Jalmalv Rouen
Les bénévoles de JALMALV accompagnent et aident les personnes gravement malades, en fin de vie ou en deuil à lutter contre la solitude et la souffrance morale.
24/09/2026
🌿 Parler un peu vous ferait du bien ?
Il y a des jours plus difficiles que d'autres… des visites qui t**dent, ou juste le besoin de parler à quelqu'un. 💛
Nos bénévoles JALMALV sont là, pour un moment : se confier librement, partager ce qui pèse ou touche, des souvenirs, des envies… ou simplement parler, sans rien devoir dire de particulier. 🩵
📞 N'hésitez plus, appelez-nous !
🟢 N° Vert : 0 805 650 056
Une écoute gratuite et confidentielle
🕙 Du lundi au vendredi, de 10h à 12h30 et de 14h à 19h
Une présence bienveillante, une écoute attentive. 🤍
Vous accompagnez un proche ? Cette écoute est aussi pour vous. N'hésitez pas à partager ce message autour de vous. 🌱
23/09/2026
🕰️ Quand l’hôpital a commencé à prendre en compte la douleur.
Pendant longtemps, à l’hôpital, la douleur a été considérée comme une conséquence presque inévitable de la maladie, de la chirurgie ou des traitements.
On soignait la maladie.
On opérait.
On traitait.
Mais la douleur du patient restait souvent au second plan.
C’est à partir des années 1970 que les choses commencent progressivement à changer en France. Des médecins pionniers créent les premières consultations spécialisées dans la douleur, notamment à partir de 1975-1980.
📌 1994 marque une étape importante : les pouvoirs publics commencent à organiser officiellement la prise en charge de la douleur dans les établissements de santé, autour de trois mots : prévenir, évaluer, traiter.
📌 En 1998, le premier plan national de lutte contre la douleur est lancé. L’objectif est notamment de mieux former les soignants, d’améliorer l’évaluation de la douleur et de faire évoluer les pratiques hospitalières.
📌 Puis, en 2002, la loi relative aux droits des malades reconnaît clairement le droit de toute personne à être soulagée de sa douleur.
En moins de trente ans, un changement profond s’est donc opéré. La douleur n’est plus seulement considérée comme une conséquence de la maladie que le patient doit supporter.
Elle devient une dimension à part entière du soin. Et derrière cette évolution médicale et juridique, il y a une idée essentielle : écouter la personne qui souffre, reconnaître sa douleur et chercher à la soulager, c’est déjà prendre soin d’elle.
🩷 EN SOINS PALLIATIFS, AUJOURD'UI ?
La douleur est évaluée par l'équipe soignante et sa prise en charge peut être adaptée au fur et à mesure de l'évolution de la maladie.
Les traitements peuvent être médicamenteux, mais aussi associés à d'autres moyens permettant d'améliorer le confort.
L'objectif est simple :
réduire autant que possible la souffrance de la personne.
Et surtout, ne pas attendre que la douleur devienne insupportable pour en parler.
👉 Une douleur nouvelle, plus forte ou différente doit être signalée à l'équipe soignante.
Parce que soulager la douleur, c'est déjà prendre soin de la personne.
22/09/2026
🤔 SOINS PALLIATIFS : ON SOIGNE ENCORE ?
👍OUI. Entrer en soins palliatifs ne signifie pas que l'on arrête de soigner.
Les soins palliatifs ont pour objectif de soulager la souffrance et de préserver au mieux la qualité de vie d'une personne confrontée à une maladie grave ou à la fin de vie.
Ils peuvent comprendre :
• des soins pour soulager la douleur ;
• des traitements pour réduire certains symptômes ;
• des soins de confort ;
• un accompagnement psychologique et social ;
• une écoute des souhaits et des volontés de la personne ;
• un soutien pour les proches.
❤️L'objectif n'est plus forcément de guérir à tout prix. Il est de prendre soin de la personne, dans sa globalité, jusqu'au bout.
Cette publication ouvre notre série :
Soins palliatifs : qu'est-ce qu'on peut recevoir concrètement ?
