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L'Institut National des Arts Divinatoires (INAD) est un organisme de défense des consommateurs.

Information, prévention, défense des consommateurs des arts divinatoires et connexes,moralisation de la profession...

06/08/2026

TikTok n'a pas inventé les charlatans, il leur a juste donné une scène.

Il faut le dire une bonne fois, sans détour. Une partie de la profession est en train de mourir de honte, et elle refuse encore de l'admettre.
Ouvrez TikTok. Comptez. En quelques minutes de scroll, vous croiserez des guérisseurs autoproclamés qui n'ont jamais guéri personne, des spirites qui improvisent des dialogues avec vos défunts entre deux effets de filtre, des illuminés qui vous annoncent calmement qu'ils sont des scanners d'âme. Un scanner d'âme. Il faut l'écrire noir sur blanc pour mesurer le degré d'absurdité où l'on est arrivé, et surtout pour mesurer le mal que ça fait à tous ceux qui pratiquent, eux, avec sérieux, éthique et rigueur.

Ce ne sont plus des consultations, ce sont des spectacles. Des mises en scène calibrées pour l'algorithme, où la souffrance des gens, un deuil, une rupture, une angoisse, devient un produit d'appel. On y vend des travaux occultes fantômes, des rituels de désenvoûtement à répétition, des connexions avec l'au-delà facturées à la minute. Le public rit, partage, commente avec des emojis. Les clients, eux, s'accrochent. Ils reviennent. Ils paient encore. Et les plus fragiles se font littéralement plumer pendant que la scène se transforme en foire.
Il y a un mot pour ça, et ce n'est pas de la voyance, c'est de l'escroquerie émotionnelle. Certains de ces intervenants ne sont même pas malhonnêtes par calcul, ils sont en situation de déséquilibre manifeste et personne autour d'eux ne les arrête. D'autres, en revanche, savent parfaitement ce qu'ils font. Ils ont trouvé un filon, celui de la détresse humaine, et ils l'exploitent sans vergogne.
Et pendant ce temps, que fait la profession ? Elle regarde ailleurs. Elle baisse la tête. Elle ferme les yeux, elle bouche les oreilles. Par lassitude, par peur de faire des vagues, ou soyons honnêtes, parce que certains professionnels reconnus se sont mis eux aussi à surfer sur les mêmes recettes de commercialisation du vent : promesses vagues, urgence artificielle, prédictions sans engagement ni vérité.
Ce silence collectif a un prix, et il porte un nom : l'amalgame. Le public, fatigué de se faire avoir, ne fait plus la différence. Il conclut, avec une logique qu'on ne peut même pas lui reprocher, que la voyance ce sont tous des charlatans. Une phrase injuste pour les praticiens sérieux, mais une phrase que nous avons nous-mêmes laissée s'installer, faute d'avoir dénoncé à temps ceux qui salissent le métier.

Il faut le reconnaître avec une certaine gêne. Ce sont des influenceurs et de simples citoyens, extérieurs à la profession, qui commencent aujourd'hui à dénoncer publiquement ces dérives. Pas la profession. Eux. C'est un aveu d'échec pour tout un secteur qui aurait dû être le premier à s'indigner, le premier à trier le bon grain de l'ivraie, le premier à protéger son public.
L'Inad observe une multiplication inquiétante de figures nouvelles et incontrôlées. Passeurs d'âmes autoproclamés, médiums de défunts improvisés, spirites à la dérive, souvent sans formation, parfois en réelle souffrance psychique, jamais encadrés. Ce n'est plus un phénomène marginal, c'est devenu un système. Et il est temps que cela cesse d'être un non sujet.
Le public doit apprendre à questionner, à vérifier, à ne jamais confondre mise en scène et compétence. Une prédiction spectaculaire n'est pas une preuve. Un titre auto-décerné n'est pas une légitimité. La profession, ce qu'il en reste de sérieux et de digne, doit sortir du silence complice, nommer les dérives, se distinguer clairement, refuser de laisser le vent balayer ce qui doit rester un art d'écoute, de discernement et de responsabilité. Les plateformes elles-mêmes ont une part de responsabilité qu'elles esquivent trop facilement en laissant prospérer des contenus qui ciblent explicitement la vulnérabilité.

