Kalbas-Info24
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26/09/2026
Haïti élargit son réseau de coopération avec l’Angola et consolide son partenariat avec les Bahamas
En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Ministre des Affaires étrangères et des Cultes, S.E. Mme Raina Forbin, a multiplié les échanges visant à renforcer les partenariats d’Haïti, notamment avec l’Angola et les Bahamas, autour de la coopération, de la sécurité et de la stabilité régionale.
Avec son homologue angolais, S.E. M. Téte António, la Ministre a procédé à la signature de deux mémorandums d’entente destinés à approfondir les relations entre les deux pays. Le premier institue un mécanisme de consultations politiques régulières entre les deux ministères des Affaires étrangères, tandis que le second établit un partenariat entre l’Académie diplomatique Jean Price-Mars et l’Académie diplomatique Venâncio Moura, notamment dans les domaines de la formation des diplomates, des échanges d’experts, de chercheurs et d’étudiants et du partage d’expériences.
Un troisième instrument de coopération est par ailleurs en cours de négociation, témoignant de la volonté des deux États d’élargir davantage leur partenariat. Ce rapprochement s’inscrit dans l’orientation du Gouvernement visant à consolider les relations d’Haïti avec ses partenaires africains et à développer de nouveaux espaces de coopération fondés sur des intérêts mutuellement bénéfiques.
Parallèlement, Mme Forbin s’est entretenue avec l’Ambassadrice Jerusa Ali, Directrice générale du Ministère des Affaires étrangères du Commonwealth des Bahamas. Les discussions ont notamment porté sur le renouvellement du mandat et le plein déploiement de la Force de Répression des Gangs, ainsi que sur la mobilisation des partenaires internationaux en faveur du rétablissement durable de la sécurité en Haïti, condition importante pour la tenue des élections.
En quelques rencontres, la diplomatie haïtienne a ainsi placé sur la même table deux dimensions complémentaires : l’élargissement des partenariats et la consolidation des appuis nécessaires aux priorités nationales. Une démarche qui traduit, sous l’impulsion de la Ministre Raina Forbin, une diplomatie davantage tournée vers le dialogue, la diversification des alliances et la recherche de résultats concrets au service des intérêts d’Haïti.
Magnekell REGULUS
Pr Kalbas-Info24
23/09/2026
Dre Sandra PAULEMON, une ministre de terrain au service d’une planification qui part des réalités d’Haïti
Il y a des fonctions ministérielles qui se prêtent naturellement au travail de bureau. Celle de ministre de la Planification n’en fait pas nécessairement partie. Planifier un pays exige de connaître ses territoires, d’écouter leurs populations, de comprendre leurs contraintes, d’identifier leurs potentialités et, surtout, de confronter les documents et les chiffres aux réalités du terrain. Depuis son arrivée à la tête du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), Dre Sandra PAULEMON semble avoir fait de cette approche un axe important de son action.
Grand Nord, Artibonite, puis Grand Sud : la ministre multiplie les déplacements et les rencontres avec les acteurs territoriaux. Au début du mois de septembre, elle a conduit une première tournée dans le Nord-Est, le Nord et l’Artibonite, avec des Tables départementales de concertation, des rencontres avec les directions départementales, des visites de structures électorales et des échanges avec les autorités locales. Depuis le 21 septembre, elle est de nouveau sur les routes, cette fois dans les Nippes, la Grand’Anse, le Sud et le Sud-Est.
Ce déplacement répété vers les départements n’est pas seulement une question d’agenda ministériel. Il correspond à une certaine conception de la planification. Pour Dre PAULEMON, on ne peut pas décider durablement de l’avenir d’un territoire depuis Port-au-Prince sans prendre le temps de comprendre ce qui se passe à Jacmel, Miragoâne, Fort-Liberté, Cap-Haïtien, Ennery ou dans les autres communes du pays. La planification doit partir des territoires pour ensuite remonter vers les politiques publiques et les investissements.
