Capauxdiamants
Adresse postale : C.P. 26 Haute-ville, Québec QC G1R 4M8
10/01/2026
𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐢𝐨𝐧𝐧𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐒𝐚𝐢𝐧𝐭-𝐆𝐞𝐫𝐦𝐚𝐢𝐧
Le township de Grantham, créé le 14 mai 1800, dans lequel est formé Saint-Germain, a été ouvert au peuplement avec l’instauration, le 7 février 1792, de la tenure «en franc et commun soccage», dans les Cantons de l’Est. Les townships, dont les noms sont calqués sur ceux existants en Angleterre, ont une superficie de 100 milles carrés. Avant et après sa formation en 1800, le township de Grantham a été arpenté à plusieurs reprises: par R. Jones en 1793, Joseph Rankin en 1796, John Sullivan, Benjamin L’Écuyer et William Sax en 1815, et par l’arpenteur général Joseph Bouchette deux ans plus t**d.
Le fonctionnaire et marchand de Québec William Grant est le premier à obtenir des terres dans Grantham le 14 mai 1800, avec un octroi de 27 200 acres. Avec une trentaine d’associés, il serait propriétaire de la moitié du township, c’est-à-dire de 129 lots, pour un total de 36 400 acres. Mais ni lui ni son gendre John Richardson, qui en hérita à sa mort en 1805, n’ont véritablement occupé les lieux.
C’est grâce au lieutenant-colonel Heriot, qui a acquis une partie des lots de Richardson, que le township de Grantham est vraiment rendu disponible au peuplement. En 1815-16, Heriot fait ériger un moulin de onze scies à l’embouchure des rivières Noire (ou Saint-Germain) et Saint-François. À Saint-Germain, on retrouve parmi les pionniers, d’abord d’anciens militaires du régiment suisse de Meuron tels Jean-Thomas (John) Niderer, Antoine Roussie, Francis Sabolle, Jean-Jacob Herman, Joseph Guenon, André Suzo (ou Sousseau), des Voltigeurs (André Provost) ou du 27th Regiment of Foot britannique (Patrick Travers ou Traversie). Suivent des francophones originaires surtout de Yamaska, qui vont bientôt s’imposer comme majorité: les David Corriveau, Alexandre Lespérance, Antoine Caya, Guimond, Benneville, Clair, Pinard, Janelle, Cot**d, Dubois et Gauthier, sont de ceux-là. L’ironie du sort veut toutefois que ce soient ces derniers qui aient aidé les premiers, plutôt novices en matière d’agriculture, à s’établir…
D’abord surnommé Headville, en hommage au gouverneur Sir Edmund Head, le village prend progressivement le nom de Saint-Germain avec la minorisation des anciens éléments anglophones. Le nom de Headville apparaît pour une des dernières fois sur le recensement de 1861. Comme pour confirmer cette évolution, le bureau de poste adopte officiellement le nom de Saint-Germain avec l’entrée en vigueur de la Confédération le 1er juillet 1867. Le nom de Headville est alors tombé dans l’oubli.
Une chronique de Jean-Pierre Bélanger
Visuel : Pêcheurs de Saint Germain, 1917 (Histoire Drummond, Collection régionale; IC-52.a/2)
10/01/2026
vente de livres samedi 3 et dimanche 4 octobre 2026. Tu n'as pas oublié, sinon mets le à ton agenda. Venez faire votre tour on vous attend. Sûrement une petite publication (livre) qui fera ton affaire.
10/01/2026
Nous sommes à Jonquière pour le Le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean jusqu'au dimanche. 📚
Passez nous voir au 𝐤𝐢𝐨𝐬𝐪𝐮𝐞 #𝟓𝟐!
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10/01/2026
Évaluation monétaire des archives Formation | Évaluation monétaire des archives Formateurs: Dominique Foisy-Geoffroy et Sophie MorelDate : 15 octobre 2026 de 9h à 16h à DrummondvillePrix : 90$ pour tous (incluant le dîner) Nombre maximum: 25 Description : Cette formation d’une durée d’une journée a pour obje...
10/01/2026
Max Gros-Louis, l’ardent défenseur des Premières Nations
À la tête de la Nation huronne-wendat pendant 33 ans, Max Gros-Louis s'est illustré par sa grande authenticité et sa force de persuasion inébranlable. L'ethnologue Isabelle Picard brosse le portrait de cet homme qui n'a jamais hésité à bousculer le statu quo pour faire entendre les enjeux autochtones.
⏯️ En rattrapage sur OHdio ou ici 👇
🎧 https://linktr.ee/Aujourdhuilhistoire
📷 La Presse canadienne
10/01/2026
10/01/2026
Chronique mensuelle 📌🏛️ | Le coin des rues Saint-Jean et Couillard vers 1949
Nommée « Couillard » en 1876, en l’honneur de Guillaume Couillard de Lespinay, cette rue existe déjà sur une carte de Québec en 1709, mais sans identification. Elle traverse ce qui a été au XVIIe siècle sa propriété et son fief, dont il a hérité pour avoir épousé Guillemette Hébert, la fille de Louis Hébert et Marie Rollet. Sur cette photo, nous voici dans les années 1940, à la jonction des rues Couillard, Garneau et Saint-Jean et de la côte de la Fabrique, alors que la neige a timidement fait son apparition.
