ABLE - Formation - Supervision
ABLE FORMATION est un organisme de formation spécialisé dans l’autisme et les troubles associés, créé par Julie Tuil en 2014. www.julietuil.com
ABLE FORMATION propose des formations à destination des parents et professionnels intervenant auprès de personnes présentant un trouble du spectre autistique (TSA) ou d’autres troubles du développement L’organisme dispense des formations et supervisions auprès des proches de personnes avec autisme, tout comme auprès des professionnels : IME, SESSAD, CAMSP, ITEP, MAS, FAM, foyers de vie, SAMSAH, ESAT, hôpitaux de jour, unités d’enseignement en maternelle. Depuis sa création, ABLE JULIE TUIL a formé plusieurs milliers de personnes. En outre, tous ses formateurs, sont reconnus pour leur grande expérience auprès des personnes en situation de handicap. Nos formations sont fondées sur des méthodes recommandées par la Haute Autorité de Santé et l’ANESM. Elles sont mises à jour très régulièrement suivant les nouvelles recommandations mondiales, notamment aux Etats-Unis. ABLE JULIE TUIL est certifié Datadock et UNIFAF et nos interventions sont prises en charge par les OPCA.
21/09/2026
🧠 “Il parait qu’on utilise que 10% de notre cerveau !”
Nous avons tous un jour entendu une légende urbaine sur le fonctionnement du cerveau.
Parfois, difficile de savoir d’où elle vient, et surtout, si elle est vraie 🤡
Le problème, c’est que ces idées reçues peuvent être contreproductives et empêcher d’avoir recours à des méthodes d’apprentissage efficaces.
En voici 4:
👉 On est cerveau droit ou cerveau gauche : qui a dit ça ?
👉 On utilise 10% de son cerveau : heureusement que non !
👉 On est plutôt mémoire visuelles ou auditive : rien n’est prouvé
👉 Les TDAH manquent de volonté : non, c’est le cerveau qui fonctionne différemment
Est-ce que vous croyiez à l’une d’entre elles ? Dites-le nous en commentaire 👇
18/09/2026
Passation professionnelle : comment faire en sorte de bien accompagner les personnes avec Trouble du Neurodéveloppement (TND) ? 🤔
Lorsque les équipes de suivi des personnes TND changent, elles doivent garantir la continuité de l'accompagnement et la cohérence des pratiques.
Au-delà du dossier administratif, il faut être vigilant à ne pas oublier de transmettre des informations essentielles et, pour ce faire, il est important de prendre le temps ⌛
Une passation bien réalisée permettra aux personnes suivies de ressentir le moins possible le poids du changement et de continuer à bénéficier d’un accompagnement adéquat.
Et vous, comment organisez-vous vos passations ? Racontez-nous en commentaire 👇
16/09/2026
Comment bien accompagner les jeunes avec des Troubles du Neurodéveloppement (TND) lors de la rentrée scolaire ? 🎒
La rentrée scolaire peut entrainer des changements importants dans les habitudes d’un jeune TND. Elle peut être source d’angoisse, de contrariété, de frustration et demander un effort d'adaptation parfois éreintant.
Pour bien les accompagner, il est nécessaire de bien :
🧠 Anticiper les changements
🗣️ Expliquer même ce qui semble évident
🧘♂️ Prévoir des temps de récupération
📢 Identifier les besoins et difficultés sensorielles
💡 Différencier ce qui relève d’une opposition d’une réelle difficulté.
Il s’agit de réflexes à adopter à chaque changement de situation d’un jeune avec TND, afin de faciliter son adaptation.
Vous souhaitez vous former pour mieux accompagner les TND et le TSA ?
Découvrez nos formations suivant le lien en bio ☝️
30/04/2026
L’importance de la cohérence d’équipe.
Dans de nombreux ESMS, chaque professionnel ajuste sa réponse “en fonction de la situation”.
Logique.
Humain.
Mais du point de vue du cerveau, c’est un problème.
👉 L’apprentissage repose sur la stabilité des associations.
Si un comportement entraîne une réponse différente selon l’adulte :
– le cerveau ne construit pas de règle
– les comportements fluctuent
– l’évitement augmente
Et il apprend une chose très simple :
👉 “Ça dépend de qui est en face.”
