SAFP - UNSA
Syndicat Autonome de la Formation Professionnelle
Libres Ensemble
05/10/2026
L’UNSA, la CFDT, la CGT, FO et la FSU ont décidé d’appeler ensemble à une journée nationale de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre portant notamment sur :
👉 les salaires,
👉 les services publics,
👉 l’emploi
👉 l’industrie.
https://www.unsa.org/appel-a-la-mobilisation-pour-les-salaires-les-services-publics-lemploi-et-lindustrie/
05/10/2026
https://www.unsa.org/mobilisation-de-la-jeunesse-entendre-proteger-repondre/
Mobilisation de la jeunesse : entendre, protéger, répondre - UNSA Depuis plusieurs semaines, des lycéen·nes se mobilisent. Cette mobilisation exprime des inquiétudes profondes et légitimes face à l’avenir, aux conditions d’études, aux inégalités et aux difficultés rencontrées par une partie croissante de la jeunesse. Pour l’UNSA, cette parole doit ...
Bagnolet, le 1er octobre 2026
PLF et PLFSS 2027 : un deux poids-deux mesures inacceptable
Le gouvernement vient de présenter les principales mesures du projet de loi de finances (PLF) et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, avec un effort budgétaire annoncé d’environ 43 milliards d’euros.
Pour l’UNSA, une nouvelle fois, l’essentiel des efforts demandés repose sur les salarié·es, les agent·es de la fonction publique, les retraité·es et les personnes les plus vulnérables.
Depuis plusieurs années, les projets de budget sont construits autour de la recherche d’économies en épargnant les plus fortunés, sans réelle volonté de réduire les inégalités sociales ni évaluation de leur impact social. Pire, les choix proposés pour 2027 risquent de les accentuer encore plus.
La situation sociale devrait pourtant conduire à une tout autre orientation. En France, 10,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit 16,3% de la population. Ce taux historiquement élevé touche particulièrement certaines catégories de la population, notamment les jeunes.
Dans le même temps, les grandes entreprises françaises ont distribué 61 milliards d’euros de dividendes au deuxième trimestre 2026, plaçant la France en tête des pays européens. Les aides publiques aux entreprises représentent 211 milliards d’euros par an.
Pourtant, aucun effort comparable n’est demandé à ces entreprises et aux ménages les plus aisés. La réduction de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, le maintien de nombreuses niches fiscales ou encore l’absence de mesures significatives concernant les plus hauts patrimoines illustrent ce déséquilibre.
À l’inverse, les mesures annoncées dans le PLF comme dans le PLFSS font peser une part importante des économies sur les ménages.
Ces derniers et plus particulièrement les plus modestes, vont cumuler les effets de plusieurs décisions : gel des aides au logement comme de la prime d’activité, absence de revalorisation du point d’indice de la fonction publique, augmentation du reste à charge pour le Compte personnel de formation (CPF), auxquels viennent s’ajouter les mesures prévues dans le budget de la Sécurité sociale.
En matière de santé, de retraites et de prestations sociales, ces choix auront des conséquences directes sur la vie quotidienne et le pouvoir d’achat des assuré·es sociaux.
De nombreux ministères et opérateurs de l’État devront geler ou réduire leurs dépenses. C’est notamment le cas du ministère du Travail et de l’aide publique au développement. Ces restrictions budgétaires risquent de peser directement sur la qualité et l’accessibilité des services publics.
Enfin, un délai de carence d’un an pour l’accès aux prestations familiales pour des personnes étrangères en situation régulière est prévu dans le PLFSS. Pour l’UNSA, ces dispositions constituent une rupture d’égalité injuste et inacceptable, de surcroit contraire aux principes républicains.
Ce deux poids-deux mesures n’est pas acceptable.
La maîtrise des finances publiques et des comptes de la Sécurité sociale ne peut se traduire par une succession de mesures fragilisant le pouvoir d’achat, réduisant les moyens des services publics et précarisant davantage les personnes les plus vulnérables.
À l’heure de l’ouverture du débat budgétaire au Parlement, l’UNSA demande au gouvernement de revoir sa copie et aux parlementaires de replacer la justice sociale et fiscale au cœur des priorités.
C’est une condition indispensable pour préserver notre modèle social, renforcer la cohésion du pays et consolider le pacte républicain.
