Pollinis
POLLINIS se bat pour la protection des abeilles domestiques et sauvages, et pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs.
POLLINIS est une ONG indépendante qui se bat pour la protection des abeilles, des pollinisateurs sauvages, et de la biodiversité dans son ensemble, ainsi que pour une agriculture qui respecte tous les pollinisateurs. Partout dans le monde, les scientifiques alertent : les insectes sont en train de disparaître à un rythme effarant. Au cœur de cette hécatombe, les pollinisateurs, indispensables aux écosystèmes, à notre agriculture et sécurité alimentaire. Pour enrayer cette extinction, POLLINIS se bat en France et au niveau européen pour faire interdire tous les pesticides « tueurs d'abeilles » et accélérer la transition vers une agriculture respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. L'association travaille aussi à restaurer un environnement riche et sain pour les pollinisateurs sauvages, et agit pour sauver les abeilles à miel locales au sein des milieux naturels dans lesquelles elles ont évolués depuis des millénaires.
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Your donations help us support European sustainable farming and educate its agricultural community to respect and protect the environment and pollinators by promoting alternative agricultral methods and avoiding pesticide use. POLLINIS is an independent non-profit organization that campaigns for alternative methods to intensive agriculture and massive use of pesticides in Europe. Thanks to your donations, our citizen movement accelerates the transition towards a sustainable farming that can meet the needs of food security and ensure profit for farmers while protecting food quality, people's health and the environment. Our legitimacy comes from the citizens who support us, concerned consumers and taxpayers indirectly financing the massive farming subsidies. On your behalf, we’re engaged in lobbying politicians and institutions to protect pollinators, reduce the use of pesticides and promote alternative farming methods. We also finance independent studies and support innovative and realistic projects in agriculture and apiculture. The symbol of our fight is a dark bee, a complex and mysterious pollinator that is both a victim of our intensive system and the cornerstone of food production.
18/09/2026
⚠️ Près d'un agriculteur sur deux est intoxiqué aux pesticides chaque année dans le monde. C’est la conclusion d’une étude, commandée par l’ONG PAN Europe (Pesticide Action Network) et publiée dans Frontiers in Public Health, démontrant que plus de 400 millions de cas d'intoxications aiguës aux pesticides surviennent tous les ans parmi les agriculteurs et travailleurs agricoles - un taux de 46% sur les 934 millions de personnes appartenant au monde agricole.
Les résultats mettent en évidence l’échelle des intoxications aiguës accidentelles (UAPP) non mortelles par les pesticides chez les agriculteurs et les ouvriers agricoles, avec une estimation de 402 à 433 millions de cas d’intoxications non mortelles et... plus de 11 000 décès par an. ☠️
Malgré les alertes répétées des scientifiques, l’utilisation mondiale des pesticides a doublé depuis 1990, atteignant un pic de 3,8 millions de tonnes. Les auteurs de l’étude demandent un retrait progressif des substances les plus dangereuses d’ici 2035. Enfin, les auteurs soutiennent une transition globale vers l’agroécologie, une méthode de production agricole utilisant les mécanismes de la nature plutôt que les produits chimiques pour cultiver.
Selon les auteurs, « des preuves solides démontrent que l’intoxication aiguë aux pesticides constitue un problème majeur et persistant de santé publique mondiale. Il est urgent de reconnaître le lourd fardeau que représentent [ces intoxications], en particulier pour les agriculteurs et les ouvriers agricoles. »
Retrouvez l’étude (en anglais) :
https://www.frontiersin.org/journals/public-health/articles/10.3389/fpubh.2026.1825899/full
16/09/2026
🧬 : LA Slovaquie conteste la déréglementation des nouveaux OGM.
Le gouvernement slovaque va saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour contester le règlement encadrant l’utilisation des nouvelles techniques génomiques (NTG, ou NGT en anglais), a annoncé, mercredi 2 septembre, le Premier ministre slovaque, Robert Fico.
Pour rappel, le Parlement européen a voté le 17 juin dernier en faveur du texte de déréglementation des nouveaux OGM. Par ce choix, les eurodéputées ont autorisé le déploiement des plantes issues des nouvelles techniques génomiques en Europe sans les garde-fous qui permettraient de respecter le principe de précaution.
⚖️ Un exemple pour l'Europe ?
La Slovaquie s'était déjà opposée au texte au Conseil de l'UE en avril 2026, aux côtés de 5 autres pays (contrairement à la France, qui a voté pour). Aujourd’hui, elle est le seul parmi les 27 États membres de l’UE à attaquer la nouvelle législation européenne sur les NGT.