Ajoutons à cela un environnement déjà coûteux :
– bruit
– lumière
– imprévisibilité
➡️ la charge cognitive augmente
➡️ la régulation devient plus difficile
Ce n’est pas un manque de cadre.
C’est un manque de lisibilité.
🎯 Ce qui change vraiment les choses :
✔ partager une lecture commune
✔ s’accorder sur les conséquences données
✔ maintenir des contingences stables
✔ intégrer le sensoriel
📚 Skinner, 1953
📚 Cooper et al., 2020
📚 Dunn, 1997
📚 Dawson et al., 2010
28/04/2026
Apprentissage naturel vs apprentissage structuré : faut-il vraiment choisir ?
Dans le champ des TND, ces deux approches sont souvent opposées.
En réalité, elles reposent sur le même mécanisme.
Le cerveau apprend en créant des associations entre un comportement et ses conséquences.
Ce processus est soutenu par les circuits de la récompense (dopamine).
La différence ?
🔹 L’apprentissage structuré
→ cadre clair
→ attentes précises
→ feedback immédiat
🔹 L’apprentissage naturel
→ situations du quotidien
→ motivation spontanée
→ interactions réelles
Les approches actuelles les plus efficaces ne choisissent pas.
👉 Elles combinent.
Structurer pour apprendre.
Naturaliser pour généraliser.
L’objectif n’est pas d’opposer ces approches, mais de comprendre quand et comment les utiliser pour les rendre complémentaires.
Références scientifiques :
Schreibman et al., 2015 – Naturalistic Developmental Behavioral Interventions
Koegel & Koegel, 2006 – Pivotal Response Treatments
Dawson et al., 2010 – Early Start Denver Model
Lovaas, 1987 – Behavioral treatment and normal educational functioning in young autistic children
23/04/2026
Dans de nombreux ESMS, le FALC se développe.
Mais sur le terrain, une réalité revient souvent :
👉 les documents existent… mais ils ne sont pas toujours utilisés.
Lors d’une supervision au sein d’un SAMSAH, un travail a été engagé autour de la procédure d’admission.
Une procédure existait déjà, mais difficile à comprendre pour les usagers.
Or, dans les SAMSAH, les démarches sont le plus souvent réalisées par les usagers eux-mêmes.
Il est donc essentiel qu’ils puissent comprendre les documents qui leur sont destinés.
Il a été décidé de la retravailler en co-construction avec l’équipe.
Les objectifs pour cet établissement était :
👉 la rendre réellement accessible et compréhensible
👉 en faire un outil sur lequel l’assistante sociale peut s’appuyer
👉 permettre aux usagers de se représenter l’avancement de leur admission
Comprendre une information mobilise plusieurs fonctions :
– le langage
– l’attention
– la mémoire de travail
– les fonctions exécutives
Dans les troubles du neurodéveloppement, ces ressources sont déjà fortement sollicitées.
Quand la charge cognitive est trop élevée : le cerveau décroche.
La procédure a donc été repensée :
✔ phrases plus courtes
✔ étapes clairement séquencées
✔ informations explicites
✔ support visuel structuré
Avec une question simple :
👉 est-ce que cette information est réellement utilisable par les usagers ?
Il s’agit du même contenu, mais pas le même accès. Le FALC ne consiste pas à simplifier pour simplifier. Il permet de rendre l’information accessible… donc utilisable.
21/04/2026
La surcharge sensorielle n’est pas un caprice.
C’est un phénomène neurologique réel.
Un jeune qui crie, fuit ou se met en crise n’est pas forcément en train de refuser une consigne.
Son cerveau est peut-être simplement en surcharge sensorielle.
Dans l’accompagnement des jeunes présentant un trouble du neurodéveloppement, certains comportements sont souvent interprétés comme de l’opposition, de l’évitement ou un refus de coopérer.
Pourtant, dans de nombreuses situations, il s’agit en réalité d’une réaction du cerveau face à une surcharge sensorielle.
Le cerveau reçoit en permanence des informations provenant de l’environnement : sons, lumières, mouvements, contacts, odeurs.