C’est précisément le sens donné aux Tables départementales de concertation. À Jacmel, la ministre a réuni autorités locales, services déconcentrés de l’État, secteur privé, société civile et organisations intervenant dans le développement autour des priorités du Sud-Est. Elle a notamment insisté sur la nécessité de dépasser le simple constat des difficultés pour identifier les contraintes, coordonner les initiatives et hiérarchiser les besoins susceptibles d’orienter les prochains investissements publics.
La même logique avait été appliquée dans le Nord et l’Artibonite. Les potentialités agricoles, touristiques, culturelles, portuaires ou encore universitaires de ces départements ont été mises en discussion, avec un objectif clairement affiché : ne pas laisser les richesses territoriales au stade de simples potentialités, mais réfléchir aux conditions permettant de les transformer en activités économiques, en emplois, en revenus et en services pour les populations.
Mais la démarche de la ministre ne s’arrête pas aux grandes réunions. Elle va aussi à la rencontre des structures qui doivent traduire la planification dans les départements. À Jacmel, Dre PAULEMON a visité la Direction départementale du MPCE, échangé avec les employés, pris connaissance de leurs difficultés et examiné directement leurs conditions de travail. Cette attention portée aux structures déconcentrées est cohérente avec sa volonté affichée d’en faire de véritables relais territoriaux du Ministère.
Son action comporte également un volet institutionnel. Dans plusieurs départements, la ministre s’est rendue dans les bureaux électoraux départementaux afin de s’informer de l’état des préparatifs et des contraintes rencontrées. Dans le Sud-Est, elle a notamment demandé que la Direction départementale du MPCE puisse identifier avec le BED les possibilités d’un appui logistique, dans la limite de ses moyens.
Parallèlement à cette présence sur le terrain, le MPCE poursuit des dossiers qui relèvent directement de son mandat : programmation du Programme d’Investissement Public 2026-2027, suivi des investissements, coordination de l’aide externe et r***e des projets financés par les partenaires. La démarche montre ainsi une volonté de rapprocher deux dimensions souvent dissociées : la connaissance concrète des territoires et les mécanismes techniques de planification, de programmation et de financement.
C’est probablement là que se trouve le principal intérêt de cette méthode. Une planification sérieuse ne consiste pas uniquement à produire des documents, à élaborer des tableaux ou à arbitrer des projets depuis les bureaux centraux. Elle suppose également de savoir pourquoi une route est prioritaire dans un département, pourquoi un marché public peut transformer l’économie d’une commune, pourquoi une direction départementale manque de moyens, pourquoi un projet tarde à être exécuté ou encore quelles potentialités économiques peuvent justifier un investissement public.
On peut apprécier ou non la personnalité, le style ou les choix de la ministre. Mais les déplacements, les réunions, les consultations et les visites effectués depuis plusieurs semaines dessinent un mode de fonctionnement difficile à réduire à une présence symbolique. Le choix est clairement celui d’une ministre qui veut voir, écouter, comprendre et faire remonter les réalités du pays dans les mécanismes de décision. Les observateurs disposent désormais de suffisamment d’éléments pour juger cette démarche à partir des résultats qu’elle produira.
Pour une institution comme le MPCE, cette proximité avec les territoires peut surtout constituer un changement de méthode. Le ministère rappelle lui-même que sa mission consiste notamment à favoriser une croissance inclusive, un aménagement équilibré du territoire et une coopération au service des priorités nationales.
Sandra PAULEMON semble donc vouloir faire de la présence sur le terrain non pas une exception, mais un instrument de travail. De Fort-Liberté à Ennery, de Cap-Haïtien à Jacmel, de Miragoâne aux autres départements du Grand Sud, la ministre poursuit une même démarche : aller vers les territoires avant de prétendre les planifier. Dans un pays où l’écart entre les décisions prises au centre et les réalités vécues dans les communes demeure l’un des grands défis de l’action publique, cette approche place la connaissance du terrain au cœur même de l’exercice de planification.
