LAVI INFO
LE MEDIA EN LIGNE D'HAITI
28/07/2026
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*Le Vieux-Montréal : entre histoire et modernité*
*Chronique de mission au Canada – Article 3*
*Quand les pierres du passé racontent l'avenir d'une grande métropole*
Par Dr Harrisson Ernest,
26 juillet 2026
Montreal, Canada
Il existe des lieux qui ne se visitent pas seulement avec les yeux, mais avec la mémoire. Des lieux où chaque rue, chaque bâtiment et chaque pierre semblent porter une histoire. Lors de ma mission au Canada, ma découverte du Vieux-Montréal a été une expérience particulière : celle d'une rencontre entre le passé et le présent, entre l'héritage historique d'une ville et son ambition moderne.
Après mes premières impressions sur Montréal, son multiculturalisme et son organisation urbaine, cette immersion dans le quartier historique m'a permis de découvrir une autre dimension de la métropole québécoise : son âme.
Le Vieux-Montréal n'est pas simplement un quartier touristique. Il est un témoignage vivant de plusieurs siècles d'histoire. Il représente la mémoire d'une ville qui a grandi, évolué et réussi à préserver les traces de ses origines tout en avançant vers la modernité.
*Une plongée dans l'histoire*
Dès les premiers pas dans les rues du Vieux-Montréal, le visiteur ressent une atmosphère différente.
Les rues pavées, les bâtiments en pierre, les façades anciennes et l'architecture européenne rappellent une époque où Montréal était un important centre commercial et portuaire en Amérique du Nord.
Loin des grandes avenues modernes et des gratte-ciel contemporains, le Vieux-Montréal offre une autre lecture de la ville. Ici, le temps semble ralentir.
Chaque édifice raconte une histoire.
Les anciennes maisons, les places publiques, les institutions historiques et les lieux de culte témoignent des différentes étapes qui ont façonné Montréal : son héritage français, son développement économique, son ouverture internationale et son évolution sociale.
Le visiteur comprend rapidement que Montréal ne cherche pas à effacer son passé pour construire son avenir. Au contraire, elle semble avoir compris qu'une société forte est une société capable de préserver sa mémoire.
*La mémoire comme fondement du développement*
L'une des grandes leçons que l'on peut tirer du Vieux-Montréal est l'importance de la conservation du patrimoine.
Dans beaucoup de sociétés en développement, le passé est parfois considéré comme un obstacle au progrès. Pourtant, l'expérience montréalaise démontre le contraire.
Le patrimoine peut devenir une force économique, culturelle et éducative.
Préserver les bâtiments historiques, protéger les espaces anciens et valoriser l'histoire collective ne signifie pas refuser la modernité.
Cela signifie construire l'avenir avec une conscience de ses racines.
Une ville qui connaît son histoire possède une identité plus forte.
Une communauté qui protège son patrimoine transmet un héritage aux générations futures.
*Quand l'histoire rencontre la modernité*
Mais le Vieux-Montréal n'est pas un musée figé dans le passé.
C'est peut-être là l'une de ses plus grandes réussites.
Derrière les murs historiques se trouvent aujourd'hui des restaurants modernes, des entreprises, des galeries d'art, des espaces culturels et des initiatives créatives.
Les anciennes pierres accueillent de nouvelles idées.
Les bâtiments historiques côtoient les technologies modernes.
Les traditions rencontrent l'innovation.
Cette coexistence représente une véritable philosophie urbaine : il est possible d'avancer sans renier son identité.
Montréal démontre ainsi qu'une ville moderne n'est pas nécessairement une ville qui détruit son passé. Elle peut être une ville qui transforme son histoire en avantage.
*Une leçon pour les communautés immigrantes*
En tant qu'observateur engagé dans les questions de civisme et de développement communautaire, cette expérience du Vieux-Montréal invite également à une réflexion plus profonde.
Les communautés immigrantes vivent souvent un défi similaire : comment préserver leur identité tout en participant pleinement à leur nouvelle société ?
La réponse que semble proposer Montréal est claire :
L'intégration ne signifie pas l'abandon des origines. Elle signifie la capacité de construire un avenir commun avec toutes les richesses héritées du passé.
Une communauté qui connaît son histoire possède une base solide pour participer à la construction d'une nouvelle société.