Ces informations sont normalement filtrées et hiérarchisées par différents réseaux cérébraux impliqués dans le traitement sensoriel et l’attention.
Chez certains jeunes, notamment dans le cadre d’un trouble du spectre de l’autisme, ces mécanismes de filtrage sensoriel peuvent fonctionner différemment.
Le cerveau peut alors traiter simultanément un grand nombre de stimuli sans parvenir à les organiser ou à les prioriser.
Ce phénomène entraîne une augmentation de la charge cognitive et émotionnelle.
Dans ce contexte, certains comportements peuvent apparaître :
• agitation ou fuite
• cris ou pleurs
• refus d’entrer dans un environnement
• retrait ou isolement
• difficultés à se concentrer
Ces réactions ne sont pas des stratégies d’opposition.
Elles correspondent souvent à une tentative de régulation face à un environnement devenu trop intense pour le système nerveux.
Comprendre la surcharge sensorielle permet de modifier l’intervention.
Plutôt que d’augmenter les exigences ou de demander davantage de contrôle, il devient possible d’agir sur l’environnement :
• réduire les stimuli sensoriels
• structurer l’espace
• anticiper les situations difficiles
• proposer des temps de récupération sensorielle
Dans les formations et supervisions proposées chez ABLE, l’analyse des contextes sensoriels fait partie des éléments essentiels pour comprendre certains comportements et ajuster les accompagnements.
Lorsqu’un environnement devient plus prévisible et plus régulé, le cerveau peut consacrer davantage de ressources à l’apprentissage et à l’interaction.
Comprendre les mécanismes sensoriels permet souvent de transformer profondément la manière d’accompagner un jeune.
Merci à Comprendre l’Autisme pour cette infographie : https://comprendrelautisme.com/bd-et-video-sur-lautisme/infographies-sur-lautisme/
16/04/2026
Un comportement ne devient vraiment acquis que lorsqu’il ne dépend plus d’une récompense constante.
Dans les approches basées sur l’analyse du comportement, le renforcement est un levier central de l’apprentissage.
Lorsqu’un comportement est suivi d’une conséquence positive, le cerveau augmente la probabilité que ce comportement se reproduise.
Ce processus repose sur les systèmes cérébraux impliqués dans la motivation et l’apprentissage par conséquence.
Lorsque l’action et la conséquence sont associées de manière claire et immédiate, le cerveau consolide progressivement cette association.
Mais un point est souvent sous-estimé dans la pratique : le renforcement ne doit pas rester constant indéfiniment.
Si un comportement est toujours suivi du même renforçateur, il peut devenir dépendant de celui-ci.
Autrement dit, le comportement n’apparaît que lorsque la récompense est attendue.
C’est précisément pour éviter ce phénomène que les programmes d’apprentissage intègrent une étape essentielle : l’estompage du renforcement.
L’estompage consiste à modifier progressivement les conditions dans lesquelles le renforcement est délivré.
Concrètement, cela peut passer par :
• un passage progressif d’un renforcement systématique à un renforcement intermittent
• une augmentation des exigences avant l’accès au renforçateur
• l’introduction de renforçateurs naturels présents dans l’environnement
Sur le plan de l’apprentissage, ce processus est fondamental.
Les recherches en analyse du comportement montrent que les comportements maintenus par des programmes de renforcement intermittents sont plus résistants à l’extinction.
Autrement dit, le comportement devient plus stable et plus durable.
Dans les formations et supervisions proposées chez ABLE, l’estompage du renforcement est abordé comme une étape clé de l’apprentissage.
Il permet de passer d’un comportement acquis en situation d’enseignement à un comportement réellement intégré dans le quotidien.
Apprendre un comportement est une première étape.
Mais apprendre à le maintenir sans dépendre d’une récompense constante est ce qui permet l’autonomie.
Références scientifiques :
Ferster & Skinner, 1957 – Schedules of Reinforcement
Cooper, Heron & Heward, 2020 – Applied Behavior Analysis
Schreibman et al., 2015 – Naturalistic Developmental Behavioral Interventions
14/04/2026
Pourquoi utiliser les signes pour soutenir la parole orale est pertinent ?