Un exemple à suivre de très près... ✊
14/09/2026
🤔 Le Calantha, un pesticide génétique autorisé en urgence que personne n’a réclamé… sauf son fabricant.
De mai à août 2026, les producteurs de pommes de terre belges avaient la possibilité d’épandre dans leurs champs un génétique ARNi aux effets encore mal connus : le Calantha. Le fabricant du pesticide, la startup américaine GreenLight Biosciences, a lui-même déposé une demande d’autorisation d’urgence pour son produit auprès des autorités belges.
L'argument avancé ? Des ravageurs menaceraient de faire drastiquement chuter la production de pommes de terre en Belgique, risquant ainsi de déstabiliser l’économie agricole de tout le pays.
👉 Un argument qui ne reflète en rien la situation réelle de la filière car la Belgique peine à vendre un surplus de 800 000 tonnes de pommes. « L’urgence n’est pas de mise » indique la Wallonie. De plus, la Filière wallonne de la pomme de terre (Fiwap) affirme que « le secteur n’était pas demandeur » de ce produit.
La Commission européenne rappelle que « les demandes fondées uniquement sur les intérêts de l’industrie ne sont pas recevables et doivent être rejetées. » La demande de dérogation du fabricant, au nom d’une filière sans besoin urgent exprimé, soulève des questions...
Des échanges entre POLLINIS et les distributeurs montrent qu’ils ont choisi de ne pas commercialiser le produit malgré son autorisation. La raison : de nombreuses incertitudes sur son mode d’action génétique jamais évaluée.
❓Alors, à qui profite l’autorisation en urgence du Calantha ?
La substance active qui constitue le produit, le Ledprona, est en cours d’évaluation au niveau européen depuis plus d’un an ; aucun verdict n’a encore été rendu sur son approbation.
Selon David Clarinval, ministre belge de l'agriculture, « nous utilisons cette possibilité pour accélérer l’arrivée d’une solution que nous considérons comme meilleure pour l’environnement. »
L’autorisation en urgence du pesticide fabriqué à partir de cette molécule est-elle une manière de court-circuiter l’évaluation au niveau européen ?
👀 Découvrez notre article pour en savoir plus : https://www.pollinis.org/publications/le-calantha-le-pesticide-genetique-autorise-en-urgence-que-personne-n-a-reclame-sauf-son-fabricant/
✍ Et signez pour demander un moratoire sur les pesticides génétiques en Europe : https://mobilisation.pollinis.org/pesticides-genetiques
🔍 Découvrez la plus grande abeille du monde : l'Abeille géante de Wallace 🐝
Nichant discrètement dans les arbres des îles des Moluques du Nord en Indonésie, l’Abeille géante de Wallace, Megachile pluto, a été découverte en 1858 par Alfred Russel Wallace.
La femelle est la plus grosse abeille actuellement décrite, pouvant atteindre la taille d'un pouce humain : d’une longueur de 38 mm et d’une envergure de 63 mm, soit quatre fois la taille d'une abeille domestique.
Ses énormes mandibules servent à récolter la résine des arbres, dont elle se sert pour construire son nid. De plus, la résine ayant des propriétés fongicides, elle permet de protéger le nid contre les spores fongiques transmises par le pollen.
Pendant plus d’un siècle, l’espèce est considérée comme probablement éteinte par les scientifiques. Puis, en 1981, plusieurs spécimens sont redécouverts et étudiés par l’entomologiste américain Adam C. Messer. Ce dernier identifie six nids à Bacan, Halmahera et Tidor, des îles montagneuses des Moluques du Nord en Indonésie.
En 2019, une femelle ayant établi son nid dans une colonie de termites sur l'île d'Halmahera a été découverte, filmée et photographiée dans le cadre d'une expédition sur le terrain. En 2025, un photographe néo-zélandais, Andy MacDonald, a diffusé les premières images haute résolution issues d’une observation purement naturaliste de l’abeille, qu’il a filmée à Bacan. Notre montage est issu de ses images. NZ Andy 📹
10/09/2026
🔬 Selon une nouvelle étude, la quantité règlementaire de pesticides dans les aliments n’est pas protectrice de notre santé. L’effet cocktail auquel nous sommes exposés a des effets néfastes, même à des doses où chaque pesticide pris seul est considéré comme sûr.
Les liens entre pesticides et maladies humaines, en particulier certains cancers, sont bien établis scientifiquement. Des effets réaffirmés en France par l’expertise collective de 2021 de l’Inserm. Mais il reste beaucoup d’interrogations à éclaircir pour comprendre comment les pesticides altèrent le fonctionnement de notre organisme, et à quelles doses.