Magnekell REGULUS
Pr Kalbas-Info24
23/09/2026
À New York, Raina Forbin porte les priorités d’Haïti et obtient un nouvel engagement du Canada
En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la diplomatie haïtienne a donné une nouvelle illustration de l’importance du dialogue direct avec les partenaires internationaux. À New York, la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Son Excellence Raina FORBIN, s’est entretenue avec son homologue canadienne, l’honorable Anita Anand, autour des principaux dossiers qui conditionnent aujourd’hui l’avenir immédiat d’Haïti : sécurité, élections, situation humanitaire et soutien international.
Dans un contexte marqué par l’ampleur des défis auxquels le pays est confronté, cette rencontre bilatérale a permis à la ministre haïtienne de porter les préoccupations de Port-au-Prince directement auprès d’un partenaire majeur d’Haïti. Les échanges ont notamment porté sur le rétablissement de la sécurité et sur la nécessité de créer les conditions permettant au processus électoral de progresser dans un environnement plus stable.
L’entretien a également débouché sur un nouvel engagement financier du Canada. Selon Affaires mondiales Canada, Anita Anand a annoncé un financement additionnel de 25,4 millions de dollars canadiens destiné à soutenir la sécurité, la gouvernance et la résilience des communautés en Haïti. Cette enveloppe doit notamment contribuer à la lutte contre la corruption et le crime organisé, à la prévention du recrutement des jeunes par les gangs, au renforcement de la réponse aux violences fondées sur le genre et au soutien d’initiatives locales de consolidation de la paix.
La question sécuritaire a occupé une place centrale dans les discussions. Raina Forbin a souligné l’importance du renouvellement et du plein déploiement de la Force de répression des gangs, tout en insistant sur la nécessité d’un accompagnement international soutenu. Cette position s’inscrit dans les démarches diplomatiques engagées par Haïti auprès de ses partenaires afin de renforcer les moyens consacrés au rétablissement de la sécurité. Quelques semaines auparavant, la ministre avait déjà appelé, devant l’Organisation des États américains, à un appui technique, financier, logistique et sécuritaire à la hauteur des besoins du pays.
Les préparatifs électoraux ont également été abordés. Le Canada a réaffirmé l’importance de la tenue d’élections crédibles et inclusives, tandis que les deux ministres ont échangé sur les conditions nécessaires à la consolidation du processus démocratique. Les discussions ont aussi porté sur les réformes du système judiciaire, la lutte contre l’impunité et le renforcement de la confiance dans les institutions publiques.
Au-delà des annonces, cette rencontre traduit la volonté de la diplomatie haïtienne de maintenir un dialogue actif avec ses partenaires et de faire de la coopération internationale un levier au service des priorités nationales. Pour Raina Forbin, l’enjeu consiste désormais à transformer les engagements diplomatiques en appuis concrets susceptibles d’accompagner les efforts nationaux en matière de sécurité, de stabilité institutionnelle et d’amélioration des conditions de vie de la population.
À New York, la rencontre avec Anita Anand aura ainsi permis de consolider le dialogue entre Port-au-Prince et Ottawa, tout en plaçant les préoccupations essentielles d’Haïti au cœur d’un échange de haut niveau. Elle illustre également une diplomatie qui cherche à maintenir le contact, à mobiliser les partenaires et à défendre, dans les espaces internationaux, les intérêts d’un pays confronté à une crise multidimensionnelle.
Magnekell REGULUS
Pr Kalbas-Info24
14/09/2026
WILNER JOSEPH ET JEAN-JACQUES DESSALINES : UNE NAISSANCE POLITIQUE, PAS UNE ERREUR HISTORIQUE
Depuis quelques jours, une déclaration de Wilner Joseph, candidat à la présidence, est présentée comme une « erreur historique » et largement exploitée dans le débat politique. Avant de condamner, il convient pourtant de replacer les propos dans leur contexte et d’en saisir le sens politique.
Aux Gonaïves, en évoquant Jean-Jacques Dessalines, Wilner Joseph ne faisait pas référence à son lieu de naissance biologique. Il évoquait sa naissance politique, ce moment historique où Dessalines s’est imposé comme l’un des principaux symboles de la lutte d’un peuple pour sa liberté et où, le 1er janvier 1804, aux Gonaïves, l’indépendance d’Haïti a été proclamée.