La voyance n'a pas vocation à être un théâtre de foire ni un supermarché de l'illusion. Elle a une histoire, une exigence, une éthique, que trop peu défendent encore aujourd'hui à voix haute. Il est temps que ceux qui la pratiquent avec sérieux cessent de se taire.

Le Bureau de L'INAD

03/08/2026

TRIBUNE D'OPINION " Les « médiums de Wish "
Depuis quelque temps, un phénomène nouveau apparaît sur les réseaux sociaux : des internautes, mais aussi des praticiens, dénoncent publiquement les dérives des « médiums de Wish ». Mieux vaut t**d que jamais.
Derrière cette expression devenue virale se cache une réalité plus préoccupante. À force de transformer la médiumnité en spectacle, certains finissent par discréditer l'ensemble des arts divinatoires. Une caméra, quelques formules définitives, des annonces spectaculaires, une mise en scène savamment orchestrée... et des milliers de personnes prennent ces démonstrations pour la norme.

Pourtant, ces nouveaux « médiums » n'ont rien inventé.
Ils n'ont fait que reprendre les recettes de ceux qui, depuis des décennies, prospèrent sur les prétendus « travaux occultes », les désenvoûtements miracles, les rituels censés résoudre tous les malheurs de l'existence et autres promesses illusoires. Seuls les outils ont changé : hier les petites annonces, aujourd'hui les plateformes numériques.
Les victimes, elles, sont souvent les mêmes : des personnes fragilisées par un deuil, une séparation, une maladie, des difficultés financières ou une profonde détresse personnelle.
Cette situation porte un double préjudice.
Elle fragilise d'abord les consultants, qui ont besoin d'être protégés contre les dérives et les promesses irréalistes.

Elle discrédite ensuite les professionnels qui exercent leur activité avec sérieux, dans le respect d'une éthique, d'une déontologie et du libre arbitre de leurs consultants.

À force d'absence de règles, le public ne distingue plus le praticien responsable de l'improvisateur. Tout se mélange. La caricature devient la référence. Cette confusion n'est pas une fatalité.

Depuis plusieurs années, le Syndicat Professionnel des Praticiens des Arts Divinatoires (SPPAD), en lien avec l'Institut National des Arts Divinatoires (INAD), mène un travail constant auprès des pouvoirs publics. Des échanges ont été engagés avec le ministère du Travail, des démarches ont été entreprises jusqu'au cabinet du Premier ministre afin que cette question soit portée au plus haut niveau de l'État, et des interventions ont également été conduites auprès de la direction nationale de l'URSSAF.

L'objectif est clair : doter la profession d'un véritable cadre, définir des règles de bonnes pratiques, instaurer une déontologie commune, identifier les professionnels engagés dans cette démarche et offrir au public des repères fiables.
Il ne s'agit pas de faire reconnaître des croyances. Il s'agit de reconnaître qu'une activité professionnelle implique des devoirs, des responsabilités et des exigences.
La profession ne peut plus rester spectatrice pendant que son image est confisquée par une cohorte adeptes du sensationnel.

Les réseaux sociaux commencent enfin à faire émerger une parole critique. C'est une bonne nouvelle. Mais cela ne suffira pas. Sans organisation professionnelle, sans règles communes et sans reconnaissance institutionnelle, les dérives continueront d'alimenter la confusion.
Le temps est venu pour les praticiens de se rassembler afin de défendre leur métier, leur éthique et les consultants qui leur accordent leur confiance.
Car le véritable combat n'est pas contre les « médiums de Wish ».
Il est contre le vide réglementaire qui leur permet de prospérer.

Sppad Syndicat Professionnel des Praticiens des Arts Divinatoires

30/07/2026

Anne Tuffigo en ligne de mire
Les polémiques passent. Les questions qu'elles soulèvent, elles, demeurent. Celle qui entoure aujourd'hui Anne Tuffigo dépasse largement le cas d'une personnalité médiatique : elle pose une question de fond. Jusqu'où peut-on présenter publiquement des affirmations extraordinaires sans accepter qu'elles soient soumises à l'esprit critique ?

Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux multiplient vidéos, témoignages et critiques autour de ses interventions et de ses prédictions. Certains y voient un accompagnement spirituel sincère. D'autres contestent la crédibilité de certaines déclarations et s'interrogent sur leur cohérence dans le temps.
Cette controverse n'est pas inédite. L'affaire Delphine Jubillar avait déjà placé plusieurs médiums sous les projecteurs, avec son lot de révélations, de certitudes et de prédictions envahissant l'espace médiatique. Les développements de l'enquête ont rappelé une réalité simple : la justice ne repose ni sur l'intuition, ni sur des dons prétendus, mais sur des preuves.

Pour l'INAD, le débat ne porte pas sur les croyances personnelles , chacun est libre des siennes. Il porte sur la responsabilité de celles et ceux qui s'expriment publiquement et influencent un large public. Dès lors qu'une pratique devient une activité médiatique ou commerciale, elle s'expose, comme n'importe quelle autre, au regard critique.
La notoriété n'est pas un brevet de crédibilité. Elle n'autorise pas à affirmer une chose puis son contraire sans jamais accepter la contradiction. Au contraire : plus l'audience est large, plus l'exigence de rigueur devrait l'être aussi.
Cette réflexion rejoint les principes énoncés par Allan Kardec, qui rappelait que la médiumnité ne devait jamais devenir un commerce. Le contact avec les défunts, lorsqu'il est présenté comme possible, touche à l'intime , le deuil, la souffrance, l'espérance. Ces réalités méritent le respect. Elles ne devraient jamais servir d'argument commercial, de produit d'appel ou de spectacle.

Les consommateurs ne sont pas un marché captif, ni des personnes à qui il suffirait de vendre des certitudes ou de l'émotion. Ils ont droit à une information loyale, à la transparence, et au respect de leur intelligence.
Les réseaux sociaux, eux, privilégient souvent le spectaculaire à la démonstration : plus une affirmation est catégorique, plus elle est susceptible de devenir virale, indépendamment de sa véracité. C'est précisément pour cette raison que l'esprit critique reste indispensable.

L'INAD assume pleinement sa mission : analyser les pratiques, interroger les affirmations publiques, et rappeler qu'aucune notoriété ne se substitue aux faits. La liberté de croire est un droit. Elle ne dispense pas de la responsabilité lorsque des déclarations sont diffusées auprès de milliers de personnes.
La spiritualité mérite le respect. Les consommateurs aussi.

26/07/2026

En hommage aux victimes des incendies, aux sapeurs-pompiers et à tous ceux qui font vivre la solidarité

Pendant que des milliers d'hectares partent en fumée, pendant que des familles quittent leur maison avec quelques souvenirs dans les bras, pendant que des enfants découvrent la peur de tout perdre, une autre France se lève.
Celle des sapeurs-pompiers.
Des femmes et des hommes qui avancent là où tout le monde recule. Qui entrent dans les flammes alors que chacun cherche instinctivement à s'en éloigner. Ils ne demandent ni applaudissements ni reconnaissance. Ils accomplissent simplement leur devoir, parfois au péril de leur vie.
À leurs côtés, des bénévoles, des associations, des élus, des voisins anonymes ouvrent leurs portes, distribuent de l'eau, accueillent des familles et réconfortent ceux qui ont tout perdu.

Voilà ce qu'est la solidarité.
Dans les périodes les plus difficiles, un pays ne se mesure pas à ses discours, mais à sa capacité à tendre la main.
L'Institut National des Arts Divinatoires (INAD) a souhaité, aujourd'hui, mettre de côté toutes les polémiques pour adresser un message simple.
Pensons à celles et ceux qui souffrent.
Pensons aux victimes qui devront reconstruire leur vie.
Pensons surtout à nos sapeurs-pompiers qui, chaque jour, affrontent les flammes avec un courage exemplaire pour protéger des femmes, des hommes, des enfants, parfois des inconnus qu'ils ne rencontreront jamais.
Si chacun d'entre nous peut accomplir un geste, même modeste, qu'il le fasse.
Un don aux associations venant en aide aux sinistrés.
Un soutien aux œuvres qui accompagnent les sapeurs-pompiers et leurs familles.
Une pensée pour celles et ceux qui ont tout perdu.
Parce que la solidarité ne se décrète pas. Elle se vit.
Les catastrophes révèlent souvent le meilleur comme le pire de notre société.
À nous de choisir de quel côté nous voulons être.
À l'INAD, nous avons choisi le nôtre : celui de la solidarité, de l'entraide et de l'humanité.
Aujourd'hui, la France n'a pas besoin de peur.
Elle a besoin de femmes et d'hommes qui tendent la main.
Elle a besoin de courage.
Elle a besoin d'espérance.
Et cela, aucun miracle ne pourra jamais le remplacer.

