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société de média et d'actualités
20/09/2026
Rebondissement dans le dossier Jovenel Moïse. Le FBI a interpellé Samir Handal et plusieurs autres individus, soupçonnés d’être impliqués dans l’assassinat du président haïtien. Après avoir fui Haïti, Handal doit être déféré demain matin devant un juge, rapporte la journaliste Jacqueline Charles dans un article du Miami Herald tout juste publié.
20/09/2026
20/09/2026
Assassinat de Jovenel Moïse : les États-Unis confirme l’extradition de Joseph Félix Badio et d’ex-militaires colombiens
Le parquet américain a validé la remise de Joseph Félix Badio et de plusieurs anciens soldats colombiens.
Sur X, Jason A. Reding Quiñones affirme que 30 personnes sont poursuivies pour leur rôle dans le meurtre. 18 ont déjà été transportées par avion militaire d’Haïti vers la cour fédérale du sud de la Floride, où elles seront jugées.
Washington parle d’un tournant majeur vers la justice et promet de suivre les preuves jusqu’au bout, pour que commanditaires, appuis et auteurs soient jugés.
20/09/2026
Mwen pran nan move gaz la : le mauvais carburant casse vos moteurs, le MCI regarde ailleurs
Après l’eau contaminée, voici le gaz douteux. Et pendant que le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) multiplie les communiqués, ce sont les moteurs des Haïtiens qui trinquent.
Un carburant hors normes, ce n’est pas juste « un mauvais plein ». C’est :
· injecteurs encrassés ;
· pompe à carburant forcée ;
· filtres bouchés ;
· capteurs et bougies endommagés ;
· pot catalytique détruit.
Résultat : le moteur broute, perd de la puissance, consomme plus, puis tombe en panne. Facture : des milliers, parfois des dizaines de milliers de gourdes. À la pompe, vous payez. Au garage, vous payez encore.
Le 17 septembre 2026, le CCSMP a demandé à James Monazard les certificats de contrôle et d’analyse des arrivages pétroliers entre le 1er août et le 15 septembre. Il réclame aussi des prélèvements dans les cuves de Varreux pour contre-analyse. Le MCI répond qu’il faut attendre les analyses. Mais quelles analyses ? Quels laboratoires ? Quels délais ? Quels résultats seront publiés ? Silence.
C’est le même scénario qu’avec l’eau : plus de 92 % des échantillons non conformes révélés en janvier 2026, des promesses de sanctions, puis… rien. Pas de noms. Pas de fermetures. Pas de circulaire. Pas de suites. Le MCI a déployé une dizaine d’inspecteurs ? Trop peu, trop t**d, et sans transparence.
Le ministère du Commerce n’est pas un ministère de communication. C’est un ministère de contrôle. Sa mission n’est pas de rassurer par discours, mais de protéger les consommateurs par des actes : normes, prélèvements, sanctions, publications.
James Monazard, reconduit dans trois gouvernements, a eu le temps de prouver une chose : il sait annoncer les crises. Il n’a pas prouvé qu’il sait les résoudre. Pendant ce temps, le gouvernement donne l’impression de se fo**re des citoyens.
Alors que faire ? Exiger :
1. La liste des importateurs et stations concernés.
2. Les résultats complets des analyses.
3. Des sanctions immédiates et publiques.
4. Des indemnisations pour les moteurs détruits.
En attendant, les Haïtiens continuent de « pran nan move gaz la ». Et ce n’est pas seulement le moteur qui casse. C’est la confiance dans l’État.
18/09/2026
Enlèvement collectif à Bois-Verna : cinq élèves aux mains de ravisseurs non identifiés
Des individus armés non encore identifiés ont enlevé, ce vendredi 18 septembre 2026, cinq élèves à Bois-Verna, à Port-au-Prince. Selon les informations disponibles, le rapt s’est produit très tôt dans la matinée.