Les Gonaïves ne constituent donc pas un simple lieu dans l’histoire de Dessalines. Elles occupent une place centrale dans le récit fondateur de la nation haïtienne : c’est là que l’acte politique consacrant l’indépendance est proclamé, après des années de lutte menées par Dessalines et les autres héros de la Révolution.
Certes, une formulation peut toujours être discutée, précisée ou corrigée lorsqu’elle prête à confusion. Mais transformer une expression politique en « erreur historique » et s’en servir pour disqualifier un candidat relève davantage de la polémique politique que d’un véritable effort de compréhension historique.
Wilner Joseph ne se résume pas à une phrase. Il doit être jugé sur son parcours, ses convictions, ses actions, sa proximité avec la population et surtout sur la vision qu’il porte pour l’avenir d’Haïti.
Dans une démocratie, la critique est légitime. La contradiction est nécessaire. Mais le débat politique ne devrait pas se réduire à la recherche de petites phrases susceptibles d’alimenter une controverse.
La véritable question est ailleurs : quelle vision chaque candidat propose-t-il pour sortir Haïti de la crise et reconstruire l’État, l’économie et la confiance collective ?
Rétablissons les faits lorsqu’ils sont déformés. Corrigeons les erreurs lorsqu’elles existent. Mais refusons de fabriquer artificiellement des controverses pour fragiliser un adversaire politique.
Une phrase se contextualise.
Un fait historique se vérifie.
Une vision politique se débat.
Mais un homme politique se juge sur l’ensemble de son parcours et sur ce qu’il propose à la nation.
Haïti mérite mieux que les procès médiatiques construits autour de quelques secondes d’une intervention. Elle mérite un débat politique sérieux, contradictoire et responsable, à la hauteur de son histoire, de ses défis et de ses aspirations.
Le temps des petites phrases doit céder la place au temps des idées, des projets et de la responsabilité politique.
Kerline DORVAL
Pr Kalbas-Info24
08/09/2026
🟣Raina FORBIN et le retour d'une diplomatie au service de l'intérêt national
Pendant longtemps, la diplomatie haïtienne a souvent donné l'impression d'évoluer en marge des préoccupations quotidiennes du pays. Les grands forums internationaux produisaient des déclarations de principe, tandis que les urgences nationales suivaient leur propre trajectoire. Depuis l'arrivée de Raina Forbin à la tête du ministère des Affaires étrangères et des Cultes, une inflexion semble toutefois se dessiner. Sans rupture spectaculaire ni communication tapageuse, la diplomatie paraît désormais davantage articulée autour des priorités définies par les autorités nationales. Cette évolution mérite d'être analysée, non sous l'angle de l'éloge, mais à travers les faits et la cohérence de l'action publique.
L'une des premières impressions qui se dégage de l'action de Raina Forbin est celle d'une diplomatie qui cesse progressivement d'être une fin en soi pour redevenir un instrument de politique publique. Les rencontres bilatérales, les interventions dans les organisations internationales et les différentes missions officielles ne semblent plus répondre uniquement aux exigences protocolaires de la fonction diplomatique. Elles portent, avec une remarquable constance, les mêmes priorités : le rétablissement de la sécurité, le soutien au processus électoral, la protection des ressortissants haïtiens, la relance économique, l'investissement, la coopération technique et le renforcement des institutions.
Cette cohérence constitue probablement la principale innovation de la diplomatie actuelle. Au lieu d'adapter les priorités nationales aux agendas internationaux, la démarche consiste plutôt à faire des tribunes internationales un prolongement des besoins du pays. Qu'il s'agisse des Nations Unies, de l'OEA, de la CARICOM, de l'OCDE ou des rencontres bilatérales avec les partenaires étrangers, le message reste sensiblement le même : la communauté internationale est appelée à soutenir des objectifs clairement définis par Haïti, et non à les substituer.