Les immigrants apportent leurs cultures, leurs langues, leurs traditions et leurs expériences. Comme le Vieux-Montréal, ils ne doivent pas être considérés comme des éléments du passé, mais comme des acteurs capables de contribuer au présent et à l'avenir.
*Le Vieux-Montréal : une école de civisme*
Cette visite m'a également rappelé une réalité fondamentale : une ville appartient d'abord à ceux qui la respectent.
La beauté du Vieux-Montréal ne repose pas uniquement sur ses bâtiments anciens. Elle repose aussi sur l'entretien collectif, le respect des espaces publics et la conscience citoyenne.
Le patrimoine n'existe pas seulement grâce aux gouvernements ou aux institutions.
Il existe grâce aux citoyens.
Chaque génération reçoit un héritage, mais elle porte aussi la responsabilité de le transmettre.
C'est une grande leçon de civisme.
Une rencontre entre deux temporalités
Le Vieux-Montréal représente finalement un dialogue permanent entre deux dimensions :
le passé, qui rappelle les origines, les sacrifices et les accomplissements des générations précédentes ;
le présent, qui ouvre la voie à l'innovation, à la diversité et aux nouveaux défis.
Cette harmonie entre mémoire et modernité constitue l'une des grandes forces de Montréal.
La ville ne choisit pas entre son histoire et son avenir.
Elle construit son avenir grâce à son histoire.
*Conclusion : une ville qui avance avec ses racines*
Ma découverte du Vieux-Montréal durant cette mission au Canada m'a laissé une impression profonde.
J'y ai découvert plus qu'un quartier historique.
J'y ai découvert une philosophie de société.
Une société qui comprend que le progrès véritable ne consiste pas seulement à construire de nouveaux bâtiments, mais aussi à protéger ce qui donne un sens collectif à une communauté.
Le Vieux-Montréal nous enseigne une grande vérité :
Une ville qui oublie son histoire perd une partie de son identité. Mais une ville qui transforme son histoire en inspiration possède une force exceptionnelle pour affronter l'avenir.
Entre ses pierres anciennes et ses ambitions modernes, Montréal continue d'écrire son histoire.
Et cette histoire mérite d'être racontée.
Harrisson Ernest
Directeur Exécutif
Haitians For Civics And Peace Corp ( HCP )
781 885 4918
[email protected]
27/07/2026
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*LE CIVISME: LA FORCE INVISIBLE QUI FAÇONNE LES GRANDES NATIONS*
Par Dr Harrisson Ernest
26 juillet 2026
Montreal, Canada
Dans le débat public, les discussions portent souvent sur l'économie, la politique, la sécurité ou les infrastructures. Pourtant, un facteur essentiel du développement est souvent négligé : le civisme. Invisible aux yeux de plusieurs, il constitue pourtant l'un des piliers les plus solides de toute société prospère.
Aucune nation ne devient durablement forte uniquement grâce à ses richesses naturelles, à son armée ou à ses technologies. Les véritables fondements de la prospérité résident aussi dans les comportements quotidiens de ses citoyens. Le civisme est précisément cette force silencieuse qui transforme les droits en responsabilités, les individus en citoyens et les communautés en sociétés organisées.
Le civisme, une vertu citoyenne
Le mot civisme provient du latin civis, qui signifie « citoyen ». Il désigne l'ensemble des attitudes et des comportements par lesquels une personne participe volontairement au bon fonctionnement de la société.
Être civique, ce n'est pas seulement respecter les lois par crainte des sanctions. C'est comprendre que chaque geste individuel produit des conséquences collectives. C'est agir avec responsabilité parce que l'on reconnaît que le bien commun dépend aussi de soi.
Le civisme est donc une vertu. Il exprime la volonté de contribuer à une société où règnent le respect, la justice, la solidarité et la paix.
Une responsabilité qui dépasse les obligations légales
Il est possible d'obéir aux lois sans être véritablement civique. Le civisme va plus loin que les textes juridiques. Il se manifeste dans des comportements parfois simples, mais essentiels : respecter les files d'attente, protéger les biens publics, tenir ses engagements, respecter les différences, préserver l'environnement ou encore faire preuve de courtoisie dans les échanges.
Ces gestes peuvent sembler anodins, mais leur accumulation façonne la qualité de la vie collective. Une société où chacun agit avec responsabilité inspire la confiance, réduit les conflits et favorise la coopération.
Les piliers du civisme
Le civisme repose sur plusieurs valeurs fondamentales.