Différents commerces y ont pignon sur rue. Sur la droite, l’édifice Livernois, dont on ne voit qu’une petite partie, abrite le studio de la dynastie des célèbres photographes, de même qu’une pharmacie. Presque en face, le magasin J.A. Kirouac offre livres, jouets et souvenirs à cet endroit depuis 1938. Il y a déménagé à la suite de l’incendie de l’édifice qu’il occupait sur la côte de la Fabrique depuis 1914. Son voisin, Bourque électrique, est aussi dépositaire des électroménagers de marque Frigidaire.
Depuis 1925, quelques portes plus loin, loge la fameuse épicerie Bardou, reconnue pour ses produits français, charcuteries et fromages, de même que pour ses pâtisseries réputées : le saint-honoré, la charlotte russe, la bombe au rhum et autres délices dont on se délecte dans les grandes occasions ou simplement pour le plaisir de satisfaire sa dent sucrée. Elle attire les gens de partout en ville, à tel point qu’une succursale est ouverte sur la rue Cartier. Stationné devant la boutique de Bourque électrique, le camion Ford de Quebec Piano Moving nous rappelle la place que le piano tenait dans de nombreux salons québécois, comme élément rassembleur lors de soirées en famille ou entre amis.
Texte de : Lilianne Plamondon, historienne
📷Archives de la Ville de Québec
10/01/2026
📜 Horace Bélanger (décédé le 1er octobre 1892) entra au service de la Hudson’s Bay Company en 1853, comme commis débutant, à Sault-Sainte-Marie. Au fil du temps, il travailla dans de nombreux postes de la compagnie, dont il gravit petit à petit les échelons.
Faisant preuve d’esprit d’initiative et de persévérance, Bélanger devint agent principal de la Hudson’s Bay Company en décembre 1885. Il était alors parvenu au sommet de l’administration de la compagnie et fut le seul Canadien français à accéder à ce rang au XIXe siècle.
📕 Une biographie écrite par Bruce F. Donaldson et Martha McCarthy (publiée en 1990) : https://www.biographi.ca/fr/bio/belanger_horace_12F.html
📷 L'Opinion publique, 15 mars 1877.
10/01/2026
OCTOBRE 1956 – DES ÉTUDIANTS VIETNAMIENS À LA POCATIÈRE
«En 1956 et en 1958, l’École d’agriculture reçoit, pour une période de 5 à 6 mois, un groupe de Vietnamiens venu suivre des cours de génie rural, en particulier des cours de mécanique agricole. Ils font partie des activités d’un programme d’aide international. Ils sont 38 en 1956 et 32 en 1958, et leur séjour se situe entre mai et octobre. Ils étudient les tracteurs à gazoline et diésel et divers instruments aratoires dans le nouveau Pavillon de Génie rural.»
À propos de cette photographie prise en octobre 1956 (bien que le calendrier au mur date de 1954) le photographe Raymond Boutet mentionne que l’hôtesse était une dame Boutin. Une idée du nom complet de cette dame?
Photographie : Archives de la Côte-du-Sud, fonds Raymond Boutet
Source : Ulric Lévesque, 150 ans d’enseignement agricole à La Pocatière (1859-2009). Tome 1. L’École et la Faculté (1859-1962).
09/30/2026
🤩 Notre évènement de la Semaine de la Mode a été une réussite et, bien que les festivités se soient achevées dimanche dernier, nous voulions prolonger le plaisir de mettre en lumière un joyau issu de nos collections: une paire de délicats souliers. D'après les informations que nous détenons, ils auraient été portés par la seigneuresse Boudreault, le jour de ses noces en 1781. Pour une raison qui nous reste encore inconnue, ils seront légués à une sœur de la Congrégation de Notre-Dame en 1909.
👀 Prenons le temps de les observer soigneusement. Plusieurs éléments stylistiques significatifs nous permettent de formuler des hypothèses sur leur contexte de création et leur valeur dans la société d'époque. Nous remarquons la présence d'une étiquette cousue à l'intérieur d'une des deux chaussures, celle-ci comporte la mention de l'atelier Hoppe à Londres.
En 1781, il est très fréquent, pour les classes sociales aisées, de se faire importer des vêtements et des accessoires haut de gamme des grandes villes telles que Paris ou Londres. On peut aisément imaginer que, pour des noces, ce luxe n'a pas de prix ! Au 18e siècle, avec la coiffure, les éventails, les gants, et les bijoux, les chaussures étaient un marqueur d'élégance essentiel pour les femmes.
À cette époque (et plus qu'aujourd'hui peut-être), la chaussure constituait un symbole important du statut social d'un individu. En effet, peu de personnes avaient les moyens de s'offrir une paire de qualité et d'apparats. Conçues pour certaines comme de véritables œuvres d'art (composées de matières précieuses telles que la soie brodée, le satin, le damas ou le velours), ces chaussures étaient surtout portées en intérieur lors d'occasions spéciales.
🥿 Observons ensemble notre paire de souliers : de forme ballerine, en cuir bleu pastel très caractéristique des goûts du siècle, son extrémité pointue est ornée d'un motif floral brodé, probablement inspiré des textiles importés des Indes. L'absence de distinction pied droit, pied gauche est assez commun, la chaussure se moulant au pied de celle qui la porte au fil du temps. Enfin, cette mode du talon bas est très spécifique de la fin du 18e siècle.
Image : chaussures, Hoppe, 1781, peau, fibre, teinture, 6.7 cm x 7 cm x 25.7 cm, MSG1994.234.1-2
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