Laurent Escure, secrétaire général
Bagnolet, le 28 septembre 2026
CPF : pour un compte personnel de formation !
Lors de ses annonces du 17 septembre dernier sur le prochain budget, le Premier ministre mentionne le CPF comme un compte professionnel de formation et non comme un compte personnel de formation. Ce lapsus est symptomatique des choix politiques de ces dernières années. Nous assistons à la fin programmée du CPF. Pour l’UNSA, c’est inadmissible.
Après la mise en place d’un reste à charge de 100 euros en 2024 puis une augmentation à 150 euros en 2026, l’exécutif prévoit encore une nouvelle réduction d’accès au CPF pour 2027 avec un reste à charge qui pourrait atteindre 350 euros.
La nouvelle modification du CPF en cours d'arbitrage pose la question de la fin de loi de 2018 sur la liberté de choisir son avenir professionnel.
L’objectif viserait une économie de 300 à 350 millions d’euros et à maintenir l’enveloppe budgétaire totale du CPF à 1 milliard par an.
Le projet prévoit donc notamment un reste à charge de l’ordre de 350 euros pour les actifs·ves lorsque la formation n’est pas abondée par un tiers (employeur, Régions, France Travail) ou orientée vers un métier en tension. Les demandeur·euses d’emploi, jusqu’alors exonéré·es, pourraient également être concerné·es avec un reste à charge de 150 euros.
Les travailleur·euses en situation de handicap, hors ESAT, auraient aussi un reste à charge alors même que le risque de désinsertion professionnelle pour ce public est plus élevé.
Pour l’UNSA, ces orientations dépassent la simple recherche d’économies. Dans un contexte où les transitions écologique, numérique et démographique vont durablement changer le monde du travail, le gouvernement entrave les possibilités de reconversion, de montée en compétences et d’évolution professionnelle pour toutes et tous.
Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA
Bagnolet, le 18 septembre 2026
PLF 2027 : une absence totale de justice sociale
En ces temps d’instabilité avec la guerre au Moyen-Orient, la baisse du pouvoir d’achat, la hausse du taux de chômage et les pertes économiques dues aux périodes de feu et de sécheresse, les orientations budgétaires annoncées ce 17 septembre vont encore pénaliser les plus fragiles.
Le Premier ministre vient d’exposer les grandes orientations du gouvernement pour le projet de loi de finances 2027 : un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros pour atteindre un déficit de 4,8% du PIB, hors nouvelle augmentation des dépenses militaires.
Comment répartir l’effort ? En accablant, encore et toujours, les travailleur·euses, les jeunes, les plus précaires et les services publics.
À l’heure où les dividendes distribués ont atteint 61 milliards en 2026, où les aides publiques aux entreprises représentent près de 211 milliards d’euros, il a été décidé que la majorité du budget de l’État serait gelé l’an prochain à l’exception des Armées et, à la marge, des ministères régaliens.
En parallèle, sont annoncés le gel du point d’indice des fonctionnaires comme celui des APL et la non-indexation sur l’inflation des retraites les plus élevées. Le tout s’inscrit dans un contexte de réductions de droits déjà actés et contestés par l’UNSA : la restriction des arrêts maladie, la réforme des ruptures conventionnelles, la baisse des remboursements de l’Assurance maladie, l’augmentation annuelle du plafond des franchises médicales et des participations forfaitaires…
Concernant le ministère du Travail, 2,5 milliards d’euros d’économies devront être réalisées. Pour l’UNSA, diminuer continuellement les moyens de ce ministère, comme c’est le cas depuis les 3 derniers budgets, ne peut que contribuer à laisser sur le côté les plus vulnérables au moment où la formation professionnelle est indispensable pour accompagner les transformations écologique, numérique et démographique.
À côté de cela, aucune taxation supplémentaire des super riches et des plus hauts patrimoines n’est envisagée. Aussi, la surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises sera diminuée, le pacte Dutreil et autres principales niches fiscales seront sanctuarisés.
Pour l’UNSA, c’est l’inverse d’un budget socialement et fiscalement juste, qui protègerait les ménages et les plus vulnérables et investirait dans les services publics.
Il est décidément urgent de changer de politique budgétaire.
Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA
Réforme de la formation Santé Sécurité et Conditions de Travail des élus du CSE :
La porte ouvert au tout et n'importe quoi, aux formations bidons !
1. La fin du système d'agrément
Depuis le 28 mai 2026 (loi n° 2026-403 du 26 mai 2026), l'obligation d'agrément préfectoral pour les organismes de formation en santé, sécurité et conditions de travail (SSCT) a disparu !
Ancien régime : L'organisme devait obtenir un agrément du préfet de région, qui validait la qualité et la conformité des contenus.
Nouveau régime : Le système est passé à une simple déclaration d'activité. Tout organisme de formation déclaré peut désormais proposer ces modules.
2. La libéralisation des tarifs
La suppression de l'agrément a entraîné la fin immédiate du contrôle des prix. L'administration (DREETS) n'impose plus de tarifs maximums. Le prix est désormais déterminé par le marché et négocié librement entre le CSE et le prestataire.
3. Rappel : Les modalités et le montant du plafonnement supprimé
Avant le 28 mai 2026, le plafonnement servait à éviter les dérives tarifaires et à garantir un accès équitable à la formation.
Le montant de référence :
Le plafond était généralement fixé à 60 € HT par heure et par stagiaire (soit environ 480 € HT par jour et par personne).
Note : Ce montant pouvait varier légèrement selon les régions ou les types de modules, mais il constituait la base réglementaire au-delà de laquelle l'agrément de l'organisme pouvait être remis en cause.
Le fonctionnement du contrôle :
Validation a priori : L'organisme devait soumettre sa grille tarifaire lors de sa demande d'agrément.
Surveillance : Le respect de ce plafond était vérifié via les bilans annuels d'activité obligatoires.
Sanction : Tout dépassement systématique du plafond pouvait entraîner le retrait de l'agrément préfectoral.
En résumé : On est passé d'un modèle régulé (plafond à ~60 €/heure/stagiaire et contrôle d'État) à un modèle de marché libre, où la responsabilité du choix du rapport qualité/prix repose désormais entièrement sur le CSE.
27/08/2026
L'apprentissage est frappé par la baisse des financements allouées par l'État. ces dernières années, il y a eu une politique d’incitation massive au développement de l’apprentissage qui a rapidement nécessité un financement dépassant largement la ressource normale. La seule réaction a été de combler les déficits par des subventions d’équilibre.
En pleine rentrée, l'association Alméa, en redressement, met en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) axé sur les départs volontaires. L'effectif sera réduit de près de 20%, au sein de ces CFA en Champagne-Ardenne.
"Le but, c'est de sauvegarder l'apprentissage pour 5000 jeunes" : Alméa lance un plan social dans ses CFA du Grand Est - ICI L'apprentissage est frappé par la baisse des subventions allouées par l'État. En pleine rentrée, l'association Alméa, en redressement, met en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) axé sur les départs volontaires. L'effectif sera réduit de près de 20%, au sein de ces CFA en Champag...
24/08/2026
Franchises médicales et participations forfaitaires : de 50 à 70 euros, puis une hausse chaque année - UNSA Après avoir envisagé de doubler les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, le gouvernement avait finalement annoncé, par voie de presse, y renoncer et vouloir tenir compte de l’inflation depuis leur création. L’UNSA avait pris acte de ce recul tout en ...
22/08/2026
C'est pour quand, une vision globale du financement de la Sécu ?
Marre des ballons d'essai et des annonces à l'emporte-pièce. Le doublement des franchises médicales a été abandonné, c'est une bonne chose. Mais le gouvernement envisage toujours leur augmentation. Pour l'UNSA c'était non, cela le reste !
Franchises médicales et participations forfaitaires : assez de ballons d’essai, place à une vision globale du financement de la Sécurité sociale ! - UNSA La ministre de la Santé vient d’annoncer, par voie de presse, abandonner finalement le doublement du plafond annuel des franchises médicales et des participations forfaitaires. Dès l’annonce de son intention, l’UNSA avait réagi avec force en demandant au gouvernement de renoncer à un pro...
Indice mensuel du moral des salariés
Étude réalisée par Cluster 17 pour l’UNSA
L’indice UNSA du moral des salariés (CDI, CDD, intérimaires, fonctionnaires)
https://www.unsa.org/indice-moral/
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