Parmi les victimes figurerait trois filles issues d’une même famille. Les ravisseurs détiendraient également deux écoliers depuis le troisième jour de la rentrée scolaire.
Par ailleurs, plusieurs autres personnalités seraient aussi entre leurs mains, dont l’inspecteur James Boyard et le journaliste Wesley Renaud.
02/09/2026
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Édito
02/09/2026
Rejetés de l’extérieur, exterminés de l’intérieur : les sales moments du peuple haïtien ne sont pas terminés.
Haïti traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente. À l’intérieur du pays, la violence des gangs, les déplacements forcés, l’effondrement des institutions et l’insécurité continuent de plonger la population dans une peur permanente. À l’extérieur, notamment aux États-Unis, des centaines de milliers d’Haïtiens vivent dans l’incertitude face aux politiques migratoires et à la fin annoncée du TPS.
Pour cette diaspora, le TPS représentait bien plus qu’un statut administratif. Il permettait de travailler, de se loger, d’élever ses enfants et de construire une vie plus ou moins stable. Aujourd’hui, beaucoup craignent de perdre cette stabilité, voire d’être contraints de retourner dans un pays qu’ils avaient quitté précisément pour échapper à la violence et à l’insécurité.
Ceux qui sont restés en Haïti parallèlement sont des héros. Il faut être super humain pour affronter cette réalité aussi brutale qu’improbable.
Des familles abandonnent leurs maisons, des quartiers entiers se vident, des écoles et des commerces ferment, tandis que des citoyens innocents continuent de mourir sous les balles. Les récentes violences meurtrières de Kenscoff la semaine dernière rappellent tragiquement que personne n’est véritablement à l’abri.
Entre Haïti et la diaspora, c’est donc un peuple entier qui semble pris dans un étau : menacé à l’intérieur, fragilisé à l’extérieur.
La diaspora continue pourtant de soutenir Haïti. Ses transferts d’argent permettent à des milliers de familles de se nourrir, de se soigner et surtout dans le contexte de réouverture des classes, d’envoyer leurs enfants à l’école. Mais elle ne peut pas remplacer indéfiniment L’État. Elle ne peut ni garantir la sécurité, ni reconstruire les institutions, ni mettre fin à la violence.
Le véritable drame haïtien est ainsi devenu une crise de dignité et d’espoir. Le peuple ne demande pas la charité. Il demande simplement le droit de vivre : vivre en sécurité chez lui, construire dignement sa vie , protéger sa famille et offrir un avenir à ses enfants.
Rejetés de l’extérieur, exterminés de l’intérieur : cette réalité ne doit pas devenir la nouvelle normalité haïtienne.
Il est temps de protéger les civils, de restaurer l’autorité de l’État, de reconstruire les institutions et, surtout, de redonner au peuple haïtien ce qu’il est progressivement en train de perdre : l’espoir de croire encore en son propre avenir.
Jaude OMEUS
24/08/2026
Cauchemar à Kenscoff : la commune livrée aux balles, les appels au secours restent vains !
Dans la nuit de dimanche, les bandits armés ont transformé Kenscoff en un véritable carnage. Des morts, des blessés, et des familles entières terrifiées, blotties dans l'obscurité. Ce lundi matin, jusqu'à 7 heures, les cris de détresse des habitants résonnaient encore dans les rues désertes, implorant en vain l'intervention des forces de l'ordre. Une absence criante, un abandon inadmissible.
Et ce calvaire n'est pas isolé. À Gressier, c'est le même scénario d'horreur qui s'est joué tout au long du week-end, prouvant que l'insécurité gangrène désormais tout le pays.
Pendant que le sang coule et que les corps jonchent le sol, un silence de plomb règne à la Primature et à la PNH. Aucune réaction, aucun sursaut. Pire encore : alors que le pays sombre dans l'apocalypse sécuritaire, le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, s'accroche à sa promesse irréelle d'organiser des élections en décembre.