Le respect constitue son premier pilier. Respect des personnes, des lois justes, des institutions, mais aussi des biens appartenant à la collectivité.
La responsabilité rappelle que chaque citoyen est comptable de ses actes. Nos choix quotidiens influencent notre famille, notre quartier, notre communauté et notre pays.
La solidarité invite chacun à dépasser ses intérêts personnels pour contribuer au bien-être collectif. Une société où les citoyens s'entraident résiste mieux aux crises et aux divisions.
Enfin, la participation fait du citoyen un acteur de la démocratie. Voter, s'engager dans une association, participer à des initiatives communautaires ou proposer des solutions sont autant de manifestations du civisme.
Le civisme, fondement de la démocratie
Une démocratie ne se limite pas à l'organisation d'élections. Elle exige des citoyens capables de dialoguer, de respecter les opinions divergentes, d'accepter les règles communes et de demander des comptes à leurs dirigeants dans le respect des institutions.
Lorsque le civisme s'affaiblit, la confiance disparaît. Les tensions augmentent, les institutions perdent leur crédibilité et les comportements individualistes prennent le dessus.
À l'inverse, un peuple civique renforce naturellement les institutions démocratiques, car il comprend que la liberté ne peut exister sans responsabilité.
Civisme et développement
Les pays qui enregistrent les meilleurs niveaux de développement partagent souvent une caractéristique commune : une forte culture civique.
Le respect des règles favorise les investissements. La lutte contre la corruption améliore la gestion publique. Le paiement des impôts permet le financement des services essentiels. La protection des biens publics réduit les coûts pour la collectivité.
Le civisme agit donc comme un moteur économique autant qu'un facteur de stabilité sociale.
Le défi haïtien
Haïti traverse depuis plusieurs années des crises profondes qui affectent la sécurité, les institutions et la cohésion sociale. Face à ces difficultés, beaucoup recherchent des solutions exclusivement politiques ou économiques.
Pourtant, aucune réforme ne pourra produire tous ses effets sans une véritable renaissance du civisme.
Le respect des espaces publics, la lutte contre la corruption, l'engagement communautaire, la protection de l'environnement, le dialogue citoyen et la responsabilité individuelle doivent devenir des priorités nationales.
Le changement d'un pays commence toujours par le changement des comportements.
Le rôle de la diaspora
Les communautés haïtiennes vivant à l'étranger disposent d'un potentiel considérable pour promouvoir une culture civique.
En respectant les lois de leurs pays d'accueil, en participant à la vie communautaire, en transmettant les valeurs citoyennes à leurs enfants et en soutenant des initiatives de développement, elles deviennent des modèles de responsabilité.
Le civisme ne connaît pas de frontières. Il accompagne le citoyen partout où il vit.
HCP : promouvoir une culture du civisme et de la paix
Le nom HAITIANS FOR CIVICS AND PEACE CORP (HCP) reflète une vision ambitieuse : faire du civisme et de la paix les deux piliers d'un engagement citoyen durable.
Le civisme et la paix sont profondément liés. Une société civique réduit naturellement les tensions, favorise le dialogue et crée les conditions d'une coexistence harmonieuse.
À travers ses activités de sensibilisation, de formation et de mobilisation communautaire, HCP rappelle que chaque citoyen possède le pouvoir d'influencer positivement son environnement.
Le changement ne dépend pas uniquement des gouvernements. Il dépend aussi de milliers de femmes et d'hommes qui choisissent, chaque jour, de vivre avec intégrité, respect et responsabilité.
Une responsabilité pour chacun
Le civisme n'est pas réservé aux responsables politiques, aux fonctionnaires ou aux leaders communautaires. Il concerne chaque citoyen, quels que soient son âge, sa profession ou son lieu de résidence.
Il commence dans la famille, se renforce à l'école, s'exprime dans les quartiers, les lieux de travail, les organisations communautaires et les espaces numériques.
Chaque parole respectueuse, chaque engagement tenu, chaque acte d'intégrité contribue à construire une société plus forte.
Conclusion
Le civisme est bien plus qu'une notion enseignée dans les écoles. Il constitue une véritable philosophie de vie fondée sur la responsabilité, le respect et le service du bien commun.
À une époque où de nombreuses sociétés sont confrontées à la polarisation, à la méfiance et à l'individualisme, le civisme apparaît comme une réponse durable aux défis contemporains.
