguenay. Son analyse nous permet de rendre compte du rôle important qu'a eu Mgr Tremblay dans la construction de l'identité saguenéenne tout au long du XXe siècle.

C'est à lire sur la plateforme Érudit 👉 https://www.erudit.org/fr/
✅Savez-vous que vous avez accès à la plateforme gratuitement en tant que membre de Bibliothèque et Archives nationales du Québec / Grande Bibliothèque?

University of Ottawa

Photos from Société historique de Bellechasse's post 08/06/2026
08/06/2026

Samuel de Champlain raconte…

A propos du temps de recherche du parfait mari pour la femme chez les Hurons-Wendats et vice-versa:

« Ils ont une espèce de mariage parmi eux, qui est tel que quand une fille est en l’âge d’onze, douze, treize, quatorze ou quinze ans, elle aura des serviteurs, et plusieurs qu’elle fera, et selon ses bonnes grâces, la rechercheront quelque temps. Cela fait, elles seront demandées aux père et mère, bien que souvent elles ne prennent pas leur consentement, sauf celles qui sont les plus sages et mieux avisées, qui se soumettent à la volonté de leurs père et mère . Cet amoureux ou serviteur présentera à la fille quelques colliers, chaînes et bracelets de porcelaine. Si la fille a ce serviteur agréable, elle reçoit ce présent. Ceci fait, cet amoureux viendra coucher avec elle trois ou quatre nuits, sans lui dire un mot durant ce temps, et là ils recueillent le fruit de leurs affections, d’où il arrivera le plus souvent qu’après avoir passé huit ou quinze jours, s’ils ne se peuvent accorder, elle quittera son serviteur, lequel y demeurera engagé pour ses colliers et autres dons par lui faits, n’en retirant qu’un maigre passe-temps. Et cela passé, frustré de son espérance, il recherchera une autre femme, et elle un autre serviteur, s’ils voient qu’il soit à propos, et ainsi ils continuent cette façon de faire jusqu’à une bonne rencontre.

Il s’en trouve telle qui passe ainsi sa jeunesse, qui aura eu plus de vingt maris, lesquels vingt maris ne sont pas seuls en la jouissance de la bête, même s’ils sont mariés, car la nuit venue, les jeunes femmes courent d’une cabane à une autre, comme font les jeunes hommes de leur côté, qui en prennent par où bon leur semble, toutefois sans violence aucune, remettant le tout à la volonté de la femme. Le mari fera de même à sa voisine. Nulle jalousie ne se trouve entre eux pour cela, et ils n’en reçoivent aucune infamie, ni injure, la coutume du pays étant telle. Or, le temps qu’elles ne délaissent point leur mari est quand elles ont des enfants. Les maris précédents reviennent vers elles, pour leur remontrer l’affection et l’amitié qu’ils leur ont portées par le passé, et plus que nul autre, et que l’enfant qu’elles auront est à lui, et est de son fait. Un autre lui en dira autant. Enfin c’est à qui mieux mieux, et à qui pourra l’emporter et l’avoir pour femme, et par ainsi il est aux choix et option de la femme de prendre et d’accepter celui qui lui plaira le plus, ayant, en ses recherches et amours, gagné beaucoup de porcelaine, et de plus cette élection de mari. Elles demeurent avec lui sans plus le délaisser, ou si elles le laissent, il faut que ce soit avec un grand sujet, autre que l’impuissance, car il est à l’épreuve. Néanmoins, étant avec ce mari, elle ne laisse pas de se donner carrière, mais elle se tient et réside toujours à la maison, faisant bonne mine, de façon que les enfants qu’ils ont ensemble, ainsi nés d’une telle femme, ne se peuvent assurer légitimes. Aussi ont-ils une coutume, prévoyant ce danger, qui est telle, à savoir que les enfants ne succèdent jamais aux biens et dignités de leur père, doutant, comme j’ai dit, de leur géniteur, mais bien font-ils leurs successeurs et héritiers les enfants de leurs sœurs, et desquels ils sont assurés d’être issus et sortis. »

Anecdote :

La scène de l’ « Allumée » ou de « l’Allumette »:

Il est de règle qu’il ne faut pas conter fleurette à une jeune fille durant le jour. C’est à la brunante que tout se passe.
La jeune fille se retire en sa cabane et plusieurs hommes intéressés par une jeune fille vont se présenter. Un seul y entrera, en tout cas, un seul à la fois.
Chaque soupirant tient en main un bâtonnet.
Le premier soupirant qui entre allume le bâtonnet au foyer et s’approche du lit où la jeune fille l’attend. Si le garçon ne lui plait pas, elle se détourne et cache sa tête sous une couverture. L’amoureux éconduit, sans aucune amertume, repart. Peut-être ira-t-il se présenter dans une autre cabane ? Il se peut que la jeune fille ne soit pas si brutale dans sa réaction et l’invite à causer avec lui, bien sagement. Durant ce temps, si un autre se présente et allume son bâtonnet, le premier repart.
Par contre, quand un jeune homme lui plait, la jeune fille éteint le bâtonnet pour signifier qu’elle est désireuse de l’inviter à partager sa couche.
Elle peut avoir la même nuit autant d’amoureux qu’elle désire.
Il n’y a pas de jalousie entre eux, car ils ignorent ce sentiment en matière de relations amoureuses. La jeune fille est maîtresse de son corps et en dispose comme elle le souhaite.
Le récollet Sagard mentionne « qu’ils conservent la même attitude, lorsque mariés, ils s’échangent leurs femmes pour une nuit ou deux, et parfois pour toujours.

Les jeunes filles, quand elles n’ont pas de prétendant, font elles-mêmes des sorties nocturnes, se rendant d’une cabane à l’autre

Sources bibliographiques :
Les œuvres complètes de Champlain T1, Eric Thierry, Editions Septentrion 2019
La vie quotidienne des Indiens du Canada à l’époque de la colonisation française, R. Douville et J.-D. Casanova, Ed. Hachette 1967

📸
Archives Canada - Lahontan (1703) Lom D'Arce, Louis-Armand de,baron de Lahontan (1666-1716). Nouveaux Voyages de Mr. le baron de Lahontan dans l'Amérique septentrionale [...]. La Haye: Les frères l'Honoré, 1703
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