À toutes les victimes, à tous les bénévoles, et à tous les sapeurs-pompiers qui risquent leur vie pour sauver celle des autres, l'INAD adresse son profond respect et toute sa reconnaissance.

23/07/2026

Ligne directe avec le Ciel… et service marketing sur Terre

Aujourd'hui, il ne suffit plus d'être voyant. Il faut être « numéro 1 », « reconnu », « élu », « béni » et, si possible, recommandé par un organisme historique. C'est plus vendeur.
Ainsi, certains n'hésitent pas à se parer d'une distinction prétendument attribuée par l'Institut National des Arts Divinatoires. Petit détail embarrassant : l'INAD affirme n'avoir jamais décerné un tel titre et déplore que cette présentation puisse induire le public en erreur. Voilà qui fait désordre lorsqu'on bâtit sa réputation sur une caution que son prétendu auteur désavoue.

Mais le meilleur est à venir.
Emilia Nina ''Médium'' annonce désormais avoir reçu… un message de Jésus lui-même. Rien que ça.
Le Fils de Dieu aurait donc choisi Instagram, TikTok et les réseaux sociaux comme nouveau canal de communication. Après les Béatitudes, place aux publications virales, aux partages en cascade et aux « likes » célestes. L'ange Gabriel n'avait manifestement pas prévu les algorithmes.

Le procédé est toujours le même : quelques mots soigneusement choisis – « lumière », « vibrations », « anges », « énergie », « éveil », « protection divine »… Mélangez le tout avec une prophétie suffisamment vague pour pouvoir sembler réalisée après coup, ajoutez une pincée d'inquiétude sur « l'année terrible » qui s'annonce, une invitation à prier, et vous obtenez une recette vieille comme le monde, simplement remise au goût du numérique.
Une prophétie qui ne peut jamais être vérifiée possède un avantage considérable : elle ne peut jamais vraiment être démentie.

Lorsque tout va mal, c'était annoncé. Lorsque tout va bien, la prière a fonctionné. Lorsque rien ne se produit, le message était symbolique.
Dans ce genre de récit, la réalité a toujours tort.
Le plus préoccupant n'est pas que certains croient sincèrement recevoir des inspirations spirituelles. La liberté de croyance est entière.
Le problème apparaît lorsque des affirmations extraordinaires sont accompagnées de titres flatteurs dont l'organisme cité conteste lui-même l'existence. Là, on ne parle plus de spiritualité, mais de crédibilité empruntée.
Le consommateur mérite mieux que des auréoles en autocollant.
Internet est devenu un gigantesque carnaval où pullulent, entre autres, médiums intergalactiques, guérisseurs quantiques, prophètes de salon et autres ambassadeurs autoproclamés de l'invisible. Tous prétendent détenir une exclusivité avec l'au-delà ; curieusement, aucun ne fournit de preuves à la hauteur de ses certitudes.
Pendant ce temps, des personnes fragiles cherchent des réponses, de l'espoir ou du réconfort. Elles méritent autre chose que des arguments d'autorité fabriqués de toutes pièces ou des révélations invérifiables présentées comme des vérités.
Le véritable miracle, aujourd'hui, n'est peut-être pas de recevoir un message du Ciel.

C'est encore de rencontrer quelqu'un qui accepte qu'on lui demande des preuves.
En matière de voyance comme ailleurs, la lumière la plus utile reste celle de l'esprit critique. Elle éclaire mieux que toutes les prophéties, ne coûte rien et n'a jamais eu besoin d'un certificat de complaisance pour exister.

Heureusement, tous les professionnels des arts divinatoires ne se reconnaîtront pas dans les dérives évoquées ici. Beaucoup exercent avec discrétion, honnêteté et respect de leurs consultants, sans se fabriquer de titres prestigieux, sans promettre l'impossible et sans instrumentaliser la foi ou les peurs pour séduire le public souvent non averti .