Les grandes nations ne se construisent pas uniquement grâce à leurs dirigeants. Elles se construisent surtout grâce à des citoyens qui comprennent que la prospérité collective dépend des choix individuels.
Le civisme est cette force discrète, mais décisive, qui transforme les communautés, consolide les démocraties et ouvre la voie à un développement véritablement durable.
En choisissant le civisme aujourd'hui, nous préparons une société plus juste, plus paisible et plus prospère pour les générations de demain.
Harrisson Ernest
Directeur Exécutif
Haitians For Civics And Peace Corp (HCP)
781 885 4918
[email protected]
26/07/2026
KOLEKTIVIS : YON VÈTI ANSYEN POU REPONN AK DEFI MODÈN YO / VID 20260725 WA0026 KOLEKTIVIS : YON VÈTI ANSYEN POU REPONN AK DEFI MODÈN YOPa Dr Har...
25/07/2026
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*IGAPID ouvre ses portes en République dominicaine : une nouvelle œuvre apostolique au service de la communauté chrétienne haïtienne*
Par Dr Harrisson Ernest,
23 juillet 2026
*Macao del Cajuil, Higüey (République dominicaine)* — Une nouvelle page de l'histoire du christianisme évangélique s'écrit au sein de la diaspora haïtienne en République dominicaine. L'Iglesia Apostólica del Hijo de Dios (IGAPID) annonce son ouverture officielle, marquant la naissance d'une nouvelle assemblée de foi destinée à accompagner spirituellement les fidèles du Corps de Christ.
Située à Macao del Cajuil, Higüey, cette nouvelle communauté chrétienne est le fruit d'une vision portée par l'Apôtre Romus Deronett, principal fondateur, avec la collaboration de l'Évangéliste Caoule Denervil et du Pasteur Maky Bazil. Ensemble, ils entendent bâtir une église fondée sur la prédication de l'Évangile, la communion fraternelle, la formation des disciples et le service de Dieu.
L'ouverture officielle de l'IGAPID sera célébrée à travers une grande manifestation spirituelle organisée du vendredi 24 au dimanche 26 juillet 2026. Cet événement marquera également la tenue de la Première Convention annuelle de l'assemblée, qui réunira pasteurs, responsables d'églises, évangélistes, fidèles ainsi que de nombreux invités venus partager ce moment historique.
Durant ces trois journées de célébration, les participants prendront part à des cultes d'adoration, des temps de prière, des enseignements bibliques, des prédications, des témoignages ainsi que des moments de communion fraternelle. Cette convention inaugurale ambitionne de devenir un rendez-vous annuel consacré au renforcement de la foi, à l'édification spirituelle et au développement du leadership chrétien.
Au-delà de son inauguration, l'IGAPID affiche une vision claire : annoncer l'Évangile de Jésus-Christ, accompagner les croyants dans leur croissance spirituelle, soutenir les familles et contribuer positivement à la vie de la communauté haïtienne vivant en République dominicaine.
Dans un contexte où de nombreux migrants font face à des défis sociaux, économiques et culturels, la création d'une nouvelle assemblée chrétienne représente également un espace d'espérance, de solidarité et d'accompagnement pour les croyants.
À cette occasion, Haitians For Civics And Peace Corp (HCP) – République dominicaine ainsi que LAVI FM adressent leurs plus sincères félicitations à l'Apôtre Romus Deronett, à l'Évangéliste Caoule Denervil et au Pasteur Maky Bazil pour leur engagement, leur vision et leur leadership dans la mise en place de cette œuvre apostolique.
Les deux institutions saluent cette initiative qu'elles considèrent comme une contribution importante au renforcement des valeurs spirituelles, de la cohésion communautaire et du vivre-ensemble au sein de la diaspora haïtienne. Elles souhaitent à l'Iglesia Apostólica del Hijo de Dios (IGAPID) une longue vie, une croissance durable et un ministère abondamment béni, au service de Dieu, de l'Église et de toute la communauté.
L'ouverture de l'IGAPID constitue ainsi bien plus que la naissance d'une nouvelle église : elle symbolise l'espérance, la persévérance et la volonté de continuer à annoncer l'Évangile dans un esprit d'unité, de foi et de service.