Comment parler de scrutin quand la population est abandonnée aux mains des gangs ? Cette obsession électorale est une dangereuse fuite en avant, un déni total de la réalité qui coûte des vies humaines.
06/07/2026
C’est la fin d’une ère. Neymar, 34 ans, a refermé ce soir le chapitre le plus glorieux de sa carrière en annonçant, la voix nouée par l’émotion au micro de Globo, son retrait définitif de la Seleção. Une décision aussi brutale que médiatique, prise au lendemain de l’élimination cruelle infligée par la Norvège, qui scelle définitivement son dernier Mondial (2026) comme son chant du cygne sous le maillot auriverde.
Adieu au roi, mais quel héritage ! L’homme qui a détrôné le mythique Pelé pour devenir le meilleur buteur de l’histoire du Brésil tire sa révérence. Si le rêve de la sixième étoile s’est envolé, Neymar quitte la scène internationale avec un palmarès qui claque : l’or olympique tant attendu à Rio en 2016, et la Coupe des Confédérations en 2013. Le Brésil perd son maestro, le football perd un artiste, mais sa légende, elle, ne prendra jamais sa retraite.
Dans le cadre du vaste dispositif sécuritaire déployé par le gouvernement à l’occasion de la Coupe du monde, Monsieur le Délégué départemental de l’Ouest intensifie ses opérations de terrain. Il multiplie les inspections stratégiques sur les axes névralgiques de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Une mobilisation sans relâche qui vise à garantir la quiétude des citoyens et l’ordre public durant cet événement planétaire.
*Exploitation de sable à Laboule 12 : l’État haïtien durcit le ton entre fermeture administrative et appel à la légalisation*
Pétion-Ville, le 16 juin 2026 – Une vaste opération interinstitutionnelle s’est déroulée ce mardi sur le site d’extraction de sable de Laboule 12, le ministre de l’Environnement, Valery Fils-Aimé en collaboration avec Délégué départemental de l’Ouest, Gérald François, et de son vice-délégué, Joël Congo Noël ainsi que la mairie Pétion-Ville et de Kenscoff, étaient presents les directions techniques du ministère, épaulées sur le terrain par l’ANAP (Agence Nationale des Aires Protégées) et la BSAP (Brigade de Sécurité des Aires Protégées).
Cette intervention musclée poursuit un double objectif, alliant fermeté réglementaire et vision structurante pour le secteur.
1. Une interdiction fermement réitérée
Dans la continuité du communiqué ministériel du 27 mai 2026, les autorités ont procédé à un rappel solennel de l’interdiction formelle d’exploiter des mines dans la zone stratégique s’étendant de Pèlerin à Boutillier, en passant par Laboule. L’objectif est de mettre un terme définitif aux activités illégales qui fragilisent cet écosystème protégé.
2. Un processus de régularisation engagé
Au-delà de la répression, l’exécutif entend moraliser et organiser la filière. Les exploitants sont désormais invités à se conformer à la loi en déclarant officiellement leurs entreprises auprès des services compétents, afin d’obtenir un permis d’exploitation délivré par l’État. Cette démarche vise à encadrer durablement l’activité tout en préservant l’environnement.
Des mesures de contrôle renforcées et des sanctions à la clé
Prenant la parole sur le site, le ministre Valery Fils-Aimé a annoncé le déploiement immédiat de dispositifs de sécurité et de contrôle rigoureux, incluant l’interception systématique de tout camion de sable circulant dans le périmètre. Il a lancé un avertissement catégorique à toute personne qui contreviendrait à ces dispositions : des poursuites judiciaires et des sanctions administratives seront appliquées sans délai.
L’État réaffirme ainsi sa détermination à protéger les bassins versants et les aires protégées de la région métropolitaine, tout en offrant une voie légale aux acteurs du secteur désireux de s’inscrire dans une logique de développement durable et responsable.
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