L'autre caractéristique notable réside dans la nature même des partenariats recherchés. Les échanges diplomatiques dépassent désormais la logique traditionnelle de l'assistance pour mettre davantage l'accent sur les investissements, la création d'emplois, les infrastructures, le renforcement institutionnel, les services consulaires ou encore la mobilité régionale. Cette approche traduit une compréhension plus moderne de la diplomatie, où celle-ci devient un levier de développement autant qu'un instrument de représentation.
La méthode interpelle également par sa discrétion. Dans un contexte où l'action publique est souvent évaluée à l'aune de sa visibilité médiatique, Raina Forbin semble privilégier une logique inverse : multiplier les rencontres de travail, construire des convergences, obtenir des engagements et inscrire progressivement les préoccupations haïtiennes dans les agendas internationaux. Cette diplomatie silencieuse produit une impression de continuité et de méthode plutôt que d'événementiel.
On observe également une volonté manifeste de décloisonner la diplomatie. Les questions migratoires, la diaspora, la sécurité, le sport, les investissements, la coopération universitaire ou encore la protection des citoyens à l'étranger deviennent des objets diplomatiques à part entière. En d'autres termes, le ministère paraît sortir de son rôle traditionnel de représentation pour assumer davantage une fonction de coordination au service des politiques publiques nationales.
Cette dynamique ne signifie évidemment pas que tous les défis soient résolus. Les résultats définitifs d'une politique étrangère ne se mesurent jamais en quelques mois. Ils s'évaluent sur leur capacité à produire des effets durables pour l'État et pour les citoyens. Néanmoins, une évolution méthodologique apparaît déjà perceptible : les priorités nationales ne semblent plus rester à Port-au-Prince pendant que la diplomatie voyage à l'étranger. Elles voyagent désormais avec elle.
C'est sans doute là que réside la principale contribution de Raina Forbin. Sans la multiplication de discours fallacieux, sans recherche excessive de visibilité personnelle et sans mise en scène inutile, elle donne progressivement l'image d'une diplomatie recentrée sur l'intérêt national. Une diplomatie qui cherche moins à occuper les tribunes internationales qu'à utiliser ces tribunes pour défendre les besoins concrets du pays.
Une politique étrangère ne se juge jamais uniquement au nombre de visites officielles, de communiqués ou de discours prononcés. Elle se mesure surtout à sa capacité à faire progresser les intérêts de l'État, à mobiliser des partenaires autour des priorités nationales et à transformer l'influence diplomatique en résultats concrets pour le pays. À cet égard, la méthode qui se dessine sous l'impulsion de Raina Forbin révèle une orientation claire : faire de la diplomatie non plus un exercice de représentation, mais un instrument stratégique au service d'Haïti. Si cette cohérence se confirme dans la durée, elle pourrait bien constituer l'une des évolutions les plus significatives de la politique étrangère haïtienne de ces dernières années.
Me Magnekell REGULUS
Pr Kalbas-Info24
05/09/2026
Raina Forbin : une diplomatie haïtienne au service des priorités nationales, dans le calme et dans l’action
Dans un contexte national particulièrement complexe, la diplomatie haïtienne semble progressivement retrouver une orientation davantage centrée sur les intérêts concrets du pays. À la tête du Ministère des Affaires étrangères et des Cultes, Son Excellence Madame Raina Forbin privilégie une méthode faite de présence, de dialogue et de constance, loin de la surenchère médiatique.
Depuis son installation, la Chancelière multiplie les échanges avec les partenaires régionaux et internationaux afin de faire de la diplomatie un véritable instrument au service des priorités nationales. Sa récente rencontre à Ouanaminthe avec son homologue dominicain, autour notamment de la sécurité frontalière, des migrations et des liaisons aériennes, illustre cette volonté de traiter les enjeux diplomatiques là où ils produisent leurs effets.
Dans le même esprit, ses échanges avec la CARICOM et son intervention auprès de l’OEA témoignent d’une diplomatie qui cherche à transformer la solidarité internationale en engagements concrets pour Haïti.