Dr Harrisson Ernest
781 885 4918
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24/07/2026
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LE RETOUR DE L’EX-PRÉSIDENT MICHEL JOSEPH MARTELLY Ce qu’il révèle de l’Haïti d’aujourd’hui Par Dr Harrisson Ernest24 juillet 2026 Le retour en Haïti de l’ancien Président Michel Joseph Martelly n’est pas un simple fait divers politique. Il s’agit d’un événement capital dont la portée dépasse largement la personne de l’ancien Chef de l’État. Dans un pays où chaque mouve...
24/07/2026
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*CE QUE LE CANADA PEUT APPRENDRE AUX COMMUNAUTÉS IMMIGRANTES… ET INVERSEMENT*
Par Dr Harrisson Ernest
18 juillet 2026
Montréal, Canada
Après mes premières heures passées à Montréal, une évidence s'est imposée à moi : le succès du Canada ne repose pas uniquement sur ses institutions, ses infrastructures ou son économie. Il repose également sur sa capacité à accueillir des populations venues du monde entier et à transformer cette diversité en une force collective.
Chaque année, des centaines de milliers d'hommes et de femmes choisissent le Canada comme terre d'accueil. Ils arrivent avec leurs espoirs, leurs compétences, leurs traditions, leurs langues et leurs rêves. Certains fuient des crises. D'autres recherchent des opportunités. Tous apportent avec eux une partie du monde.
Pourtant, l'immigration n'est jamais un processus à sens unique.
Pendant longtemps, l'intégration a été présentée comme une responsabilité presque exclusive des nouveaux arrivants. L'immigrant devait apprendre les règles du pays, s'adapter à ses institutions et adopter ses habitudes sociales.
Cette réalité demeure vraie.
Mais elle n'est qu'une partie de l'histoire.
Les sociétés modernes ont compris qu'une intégration réussie suppose également une capacité d'écoute de la part du pays d'accueil.
Le Canada en offre un exemple particulièrement intéressant.
*Ce que les communautés immigrantes peuvent apprendre du Canada*
La première leçon concerne le respect des institutions.
Dans les rues de Montréal, il est frappant d'observer comment les citoyens respectent les espaces publics, les règles de circulation et les infrastructures collectives. Derrière cette réalité se cache une culture de responsabilité citoyenne profondément enracinée.
Le Canada enseigne que la démocratie ne repose pas seulement sur les gouvernements, mais aussi sur le comportement quotidien des citoyens.
Une deuxième leçon concerne la confiance.
Les sociétés qui progressent sont généralement celles où les individus accordent un minimum de confiance aux institutions, aux lois et aux mécanismes de justice. Cette confiance ne signifie pas l'absence de critiques. Elle signifie que les désaccords se règlent principalement à travers des mécanismes pacifiques et légitimes.
Une troisième leçon est celle de la diversité.
Le Canada démontre qu'il est possible de rassembler des personnes de différentes origines, religions, langues et cultures autour d'un projet commun. Cette coexistence n'efface pas les différences ; elle leur permet de s'exprimer dans un cadre respectueux.
Pour les communautés immigrantes, cette réalité représente une invitation à participer pleinement à la société tout en préservant leur identité culturelle.
*Ce que le Canada peut apprendre des communautés immigrantes*
L'apprentissage n'est cependant pas unilatéral.
Les immigrants enrichissent le Canada de multiples façons.
Ils apportent d'abord une formidable capacité de résilience.
Nombreux sont ceux qui ont dû surmonter des obstacles considérables avant leur arrivée. Cette expérience développe souvent une force de caractère, une créativité et une capacité d'adaptation qui deviennent des atouts précieux pour leur nouveau pays.
Les communautés immigrantes apportent également une diversité de perspectives.
Dans un monde globalisé, les sociétés qui réussissent sont celles capables de comprendre plusieurs cultures à la fois. Les immigrants deviennent naturellement des ponts entre les peuples, les marchés et les continents.
Ils contribuent aussi à l'économie.
Des milliers d'entrepreneurs immigrants créent des entreprises, génèrent des emplois et participent activement au développement économique du Canada. Leur contribution dépasse largement les statistiques démographiques.
Mais leur apport le plus précieux est peut-être humain.
Les familles immigrantes transmettent souvent des valeurs de solidarité, d'entraide familiale, de persévérance et de respect intergénérationnel qui renforcent le tissu social canadien.
*La communauté haïtienne : un exemple vivant*
Parmi les nombreuses communautés présentes au Canada, la communauté haïtienne occupe une place particulière.