Une nouvelle étude, publiée le 1ᵉʳ septembre dans Archives of Toxicology, a ainsi regardé si un mélange de pesticides à des doses considérées comme sans risque pour la santé humaine avait des effets toxiques sur le foie. Résultat : l’équipe Toxalim de l’Inrae a trouvé des dysfonctionnements du foie et du système de régulation du glucose liés à quatre pesticides présents dans notre alimentation à des doses réglementaires.
➡️ Autrement dit, il y a bien un effet cocktail des quatre molécules qui, prises isolément, n’auraient pas eu d’effets nocifs.
« Ce résultat confirme une question clé pour l’évaluation des pesticides : comment mesurer leur toxicité sachant que nous sommes exposés à des mélanges et non à des pesticides isolés », souligne Laurence Payraste, toxicologue et autrice de l’étude.
⚠️ Aujourd’hui, toute la réglementation des pesticides ignore cet effet cocktail.
📺 Dans le documentaire de Complément d’enquête sur la retour de l’acétamipride, le sénateur Laurent Duplomb assume d’être un lobbyiste pour la FNSEA, le plus gros syndicat agricole français.
Pour rappel ➡️ un élu de la République représente les citoyens et les habitants de sa circonscription (commune, département, région ou pays) pour défendre leurs intérêts générales.
A l’inverse, un lobbyiste défend les intérêts particuliers d’un client, d’une entreprise ou d’une organisation.💰
Si une personne cumule ces deux fonctions, il y a ✨conflit d’intérêt✨
07/09/2026
Loi d'urgence agricole : malgré l'adoption, en pratique, le Conseil constitutionnel donne à l’Anses la clé pour empêcher le retour des néonicotinoïdes. 🚫
Saisi par plusieurs groupes parlementaires de gauche, le Conseil constitutionnel a rendu sa décision sur la loi d’urgence agricole. Les Sages ne censurent pas le retour de l’acétamipride et du flupyradifurone, mais ils posent plusieurs conditions qui rendent leur autorisation plus difficile.
Une fois l’autorisation demandée par le ministère de l’Agriculture, l’agence sanitaire française (l’Anses), chargée d’évaluer les pesticides, a deux mois pour décider d’accorder ou non cette dérogation.
Le Conseil constitutionnel ajoute que si l’Anses ne parvient pas à se prononcer dans les délais, la dérogation sera automatiquement refusée.
L’avis du Conseil constitutionnel permet aussi à l’Anses de limiter les dérogations à l’usage de ces néonicotinoïdes, notamment en les restreignant géographiquement selon les circonstances locales et la gravité de la menace. Elles pourraient donc ne pas concerner des filières entières.
Cependant, le Conseil constitutionnel ignore le principe de précaution, pourtant inscrit dans la Constitution. Il estime que la loi d’urgence agricole répond à « un motif d’intérêt général ». Or, les preuves scientifiques de la gravité des effets de l’acétamipride et du flupyradifurone sur l’environnement, la biodiversité et la santé humaine existent. Plus surprenant encore : le Conseil constitutionnel reconnaît tout de même l’existence de risques.
✊ On ne lâche rien !
Le Conseil constitutionnel rappelle que toute dérogation accordée par l’Anses pourra être contestée devant le tribunal administratif. L’agrochimie et ses soutiens politiques auraient tort de se réjouir : le retour de ces pesticides tueurs d’abeilles est encore loin d’être acquis.
04/09/2026
🌡️ Casser le thermomètre ne fait pas baisser la fièvre.
En 2024, dernière année pour laquelle des données sont disponibles, les cinq principaux acheteurs de pesticides de l'Union européenne — l’Espagne, la France, l’Italie, l’Allemagne et la Pologne — ont augmenté leurs achats de près de 10 % par rapport à 2023 (Pesticide Action Network (PAN) Europe, « Pesticide sales rise in the EU despite Commission claims of decline in use »).
Pourtant, la Commission européenne affirme que l'utilisation de pesticides aurait diminué de 61 %.
⚠️ Mais ce chiffre est fondé sur un indicateur mensonger : l’indicateur de risque harmonisé (HRI-1).
En 2024, sous la pression de la FNSEA, le gouvernement français a renoncé au NoDU (Nombre de doses unités), l’indicateur de référence mis en place en 2008 dans le cadre du plan Ecophyto pour mesurer l’usage des pesticides. Il l’a remplacé par l’indicateur HRI-1, pourtant vivement critiqué par la communauté scientifique et par la Cour des comptes européenne, qui lui reprochent de produire des résultats trompeurs.