À celles et ceux qui travaillent avec rigueur, éthique et humilité, ce texte ne s'adresse pas à eux: il leur rend au contraire hommage. Leur crédibilité ne repose ni sur des distinctions contestées ni sur des révélations spectaculaires, mais sur la confiance qu'ils inspirent, la sincérité de leur démarche et le respect qu'ils portent à celles et ceux qui viennent les consulter. Ce sont eux qui honorent véritablement leur profession.

08/07/2026

Idéal Voyance : L'indépendance sous contrôle

L’INAD a récemment été saisi d’une réclamation de M. Nathaniel , une réclamation particulièrement documentée mettant en cause la plateforme Idéal Voyance, exploitée par la société SATYNA SA
Pour lire la suite, cliquez sur le lien suivant:
https://inad.info/blog/presse-ecrite/1850-ideal-voyance-l-independance-sou

06/07/2026

VOYANCE, PLATEFORMES ET MISE EN RELATION : LE TEMPS DE LA TRANSPARENCE
Tribune du Syndicat Professionnel des Praticiens des Arts Divinatoires (SPPAD)
Depuis plusieurs mois, le SPPAD est régulièrement saisi de témoignages et de signalements émanant de praticiens des arts divinatoires qui expriment de profondes inquiétudes quant à certaines pratiques observées sur plusieurs plateformes de mise en relation.Ces témoignages présentent un point commun particulièrement préoccupant : la très grande majorité des praticiens qui nous contactent refusent de témoigner publiquement ou par écrit.
Tous invoquent la même raison : la peur d'être reconnus par les plateformes avec lesquelles ils travaillent et de subir des conséquences sur leur activité ou leur visibilité. Qu'elle soit fondée ou simplement ressentie, cette crainte ne peut être ignorée. Lorsqu'une profession hésite à prendre la parole par peur des répercussions, il appartient à son organisation professionnelle de porter sa voix.
C'est la mission du SPPAD.Au fil des signalements, plusieurs pratiques reviennent de manière récurrente.La première concerne les consultations gratuites.
De nombreux praticiens nous indiquent qu'il leur serait demandé d'offrir régulièrement des consultations sans rémunération afin de fidéliser la clientèle de certaines plateformes. Beaucoup expliquent accepter à contrecœur, estimant qu'un refus pourrait avoir des conséquences sur leur activité.
Cette situation soulève une interrogation essentielle.
Un auto-entrepreneur est un professionnel indépendant. Son temps de travail est sa seule richesse.
Peut-il être conduit, de manière répétée, à exercer gratuitement son activité au bénéfice d'une entreprise commerciale sans que cela ne soulève de questions sur l'équilibre de la relation économique ?

Le second sujet d'inquiétude concerne la visibilité des praticiens.
De nombreux professionnels nous rapportent qu'ils deviennent progressivement invisibles, relégués au fond des classements, tandis que d'autres apparaissent de façon quasi permanente parmi les premiers résultats.

Selon plusieurs témoignages, cette mise en avant pourrait, dans certains cas, être liée à des dispositifs de référencement ou de promotion payants.Si tel est le cas, une question simple mérite d'être posée.Le consommateur est-il clairement informé que certains praticiens bénéficient d'une visibilité privilégiée en raison d'une prestation commerciale ?

Ou peut-il croire, en toute bonne foi, que les premiers professionnels affichés sont objectivement les plus compétents, les mieux évalués ou les plus recommandés ?Le SPPAD ne conteste pas le droit des plateformes de proposer des services de publicité ou de référencement.
En revanche, il estime que toute mise en avant résultant d'un avantage commercial devrait être clairement portée à la connaissance du consommateur, afin que celui-ci puisse exercer son choix en parfaite connaissance de cause.

La transparence n'est pas une option.Elle est un principe fondamental de toute relation commerciale loyale.Les plateformes occupent aujourd'hui une place essentielle dans l'exercice de nombreux praticiens.
Cette position leur confère également une responsabilité importante, tant à l'égard des professionnels qui leur font confiance que des consommateurs qui utilisent leurs services.