Depuis plusieurs décennies, les Haïtiens contribuent au développement du Québec et du Canada dans des secteurs aussi variés que l'éducation, la santé, la fonction publique, l'entrepreneuriat, les médias, les arts et le développement communautaire.
Leur histoire témoigne de la capacité d'une communauté à préserver son identité tout en participant pleinement à la société qui l'accueille.
Cette expérience rappelle que l'intégration ne signifie pas l'effacement des origines. Elle signifie la création d'une nouvelle appartenance.
*Une responsabilité partagée*
Le véritable défi de l'immigration moderne n'est pas seulement d'accueillir.
Il consiste à construire une société où chacun se sent responsable du bien commun.
Les immigrants doivent apprendre les règles, les valeurs civiques et les mécanismes de leur nouveau pays.
Mais les sociétés d'accueil doivent également reconnaître la richesse que représentent ces nouveaux citoyens.
Lorsque l'une de ces deux dimensions disparaît, l'intégration devient difficile.
Lorsqu'elles avancent ensemble, elles créent une société plus forte.
Bref, mon séjour au Canada ne fait que commencer, mais une première leçon se dégage déjà avec clarté.
L'intégration n'est pas une rue à sens unique.
Le Canada a beaucoup à enseigner aux communautés immigrantes en matière de civisme, de gouvernance, de respect des institutions et de coexistence harmonieuse.
Mais les communautés immigrantes ont également beaucoup à offrir au Canada : leur énergie, leur créativité, leur résilience, leur diversité culturelle et leur vision du monde.
La véritable réussite d'une société multiculturelle ne se mesure pas à sa capacité d'assimiler les différences.
Elle se mesure à sa capacité de transformer ces différences en une richesse collective.
C'est peut-être là l'une des plus grandes leçons que le Canada offre aujourd'hui au monde.
Dr Harrisson Ernest
Directeur Exécutif
Haitians For Civics And Peace Corp.
23/07/2026
LE COLLECTIVISME: UNE VALEUR ANCIENNE POUR RÉPONDRE AUX DÉFIS MODERNES / VID 20260722 WA0032 Dans un monde où la réussite individuelle est souvent présentée com...
22/07/2026
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*KOLEKTIVIS : YON VÈTI ANSYEN POU REPONN AK DEFI MODÈN YO*
Pa Dr Harrisson Ernest
21 juillet 2026
Montréal, Canada
Nan yon mond kote siksè pèsonèl souvan prezante kòm pi gwo objektif lavi a, konsèp kolektivis la ap retounen piti piti nan sant deba sosyal, ekonomik ak kominotè yo. Fas ak kriz politik, inegalite sosyal k ap ogmante, izòlman sosyal ak feblès lyen kominotè yo, anpil moun ap raple enpòtans byennèt kolektif ak solidarite.
Kolektivis se yon filozofi sosyal ki bay enterè gwoup la, kominote a oswa sosyete a an jeneral yon plas enpòtan, pandan li rekonèt valè ak kontribisyon chak moun. Li chita sou yon prensip fondamantal : èt imen pa viv poukont yo. Devlopman yo, sekirite yo ak pwogrè yo depann anpil de relasyon yo genyen ak lòt moun.
Kontrèman ak sa kèk moun panse, kolektivis pa vle di efase endividi a. Li pa chèche retire libète pèsonèl ni anbisyon moun. Olye de sa, li fè nou sonje ke okenn siksè ki dire lontan pa ka separe totalman de anviwònman sosyal kote li fèt.
Istwa limanite a bay anpil egzanp ki montre fòs aksyon kolektif la. Gwo sivilizasyon yo te bati gras ak koperasyon. Pwogrè sosyal yo te souvan rezilta efò moun ki te mete tèt ansanm. Lit pou dwa moun, pou edikasyon, pou jistis sosyal ak pou liberasyon pèp yo te fèt gras ak kominote ki te ini dèyè yon vizyon komen.
Nan kilti ayisyen an, kolektivis pran yon sans espesyal atravè « Konbit » la, yon pratik zansèt nou yo te itilize kote manm yon kominote te mete fòs yo ansanm pou travay tè, bati kay oswa reyalize lòt pwojè ki enpòtan pou tout moun. Konbit la te reprezante non sèlman solidarite, men tou santiman ke tout moun fè pati menm destin.
Pwovèb kreyòl ki di : « Men anpil, chay pa lou » rezime filozofi sa a avèk anpil sajès. Li montre ke okenn defi pa twò gwo lè yon kominote deside travay ansanm.