À suivre…
21/09/2026
ACCOMPAGNER UN PARENT SÉNILE
Le journal d'un fils - Épisode #10
On lui demande souvent si c'est dur d'accompagner sa mère dans son grand âge. Sa réponse tient en quelques mots, et elle nous a touchés : « c'est doux… »
Un témoignage juste et sans détour sur le quotidien des aidants.
À suivre…
20/09/2026
« Je suis un mort encore vivant » : comment Brel regardait le temps passer.
En 1966, Jacques Brel dit adieu à la scène. En 1967, il se tourne vers le cinéma. En septembre 1968, il retourne pourtant en studio et enregistre l'ablum "J'arrive". Il a 39 ans, il est en pleine forme apparente, et il vient de créer 'L'Homme de la Mancha". Son cancer du poumon ne sera diagnostiqué que six ans plus t**d, en novembre 1974.
Dans cet album, et dans ce qu'il écrira ensuite, quelques chansons parlent pourtant du temps qui passe.
🎵 « J'arrive » : l'envie de traîner encore ses os jusqu'au soleil et à l'été. On la lit aujourd'hui comme une prémonition, mais en 1968 c'est plutôt l'urgence de vivre.
🎵 « Je suis un soir d'été » : Brel ne regarde pas ce soir de province, il en est la voix. Champagne tiède à la sous-préfecture, familles écrasées par la chaleur, buveurs de terrasse, amoureuses sans soldat, vieux qui rient pour couvrir le silence autour d'une jeunesse qui danse. Tout est pesant, rien n'aboutit : c'est le désenchantement. Mais celui qui regarde ne juge pas d'en haut, il partage le sort de tous. Cette lucidité, sans haine, fait toute la différence entre une satire et un chef-d'œuvre.
🎵 « Regarde bien, petit » : un père voit une silhouette approcher au loin et s'inquiète. Un voisin ? Un revenant de guerre ? Ou seulement un mirage ? Puis elle disparaît. L'inconnu est peut-être la mort, peut-être la haine ou la réconciliation : Brel ne tranche pas.
🎵 « La Chanson de Van Horst » : un petit saut dans le temps. Elle n'est pas sur l'album de 1968. Brel l'écrit en 1972, avec Gérard Jouannest, pour la bande originale du film Le Bar de la Fourche, et elle restera inédite au disque jusqu'en 2003, où elle est ajoutée en bonus à la réédition de J'arrive. Elle déroule des villes et des voyages, le temps d'une fleur ou d'un rêve, la mort qui veille et qui glace, et se referme sur la formule qui donne son titre à ce texte. La brièveté de la vie y prend sa forme la plus ramassée et qui illustre cette publication..
Écoutez la chanson :
https://www.youtube.com/watch?v=tTf_hn7J2oY&t=177s
🎵 « Un enfant », écrite à l'origine pour Petula Clark, qui l'a enregistrée dès 1965 : l'enfant y est vu comme le dernier poète d'un monde qui s'obstine à vouloir grandir. Et la chanson se referme sur nous, adultes, qui fuyons l'enfance jusqu'à devenir des passants, puis du passé.
Aucune de ces chansons n'annonce la maladie. Mais elles montrent un homme qui, avant même d'être malade, regarde déjà le temps en face.
19/09/2026
LES SOINS PALLIATIFS, C'EST QUOI EXACTEMENT ?
On en parle de plus en plus. Mais autour des soins palliatifs, les idées reçues sont nombreuses.
❌ « C'est quand il n'y a plus rien à faire. »
❌ « C'est uniquement pour les derniers jours de vie. »
❌ « Quand on entre en soins palliatifs, on arrête les traitements. »
❌ « Les soins palliatifs, c'est seulement pour soulager la douleur. »
❌ « Il faut forcément être à l'hôpital. »
Ces idées sont fausses ou trop simplificatrices.
Les soins palliatifs sont des soins à part entière, destinés aux personnes atteintes d'une maladie grave, évolutive ou en phase avancée.
Ils cherchent à soulager les symptômes, à préserver la qualité de vie, à prendre en compte les besoins physiques, psychologiques et sociaux de la personne, et à accompagner ses proches.