Cette orientation prend tout son sens dans une période où les défis auxquels Haïti est confronté dépassent largement ses frontières. Sécurité, mobilité, coopération économique, migration, aide au développement et défense des intérêts des citoyens haïtiens exigent une diplomatie capable de dialoguer avec les partenaires tout en gardant le cap sur les priorités nationales. Sur ces différents dossiers, la ministre s’emploie à maintenir le dialogue et à faire entendre la voix d’Haïti avec responsabilité, dans un esprit de respect mutuel et de défense des intérêts du pays.
Son leadership repose également sur une volonté de redonner à l’action diplomatique sa dimension stratégique. Il ne s’agit plus seulement de représenter Haïti auprès de ses partenaires, mais de faire de chaque relation bilatérale et multilatérale une opportunité de coopération, de mobilisation et de recherche de solutions aux défis nationaux. Cette vision, en cohérence avec les orientations du Gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, inscrit progressivement la diplomatie dans une logique où la présence internationale doit produire des bénéfices concrets pour le pays et pour la population.
Sous les orientations du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, Raina Forbin semble ainsi privilégier une diplomatie de travail : moins de bruit, davantage de négociation ; moins d’effets d’annonce, plus de présence dans les dossiers qui comptent.
Une approche discrète, mais qui rappelle qu’en diplomatie, l’efficacité ne se mesure pas au volume des déclarations, mais aux intérêts nationaux que l’on parvient à défendre et aux résultats que l’on construit.
05/09/2026
Grand Nord : Sandra Paulemon imprime une nouvelle dynamique à la planification publique au plus près des territoires
Du Nord-Est au Nord, en passant par les structures déconcentrées de l’État et les acteurs du développement local, la tournée de la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Dre Sandra PAULEMON, dans le Grand Nord prend progressivement les allures d’une opération de proximité destinée à rapprocher la décision publique des réalités territoriales.
Entamée le 3 septembre et prévue jusqu’au 7 septembre, cette tournée mobilise une importante délégation du MPCE composée notamment du directeur général Guy Roméro LATRY, de plusieurs directeurs techniques et de responsables des structures chargées de la coordination des directions départementales, du suivi de l’investissement public, de l’aménagement du territoire et de la coordination des activités des ONG.
Au-delà des visites institutionnelles, l’initiative traduit surtout une orientation clairement assumée par la nouvelle administration du MPCE : faire des territoires un point de départ de la planification du développement national.
À Fort-Liberté, première étape de la tournée, Dre Sandra PAULEMON a présidé la Table départementale du Nord-Est, réunissant autorités locales, services déconcentrés, collectivités territoriales, organisations non gouvernementales, partenaires de développement et représentants de la société civile.
La ministre a défendu une conception de la planification qui ne saurait, selon elle, être élaborée exclusivement depuis Port-au-Prince. Les réalités, les contraintes et les potentialités propres à chaque département doivent pouvoir nourrir les choix publics et influencer la programmation des investissements.
Cette approche place les Directions départementales au cœur de la stratégie du MPCE. Leur renforcement doit permettre au Ministère de disposer d’une présence institutionnelle plus efficace sur le terrain, mais également de mieux documenter les besoins locaux et d’assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre des politiques publiques.
Le message politique est ainsi relativement clair : la déconcentration ne doit pas rester un principe administratif, mais devenir un instrument concret de gouvernance territoriale.
Dans le Nord-Est, les discussions ont notamment porté sur plusieurs projets inscrits dans le Programme d’Investissement Public 2025-2026, dont le débarcadère de Fort-Liberté, la rénovation urbaine à Sainte-Suzanne, le renforcement des structures administratives ainsi que l’aménagement et la valorisation de la plaine de Maribahoux.
La Table départementale a également permis aux différents acteurs de faire remonter leurs préoccupations et leurs propositions. Le dispositif de suivi-évaluation du PIP, la coordination des activités des ONG et les instruments de planification spatiale ont été présentés par les responsables techniques du MPCE.
Cette démarche témoigne de la volonté de la ministre de relier davantage la planification, le suivi de l’investissement public et la réalité du terrain.
La tournée de Sandra PAULEMON ne s’est toutefois pas limitée aux échanges avec les autorités locales et les partenaires du développement. La ministre a également rencontré les employés de la Direction départementale du MPCE dans le Nord-Est afin de prendre connaissance directement de leurs conditions de travail et de leurs doléances.