Malerezman, pandan plizyè deseni ki sot pase yo, anpil faktè vin afebli kilti solidarite sa a. Kriz ekonomik yo, enstabilite politik la, migrasyon masiv la, mank konfyans nan enstitisyon yo ak ogmantasyon endividyalis la chanje fason moun ap viv ansanm. Nan anpil espas, konpetisyon ranplase koperasyon, epi enterè pèsonèl pafwa vin pase anvan enterè kolektif la.
Evolisyon sa a poze yon kestyon enpòtan : kijan nou ka bati yon sosyete solid lè lyen solidarite yo ap febli chak jou ?
Repons lan pa nan rejte endividi a ni nan retounen viv nan tan lontan. Li jwenn nan rechèch yon ekilib ant libète pèsonèl ak responsablite kolektif.
Kolektivis modèn nan ankouraje sitwayen yo konprann ke byennèt yo depann tou de byennèt kominote yo. Li ankouraje patisipasyon sitwayèn, volontarya, angajman sivik, lidèchip kominotè ak rechèch solisyon kolektif pou pwoblèm sosyal yo.
Apwòch sa a gen yon enpòtans espesyal pou òganizasyon kominotè yo, enstitisyon edikatif yo, gwoup devlopman lokal yo ak mouvman k ap travay pou lapè. Nan espas sa yo, pi gwo rezilta yo souvan sòti lè moun mete ansanm konesans yo, eksperyans yo, konpetans yo ak resous yo.
Pou Haitians For Civics and Peace Corp (HCP), kolektivis pa sèlman yon konsèp teyorik. Li reprezante yon fason pou travay, yon vizyon lidèchip ak yon angajman anvè devlopman imen. Atravè fòmasyon, sansibilizasyon ak mobilizasyon sitwayen yo, HCP ap travay pou ranfòse kapasite moun yo pou aji ansanm epi kreye yon enpak dirab nan kominote yo.
Nan yon epòk kote anpil peyi ap fè fas ak gwo defi tankou povrete, eksklizyon sosyal, vyolans, kriz anviwònman ak divizyon politik, kolektivis parèt kòm yon valè ki kapab rebati pon ant sitwayen yo. Li fè nou sonje ke pi bon solisyon yo souvan soti nan kolaborasyon olye de konfli.
Kolektivis pa yon ide ki soti nan tan lontan sèlman. Li se yon envitasyon pou nou reflechi sou fason nou ka viv ansanm pi byen. Li raple nou ke fòs yon sosyete pa mezire sèlman ak siksè kèk moun, men tou ak kapasite li genyen pou pwoteje moun ki pi vilnerab yo, ankouraje solidarite epi bati yon avni ki pataje pa tout moun.
Nan yon mond ki chaje ak ensètitid, leson sa a rete pi enpòtan pase tout tan. Sosyete ki avanse yo se sosyete ki konprann ke pwogrè endividyèl ak pwogrè kolektif pa lènmi, men de fòs ki mache ansanm pou fè devlopman imen posib.
Jan sajès pèp ayisyen an toujou raple nou : « Men anpil, chay pa lou ». Dèyè ti fraz sa a kache youn nan pi gwo verite sosyal epòk nou an : lè fanm ak gason mete fòs yo ansanm, yo kapab transfòme kominote yo, peyi yo ak avni yo.
Dr Harrisson Ernest
Directeur Exécutif
Haitians For Civics And Peace Corp
21/07/2026
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*LE COLLECTIVISME : UNE VALEUR ANCIENNE POUR RÉPONDRE AUX DÉFIS MODERNES*
Par Dr Harrisson Ernest,
Montréal, Canada
19 juillet 2026
Dans un monde où la réussite individuelle est souvent présentée comme l'objectif ultime, le concept de collectivisme revient progressivement au centre des débats sociaux, économiques et communautaires. Face aux crises politiques, aux inégalités grandissantes, à l'isolement social et à la fragilisation du tissu communautaire, de nombreuses voix s'élèvent pour rappeler l'importance du bien commun et de la solidarité.
Le collectivisme est une philosophie sociale qui privilégie les intérêts du groupe, de la communauté ou de la société dans son ensemble, tout en reconnaissant la place et la contribution de chaque individu. Il repose sur une idée fondamentale : les êtres humains ne vivent pas isolément. Leur développement, leur sécurité et leur épanouissement dépendent largement de leurs relations avec les autres.