L'indicateur HRI-1 entraîne une réduction artificielle de l'utilisation des pesticides. Par exemple, lorsqu'un pesticide n’est plus autorisé, l'indicateur y applique un ajustement qui donne l'impression que son utilisation a chuté de manière spectaculaire, alors qu'il a simplement été remplacé par une autre substance - et même si celle-ci est tout aussi toxique.
Autre problème : le HRI-1 confond quantité et toxicité. Imaginons que les autorités utilisent un indicateur similaire au HRI-1 pour réduire la consommation d’antalgiques. Si les généralistes remplaçaient le paracétamol (4 000 mg/j) par de la morphine (30 mg/j), la quantité d’antalgiques vendue diminuerait de 92 %, sans que l’indicateur ne tienne compte de leur puissance respective. Les autorités pourraient alors croire, à tort, que la consommation d’antalgiques a baissé.
Le HRI-1 ne mesure pas vraiment l’usage des ni les risques qu’ils représentent.
Un indicateur qui peut donc masquer la consommation réelle, voire son augmentation ?
💶 En choisissant le HRI-1, le gouvernement répond aux demandes de ceux qui défendent une agriculture productiviste.
Au Medef, le président de la FNSEA repart en croisade contre le principe de précaution. Et le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, applaudit. 🤑
Devant le Medef, le 26 août, lors d’une table ronde consacrée au consensus et au courage, Arnaud Rousseau a de nouveau appelé à « réinterroger » le principe de précaution. L’idée : remplacer le principe de précaution par le principe d’innovation.
Le principe d’innovation a été inventé par l’European Risk Forum, un think tank financé par les industriels du tabac, de la chimie, des pesticides, ainsi que des pétroliers...
Le principe d’innovation repose sur une logique opposée à celle du principe de précaution. Ce dernier, inscrit dans la Constitution française et dans le Traité européen de Maastricht, « vise à permettre aux décideurs de prendre des mesures de protection lorsque les preuves scientifiques relatives à un danger pour l’environnement ou la santé humaine sont incertaines et que les enjeux sont importants ».
Le principe d’innovation, récemment mis en avant par la Commission européenne, défend au contraire l’idée que les réglementations ne doivent pas entraver le développement de nouvelles technologies...
..quitte à reléguer au second plan la prévention des risques.
Arnaud Rousseau a également salué les parlementaires qui ont eu « le courage », dans la loi d’urgence agricole, de chercher « des solutions » pour permettre de faire évoluer le cadre. 🤢
31/08/2026
Considérant le « faible risque » pour le consommateur, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) propose, dans un avis publié le 25 août, d’augmenter la limite maximale de résidus (LMR) de flupyradifurone et de son métabolite, l’acide difluoroacétique (DFA) pour plusieurs produits.
🤔 À l’origine de cette demande d’augmentation ? Bayer.
Selon l’avis de l’EFSA, « le demandeur, Bayer AG, a présenté à l’autorité nationale compétente en Grèce une demande visant à modifier les limites maximales de résidus (LMR) existantes. [...] Sur la base des résultats de l’évaluation des risques, l’EFSA a conclu que l’ingestion à court et à long terme de résidus de flupyradifurone et de DFA résultant de l’utilisation du flupyradifurone conformé-ment aux pratiques agricoles déclarées est peu susceptible de présenter un risque pour la santé des consommateurs. »
⚡ Sont notamment concernées les amandes, noix et noisettes (une augmentation de 0,02 à 0,15 mg/kg), les pistaches (de 0,02 à 0,2 mg/kg) et les fraises (de 0,4 à 0,6 mg/kg). Il en est de même pour le DFA, dont les LMR sont augmentées pour les amandes, noix et noisettes (de 0,04 à 0,15 mg/kg) et les pistaches (de 0,04 à 0,1 mg/kg).
Dans un autre avis, également daté du 25 août et émis en réponse à une demande des agro-industriels DE SANGOSSE S.A.S et Tilco-Alginure, les tolérances concernant les phosphonates de potassium (des substances fongicides) dans plusieurs cultures sont aussi considérablement élargies. Celles-ci passent ainsi de 1,5 à 30 mg/kg pour les bananes ; de 20 à 60 mg/kg pour les ananas et de 40 à 90 mg/kg pour les radis. Elle est aussi fixée à 90 mg/kg pour les haricots et les pois, et à 60 mg/kg pour les racines de betteraves sucrières.
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