Ils peuvent être proposés à différents moments de la maladie et dans différents lieux, selon la situation et les besoins de chacun.
Alors, concrètement…
Que peut-on recevoir comme soins lorsqu'on est en fin de vie ?
C'est ce que nous allons vous expliquer dans cette série de publications.
8 idées reçues. 8 réponses. Pour mieux comprendre les soins palliatifs.
18/09/2026
Un temps qui compte…
→ Du fait de l’ampleur des besoins, il est important que l’accompagnement des personnes âgées fragilisées soit abordé dès la formation initiale de tous les bénévoles accompagnants.
Des formations continues, qu’elles soient proposées localement ou organisées par la Fédération*, sont également indispensables.
→ Accompagner une personne âgée fragilisée nécessite une formation, un choix volontaire et un soutien d’équipe. Car cet accompagnement nous confronte à la vieillesse dans toutes ses difficultés, ses pertes et ses vulnérabilités.
★ Mais il nous permet aussi de découvrir, dans les moments partagés, une force de vie qui demeure. De rencontrer l’humain, toujours présent au-delà des déficiences. Et de mesurer combien, jusqu’au bout, le besoin de relation reste essentiel pour se sentir vivant.
• Être là, simplement.
• Prendre le temps.
• Écouter.
• Partager un regard, un silence, une présence.
★ Un temps qui compte pour celui qui est accompagné… et qui compte aussi pour celui qui accompagne.
Textes produits par les commissions nationales de la fédération JALMALV Élaboré par lescommissions nationales personnes âgées, bénévolat et deuil. Validé en CA le 4 décembre 2025
16/09/2026
🌊 Et vous, qui vous accompagne ?
Être aidant, c'est être présent, jour après jour, pour un proche malade ou en fin de vie. C'est un engagement du cœur mais aussi une épreuve qui use en silence, souvent loin des regards. 💙
On pense à soutenir la personne malade… mais qui pense à soutenir celui ou celle qui l'accompagne ?
Si vous êtes aidant et que vous ressentez le besoin de parler, de poser un instant ce que vous portez, sachez que vous n'êtes pas seul(e). Nos bénévoles JALMALV sont là pour vous écouter, sans jugement, en toute confidentialité. 🤍
📞 N° Vert (gratuit) : 0 805 650 056
🗓️ Du lundi au vendredi, 10h–12h30 / 14h–19h
Parce qu'être fort pour les autres commence parfois par accepter d'être écouté soi-même.
14/09/2026
Quel accompagnement pour les familles ? 💙
Voir son proche décliner jour après jour, semaine après semaine, est une épreuve qui s'inscrit dans la durée — et qui use en silence. 🕊️
Se retrouver parent de son propre parent, ne plus être reconnu par celui ou celle qui nous a vu grandir, voir s'effacer peu à peu les gestes, les mots, les regards familiers… Ces situations bouleversent les repères les plus intimes de la relation familiale.
À cela s'ajoute souvent un deuil anticipé 🌙 : on pleure déjà ce qui est en train de disparaître, tout en continuant d'accompagner ce qui reste. Un état d'entre-deux, épuisant, que l'entourage traverse fréquemment seul, sans toujours oser en parler.
Ces ressentis : culpabilité, épuisement, tristesse, sentiment d'impuissance ne sont pas anodins. Ils méritent d'être entendus, accueillis, et accompagnés, tout autant que ceux de la personne malade elle-même. 🤝
C'est tout le sens de l'accompagnement que proposent nos bénévoles : être présents aussi pour les familles, leur offrir un espace d'écoute où ces émotions peuvent enfin se dire, sans jugement ni tabou.
13/09/2026
ACCOMPAGNER UN PARENT SÉNILE
Le journal d'un fils - Épisode #9
Un nouvel épisode, où les mots cherchent à dire ce qui échappe. La mémoire qui s'efface, le temps qui se dérègle, et pourtant, un visage qui parfois s'éclaire encore d'une reconnaissance muette.
« J'ai plaisir à penser qu'elle voyage vers l'infini, où chaque instant est pour elle un étonnement d'enfant. »
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Maison Médicale, 2 Place Saint Hilaire
Rouen
76000