Contrairement à certaines perceptions populaires, le collectivisme ne signifie pas l'effacement de l'individu. Il ne cherche pas à nier les libertés personnelles ni les ambitions individuelles. Il rappelle simplement qu'aucune réussite durable ne peut être totalement dissociée du contexte social dans lequel elle s'inscrit.
L'histoire de l'humanité regorge d'exemples démontrant la force du collectif. Les grandes civilisations se sont construites grâce à la coopération. Les progrès sociaux ont souvent été le fruit d'actions concertées. Les luttes pour les droits humains, l'éducation, la justice sociale ou l'indépendance des peuples ont été menées par des communautés organisées partageant une vision commune.
Dans la culture haïtienne, le collectivisme trouve une expression particulière à travers le « Konbit », cette pratique ancestrale où les membres d'une communauté unissaient leurs efforts pour accomplir des travaux agricoles ou communautaires. Le Konbit incarnait non seulement l'entraide, mais également le sentiment d'appartenance à une même destinée collective.
Le célèbre proverbe créole « Men anpil, chay pa lou » résume avec éloquence cette philosophie. Il rappelle qu'aucun défi n'est insurmontable lorsque les membres d'une communauté décident de travailler ensemble.
Pourtant, au fil des décennies, plusieurs facteurs ont contribué à affaiblir cette culture de solidarité. Les crises économiques répétées, l'instabilité politique, la migration massive, la méfiance envers les institutions et la montée de l'individualisme ont progressivement transformé les rapports sociaux. Dans de nombreux espaces, la compétition a remplacé la coopération et les intérêts personnels ont parfois pris le pas sur les préoccupations collectives.
Cette évolution soulève une question essentielle : comment construire une société forte lorsque les liens de solidarité se fragilisent ?
La réponse ne réside ni dans un rejet de l'individualité ni dans un retour nostalgique vers le passé. Elle se trouve dans la recherche d'un équilibre entre l'autonomie personnelle et la responsabilité collective.
Le collectivisme moderne invite les citoyens à comprendre que leur bien-être est étroitement lié à celui de leur communauté. Il encourage la participation citoyenne, le bénévolat, l'engagement civique, le leadership communautaire et la recherche de solutions collectives aux problèmes sociaux.
Cette approche est particulièrement pertinente pour les organisations communautaires, les institutions éducatives, les groupes de développement local et les mouvements de promotion de la paix. Dans ces espaces, les résultats les plus significatifs émergent souvent lorsque les individus mettent en commun leurs connaissances, leurs compétences et leurs ressources.
Pour une organisation comme Haitians For Civics and Peace Corp (HCP), le collectivisme constitue bien plus qu'un concept théorique. Il représente une méthode de travail, une vision du leadership et un engagement envers le développement humain. À travers ses activités de formation, de sensibilisation et de mobilisation citoyenne, HCP cherche précisément à renforcer cette capacité des individus à agir ensemble pour produire un impact durable.
À l'heure où de nombreux pays sont confrontés à des défis complexes – pauvreté, exclusion sociale, violence, crises environnementales et polarisation politique – le collectivisme apparaît comme une valeur capable de recréer des ponts entre les citoyens. Il rappelle que les solutions les plus durables naissent souvent de la collaboration plutôt que de la confrontation.
Le collectivisme n'est pas une idéologie du passé. Il est une invitation à repenser notre manière de vivre ensemble. Il nous rappelle que la force d'une société ne se mesure pas uniquement à la réussite de quelques individus, mais également à sa capacité à protéger les plus vulnérables, à promouvoir la solidarité et à construire un avenir partagé.
Dans un contexte mondial marqué par l'incertitude, cette leçon demeure plus actuelle que jamais : les sociétés qui avancent sont celles qui comprennent que le progrès individuel et le progrès collectif ne sont pas des adversaires, mais des partenaires indissociables du développement humain.
Comme le rappelle la sagesse populaire haïtienne, « Men anpil, chay pa lou ». Derrière cette simple phrase se cache peut-être l'une des plus grandes vérités sociales de notre temps : lorsque les femmes et les hommes choisissent d'unir leurs forces, ils deviennent capables de transformer leur communauté, leur nation et leur avenir.
Dr Harrisson Ernest
Directeur Exécutif
Haitians For Civics And Peace Corp
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Site Web
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Port-au-Prince
HT6110
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