Associer des signes à la parole ne freine pas le langage.
Les données scientifiques montrent l’inverse.
Dans le développement typique comme dans les TSA, le langage repose sur l’intégration multisensorielle : audition, vision, motricité et traitement symbolique.
Ajouter un signe manuel à un mot active simultanément plusieurs réseaux neuronaux (aires motrices, cortex prémoteur, régions temporales impliquées dans le traitement du langage).
Ce couplage augmente :
➡️ l’attention conjointe
➡️ la stabilité du traitement auditif
➡️ la mémorisation lexicale
➡️ la probabilité d’émission verbale
Mais surtout, le geste renforce la compréhension.
Sur le plan neurocognitif, le geste agit comme un support visuo-moteur qui rend le message plus saillant et plus prédictible.
Il diminue l’ambiguïté linguistique et soutient l’accès au sens.
Lorsque la charge cognitive est élevée comme c’est souvent le cas chez un jeune présentant un TSA, le cerveau bénéficie d’un double codage : auditif et moteur.
Ce double encodage facilite la consolidation en mémoire et améliore la compréhension du message.
Plus la compréhension est stable, plus la production verbale peut émerger.
Chez un jeune présentant un TSA ou un re**rd de langage, plusieurs études montrent que l’usage des signes ou de systèmes augmentatifs :
☑️ n’entrave pas le développement de la parole
☑️ augmente les tentatives vocales
☑️ améliore significativement la compréhension réceptive
☑️ diminue les comportements-problèmes liés à la frustration communicative
La communication est un comportement. Et tout comportement augmente lorsqu’il est facilité, compris et renforcé.
Le geste ne remplace pas la parole.
Il structure le message, sécurise la compréhension et soutient son émergence.
Comprendre le mécanisme change l’intervention.
Références scientifiques :
Goodwyn, Acredolo & Brown (2000) – Impact of symbolic gesturing on early language development
Capone & McGregor (2004) – Gesture development and early language
Millar, Light & Schlosser (2006) – AAC and speech production review
Romski et al. (2010) – Augmented input and spoken vocabulary outcomes
Schreibman et al. (2015) – Naturalistic developmental behavioral interventions
06/04/2026
Le pairing : condition invisible de l’apprentissage.
Je suis en supervision dans un IME. Je regarde les emplois du temps.
Quelque chose ne colle pas. Certains jeunes censés être en classe sont avec l’éducatrice.
Je questionne. L’institutrice me répond simplement :
“C’est souvent comme ça… ils ne veulent pas venir en classe et préfèrent aller ailleurs.”
On échange. On observe. On analyse.
Peu à peu, une évidence apparaît.
Le pairing n’a pas été construit.
Ou plutôt : il n’a pas été entretenu.
Car le pairing n’est pas une “phase du début”.
Ce n’est pas une semaine sympa avant de commencer à travailler. Le pairing, c’est un processus continu.
C’est le fait d’associer sa présence, un lieu, une activité, à quelque chose de renforçant.
C’est construire la valeur de la relation.
Quand cette association est absente, l’évitement est logique.
Un élève ne “refuse” pas. Il répond à l’histoire d’apprentissage que nous avons créée.
Quand je propose de retravailler le pairing, on me répond : “Mais si je fais cela, j’ai l’impression de ne pas travailler.. ” C’est exactement l’inverse. Cette situation le montre bien : sans pairing, il n’y a pas de travail non plus. Le pairing n’est pas l’opposé du travail. Il en est la condition.
Ses objectifs sont multiples :
✔ Créer une association positive avec l’adulte
✔ Donner de la valeur au contexte d’apprentissage
✔ Réduire l’évitement
✔ Augmenter la coopération
✔ Installer une motivation durable
✔ Sécuriser émotionnellement
Sans pairing, on compense. On négocie.
Avec pairing, on rend l’apprentissage possible.
Et surtout :
le pairing ne se fait pas une fois.
Il se construit et se reconstruit tout au long de l’accompagnement.
Parce que la relation est un renforçateur.
Et qu’un apprentissage durable commence toujours par là.
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