Parce que ces interrogations concernent à la fois les travailleurs indépendants et les consommateurs, le SPPAD- https://sppad-syndicat.com/ a décidé d'interroger officiellement la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Notre démarche poursuit un objectif clair : obtenir des clarifications sur les règles applicables et contribuer à promouvoir des pratiques toujours plus transparentes, plus loyales et plus respectueuses de chacun.Cette initiative n'est dirigée contre aucune plateforme en particulier.Elle est menée dans l'intérêt général de toute une profession.
Le SPPAD continuera à recueillir les témoignages des praticiens qui souhaitent lui faire part de leur expérience. Leur anonymat sera strictement préservé.
Nous appelons également les plateformes à faire de la transparence un véritable engagement.
Les praticiens qui exercent leurs activités dans le respect des professionnels et des consommateurs n'ont rien à craindre d'un dialogue ouvert ni d'un examen objectif de leurs pratiques.
Les arts divinatoires méritent d'être exercés dans un climat de confiance.Les praticiens méritent d'être respectés. Les consommateurs méritent une information claire, loyale et transparente.
C'est au nom de ces principes que le SPPAD poursuivra son action.

02/07/2026

Facturation électronique : vous travaillez avec une plateforme de voyance ? Voici ce qu'il faut savoir.

À la suite de notre précédente publication, plusieurs adhérents nous ont posé la même question :

« Je travaille avec une ou plusieurs plateformes de voyance. Suis-je concerné par la facturation électronique ? »
Cette question est tout à fait légitime. Aujourd'hui, de nombreux praticiens exercent tout ou partie de leur activité par l'intermédiaire de plateformes de voyance, que ce soit par téléphone, tchat ou visioconférence.

Que vous travailliez avec Wengo, Spiriteo, Kang, Cosmospace, Ideal Voyance ou toute autre plateforme, les principes restent les mêmes. Ce qui compte, ce n'est ni le nom de la plateforme ni le montant de votre chiffre d'affaires, mais la nature de la relation qui vous lie à elle.

En effet, beaucoup pensent que plus le chiffre d'affaires est important, plus les obligations sont nombreuses. En réalité, ce n'est pas le cas.

La question essentielle est beaucoup plus simple :
Qui est réellement votre client ?

Lorsque vous facturez directement la plateforme

Certaines plateformes demandent au praticien d'établir une facture correspondant aux consultations réalisées.

Dans cette situation, votre client est la plateforme. Il s'agit d'une relation entre deux professionnels. Les factures que vous lui adressez entreront donc, à terme, dans le dispositif de la facturation électronique selon le calendrier prévu pour les micro-entrepreneurs.

Lorsque la plateforme gère la relation avec le consultant

Dans d'autres cas, le fonctionnement est différent.

La plateforme recherche les consultants, encaisse le paiement des consultations, établit la facture, reverse ensuite la rémunération du praticien après déduction de sa commission et, le plus souvent, interdit tout contact direct entre le praticien et le consultant en dehors de la plateforme.

Beaucoup de praticiens ont donc le sentiment que la clientèle appartient à la plateforme, puisqu'ils ne peuvent ni la connaître réellement, ni la fidéliser en dehors de celle-ci.
Sur le plan juridique, la situation peut toutefois être plus nuancée. C'est le contrat conclu avec la plateforme qui détermine la nature exacte de la relation entre les parties et, par conséquent, les obligations qui peuvent en découler.

C'est pourquoi il est important de ne pas tirer de conclusion trop rapide. Prenez le temps de relire votre contrat

Toutes les plateformes ne fonctionnent pas de la même manière.
Avant toute chose, prenez quelques minutes pour relire votre contrat de collaboration.

Demandez-vous simplement :

À qui adressez-vous vos factures ? Qui est désigné comme votre client ? La plateforme achète-t-elle vos prestations ou agit-elle comme simple intermédiaire ?

Les réponses à ces questions vous permettront de mieux comprendre les règles qui s'appliquent à votre situation.

En cas de doute, n'hésitez pas à demander des précisions à la plateforme avec laquelle vous collaborez ou à vous rapprocher de votre expert-comptable.

Le SPPAD à vos côtés
La réforme de la facturation électronique soulève encore de nombreuses interrogations, notamment pour les praticiens qui exercent sur des plateformes.