Elle leur a annoncé plusieurs mesures destinées à renforcer leurs capacités, notamment la mise en place de programmes de formation. Une allocation a également été remise au directeur départemental Emmanuel PAUL pour répondre à certains besoins prioritaires de fonctionnement, tandis qu’une subvention destinée aux employés à l’occasion de la rentrée scolaire a été annoncée.
La ministre a par ailleurs rappelé une formule utilisée dès son installation : ses collaborateurs et elle devraient « se chausser de tennis ». Une manière de traduire sa volonté de sortir du cadre strictement administratif pour aller à la rencontre des structures et des acteurs qui portent, au quotidien, l’action publique dans les départements.
À cette occasion, la Direction du Suivi et de l’Évaluation de l’Investissement Public a également remis à la Direction départementale un ensemble d’outils et de documents destinés à améliorer le suivi des projets et la maîtrise des procédures du Ministère.
Le lendemain, au Cap-Haïtien, la ministre a poursuivi cette démarche avec la tenue de la Table départementale du Nord, organisée avec la participation du ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, ainsi que des autorités locales et des acteurs du développement.
Dre Sandra PAULEMON a insisté sur les atouts stratégiques du département : son aéroport international, son port ouvert au commerce extérieur, son patrimoine historique, ses infrastructures universitaires, mais également ses ressources touristiques et agricoles.
L’enjeu, pour la ministre, consiste désormais à mieux transformer ces potentialités en leviers de développement et à faire en sorte que les priorités territoriales soient davantage intégrées dans la programmation des ressources publiques.
Elle a ainsi indiqué qu’elle veillerait à ce que, pour l’exercice fiscal 2026-2027, les priorités du Nord soient mieux prises en compte dans la programmation des investissements.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie a, pour sa part, salué le travail accompli par le MPCE pour faciliter le décaissement de douze projets de son ministère inscrits au PIP rectificatif 2025-2026. Il a également souligné l’amélioration du taux de décaissement des projets, mettant en lumière l’importance du rôle joué par le MPCE dans la concrétisation des investissements publics.
La tournée a également comporté une dimension institutionnelle liée au processus électoral. Sur instructions du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la ministre a visité, le 4 septembre, le Bureau électoral départemental du Nord.
Cette visite lui a permis de prendre connaissance du fonctionnement de la structure, de ses besoins et des préoccupations exprimées par ses responsables. Elle intervient dans un contexte où le Gouvernement entend créer les conditions nécessaires à la tenue des prochaines élections et au renouvellement du personnel politique.
Par cette démarche, Dre Sandra PAULEMON inscrit également l’action de son ministère dans une approche plus large de consolidation des structures publiques présentes dans les départements.
À travers cette tournée, le leadership de Sandra PAULEMON se dessine moins dans les déclarations que dans une méthode : se déplacer, écouter, réunir, coordonner et chercher à transformer les préoccupations territoriales en éléments de décision publique.
La démarche porte une ambition qui dépasse la simple tournée administrative. Elle cherche à repositionner les Directions départementales comme de véritables relais de la planification nationale et à instaurer un dialogue plus régulier entre le pouvoir central et les territoires.
Le choix de réunir autour d’une même table les autorités locales, les services déconcentrés, les collectivités, les ONG et les partenaires du développement participe de cette volonté de construire davantage de cohérence dans l’action publique.
Après le Nord-Est et le Nord, la délégation du MPCE doit poursuivre sa route vers le Nord-Ouest et l’Artibonite. Une séquence qui devrait permettre à la ministre de prolonger, département après département, cette politique de proximité et de consolider une vision de la planification davantage ancrée dans les réalités du pays.
Dans un contexte national marqué par la nécessité de restaurer l’efficacité de l’État et de mieux orienter les ressources publiques, la tournée de Sandra PAULEMON apparaît ainsi comme un signal politique et administratif : la planification entend désormais se rapprocher du terrain, et les territoires sont appelés à prendre une place plus importante dans la définition des priorités nationales.
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