Le SPPAD poursuivra son travail d'information afin de vous apporter des explications claires, objectives et adaptées aux réalités de votre profession.

Notre priorité est que chaque praticien puisse anticiper ces évolutions réglementaires et exercer son activité en toute sérénité.

Le SPPAD informe, accompagne et défend les praticiens des arts divinatoires. Parce qu'une profession bien informée est une profession mieux protégée.

30/06/2026

Ce qui change pour les praticiens des arts divinatoires en 2026
Facturation électronique : faut-il s'inquiéter ?

Depuis plusieurs semaines, nous recevons de nombreuses questions concernant la réforme de la facturation électronique.
Les informations qui circulent sur Internet sont parfois difficiles à comprendre et peuvent susciter des inquiétudes.
Le SPPAD a donc choisi de vous expliquer, simplement et sans jargon administratif, ce qui change réellement pour les praticiens des arts divinatoires.

La bonne nouvelle est que, dans la majorité des situations, vos consultations auprès de particuliers ne seront pas concernées par l'obligation d'émettre une facture électronique.
En effet, cette réforme concerne principalement les échanges entre professionnels.
Autrement dit, si vous exercez votre activité auprès d'une clientèle de particuliers, vos habitudes de travail ne seront pas bouleversées.

En revanche, une évolution vous concernera tout de même.
À partir du 1er septembre 2026, tous les auto-entrepreneurs devront être en mesure de recevoir les factures électroniques envoyées par leurs fournisseurs (logiciel de facturation, opérateur Internet, téléphonie, hébergement de site, etc.).
Rassurez-vous : cette évolution sera progressive et des solutions adaptées seront proposées.

Le rôle du SPPAD est justement de vous accompagner afin que vous puissiez exercer votre activité en toute sérénité.
Dans quelques jours, nous aborderons le cas particulier des praticiens qui travaillent avec des plateformes de voyance.

Accueil - SPPAD 29/06/2026

Le saviez-vous ?
Comprendre la facturation électronique B2B en quelques minutes
Depuis plusieurs mois, on entend beaucoup parler de la réforme de la facturation électronique. Les informations circulent, parfois de manière contradictoire, et il est normal que de nombreux praticiens des arts divinatoires se demandent s'ils seront concernés.
Avant d'aborder les nouvelles obligations applicables aux auto-entrepreneurs, il est utile de comprendre une notion essentielle : qu'est-ce que le B2B ?

B2B : un terme simple
Le sigle B2B signifie Business to Business, c'est-à-dire une relation commerciale entre deux professionnels.
À l'inverse, lorsque vous réalisez une consultation pour un particulier, on parle de B2C (Business to Consumer).
Cette différence est importante, car la réforme de la facturation électronique concerne principalement les échanges entre professionnels.

Quelques exemples
A- Vous recevez en consultation Mme Dupont dans votre cabinet ou vous réalisez une consultation par téléphone : votre cliente est une particulière. Il s'agit d'une activité B2C.
B- Vous intervenez pour une entreprise, une association ou vous adressez une facture à une plateforme de voyance qui est votre cliente : il s'agit d'une activité B2B.
La distinction est donc très simple : tout dépend de la qualité de votre client.

Pourquoi cette différence est-elle importante ?
Beaucoup de praticiens ont entendu dire que « la facture électronique devient obligatoire ».

Cette affirmation est incomplète.
En réalité, ce sont principalement les factures échangées entre professionnels qui sont concernées par cette réforme.
Les consultations réalisées directement auprès de particuliers ne sont généralement pas soumises à cette obligation.

Ce que le SPPAD* va vous expliquer
Dans les prochains jours, le SPPAD publiera deux articles pour répondre aux questions que se posent les praticiens :
1- Les voyants qui travaillent exclusivement avec des particuliers sont-ils concernés ?
2- Quelles sont les obligations des praticiens qui collaborent avec des plateformes de voyance ?

Notre objectif est de vous apporter une information claire, fiable et adaptée aux réalités de notre profession, afin que chacun puisse anticiper sereinement les évolutions réglementaires.
Le SPPAD -Syndicat Professionnel des Arts divinatoires , reste mobilisé pour accompagner et informer l'ensemble des praticiens des arts divinatoires.

Le Bureau du SPPAD en lien avec l'INAD
*

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